Jean Laspron dit Lacharité
Il est natif de St-Jacques sur Loire. Il s'agit en fait de St-Jacques de Lacharité sur Loire, dans l'actuel département de la Nièvre d'où le nom de Lacharité attribué à Jean Laspron. L'église de Str-Croix faisait partie du monastère bénédictin de la Charité.
Le 19 juin 1665 débarquaient à Québec les quatre premières compagnies du régiment de Carignan. Elles avaient fait la traversée de l'Antlantique à bord d'un vaisseau commandé par le capitaine le Gaigneur et elles étaient commandées respectivement par Jean-Maurice-Philippe de Vernon de la Fouille, M. de Froment Jacques de Chambly et Étienne de Rougemont. Les hommes de la Fouille et de Froment seront distribués dans la région de Trois-Rivières au cours de l'hiver de 1665-1666 et ils auront le temps voulu, en dehors des expéditions militaires, d'y admirer les paysages grandioses et d'y faire la connaissance des colons français.
Certains membres de la compagnie du sieur de la Fouille, déciderons, dès leur démobilisation, de se faire colons à leur tour. Parmi eux l'enseigne Charles de Goudon de Jeu, vicomte de Manereuille, deviendra le premier seigneur de la Rivière-du-Loup (Louiseville).
Premier habitant de la baye Saint-Antoine
Parmi eux aussi un soldat dont la réputation ne fait que grandir avec les siècles; Jean Laspron dit Lacharité, l'ancêtre de toutes les familles Lampron, Lacharité et Défossés d'Amérique.
Jean Laspron dit Lacharité, est l'un des plus anciens colons de la mission de Cressé et le premier qui soit venu s'enfoncer dans les forêt de la baye de Saint-Antoine. Cette terre est aujourd'hui sise au 547 Chemin Victorien entre Baie-du-Febvre et Nicolet. Les actes de l'état civil y signalent sa présence dès 1673. Il a dû s'y fixer peu après son arrivée dans le pays, à l'époque de son mariage avec Anne-Michelle Renault, contracté aux Trois-Rivières en 1669. C'était alors un jeune homme de 24 ans, venu se Saint-Jaques-sur-Loire, diocèse d'Auxerre, où vivaient ses parents, Jean Laspron et Marguerite de Laby. Il possédait une certaine instruction à en juger par sa signature
Bref séjour à Champlain
Le 28 août 1669, il achetait de Marin Richard une concession de deux arpents de front sur le fleuve, sur quarante de profondeur, dans la seigneurie de Champlain, C'ést là qu'à dû naître sa fille ainée, Marie-Anne, l'année suivante. Une fois sur son lot, il se met à la recherche d'une épouse, Jean se présente chez le tabellion le 4 octobre et épousera l'élue de son coeur trois jour plus tard. Anne Renault, née en 1651 à Saumour, en Anjou, est la fille du défunt Jean et de Catherine St-Amour. Elle avait passé un premier contrat de mariage annulé par la suite, avec Jean Mérienne, le 23 septembre 1669. Elle apportait des biens estimés à 400 livres, plus un don de 50 livres du roi. (fille du roi.)
La traite des fourrures
La famille Lacharité n'aurait vécu que peu de temps à Champlain, car au baptême du fils ainé, Jean-Baptiste, le 31 juillet 1673, elle était déjà établie dans la seigneurie de Cressé. Il semble bien qu'à cette époque l'ancêtre se soit adonné à la traite des fourrures pour arrondir quelque peu son revenu et d'apporter plus d'aisance à sa famille. En 1681, il a que 2 seigneurs et sept cessitaires ainsi que leurs familles, Jean est alors âgé de 36 ans et sa femme de 30; leurs enfants sont Marie-Anne, Jean, Marguerite et Pierre. Les Laspron possèdent un fusil, une vache et ils exploitent cinq arpents de leur terre.
Décès de Jean et d'Anne
Les régistres de l'Hotel-Dieu de Québec révèlent que, le 15 juillet 1692, un nommé Lacharité domicilié de Nicolet, y est décédé après 15 jours d'hospitalisation, à l'age de 54 ans, victimes des Iroquois dont les escar-mouches font beaucoup de ravagess parmi les colons de cette époque. Quand à Anne elle vivra encore plus de 20 ans. Elle sera inhumée à Trois-Rivières le jour de Noël, en 1714 à l'âge de 63 ans.
Six enfants sont nés à la rivière cressé
Au moins six de leur sept enfants sont nés à la rivière Cressé (Nicolet), dans la partie qui appartiendra, à partir de 1683, à la seigneurie de Baie-St-Antoine. Fait curieux, en cette même année 1683, naîtront des jumelles: l'une sera baptisée au manoir de Michel Cressé, l'autre au Manoir de Mouet de Moras. Le pionnierr a sans doute voulu, par ce geste, plaire aux deux seigneurs de Nicolet, Quatre des sept enfants ont fait souche, trois fils et une fille. Maurice, le benjamin, a préféré s'établir dans la région de Montréal.
Marie-Anne, née en 1670; noyée à la rivière,Cressé; inhumée à Trois-Rivières le 4 juin 1684.
Jean-Baptiste dit Lacharité et Défossés, baptisé le 31 juillet 1673 en la maison de Cressé et inhumé à Nicolet le 1 janvier 1749. Marié à Trois-Rivières le 4 novembre 1700 à Madeleine Geoffroy. (Trois fils, cinq filles et un anonyme). Famille de Nicolet.
Marguerite, baptisée le 30 mai 1676 à Trois-Rivières et décédée 24 mai 1753. Mariée à Jean Terrien dit Duhaime (trois fils et six filles). Cette famille à résidé successivement à St-Jean (Ile d'Orléans), et Nicolet, St-Michel et Trois-Rivières.
Marie-Madeleine, baptisée à la maison de Cressé le 4 août 1683 et inhumée à Trois-Rivières six jours plus tard.
Marie, jumelle de Marie Madeleine, baptisée au manoir de Moras le 4 août 1683 et inhumée à Trois-Rivières six jours plus tard.
Maurice dit Lacharité et Lasavanne, baptisé le 2 septembre 1685 au manoir de Cressé. Premier mariage à la Pointe-aux-Trembles de Montréal le 13 avril 1711 à Marie Aubuchon (deux fils(, second mariage au même endroit le 7 janvier 1749 à Jeanne Archambault. Cette famille à vécu à Maskinongé, à Longue-Pointe et principalement à Pointes-aux-Trembles de Montréal.
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