| Mikhaïl Gorbatchev est né le 2 mars 1931 dans un
petit village nommé Priwolnoje. Il est issu d’un
apparatchik membre du parti communiste. Il est le premier de sa famille à aller à l’école secondaire et à accéder à la faculté de droit de l’université de Moscou. Durant ses études universitaires, il est responsable de la jeunesse communiste de sa faculté, ce qui amène Mikhaïl Souslov, le gardien de l’idéologie communiste, à en faire son protégé. |
![]() |
Après ses études, Gorbatchev exerce son action politique comme cadre du parti communiste dans sa province natale de Stavropol. Gorbatchev comble ce poste parfaitement, car il est représentatif d’une jeunesse communiste dévouée au régime communiste. Sa carrière évolue assez rapidement alors que Brejnev est au pouvoir. Deux ans seulement après la mort de Brejnev, en 1985, Gorbatchev prend les commandes de l’une des plus grandes puissances : l’Union Soviétique.
L’U.R.S.S. (l’Union des Républiques
Socialistes Soviétiques) possède une force
militaire puissante et de multiples richesses
naturelles. Malgré ces faits, ce pays se
trouve confronté à de grandes
difficultés économiques. L’économie soviétique
est en
chute libre. Pour chacun des membres du Comité
Central, Gorbatchev semble être la
personne la plus apte à sortir son
pays de sa situation économique embarrassante et à
pouvoir assurer le maintien de l’Union Soviétique.
Seulement quelques mois après l’arrivée
de Gorbatchev au pouvoir, le monde semble
très satisfait de la personnalité
de celui-ci. Les termes de “ Perestroïka ” et de
“ Glasnost ” sont associés aux plans
politiques et économiques de Gorbatchev. Ces
termes feront le tour du monde. Le terme “
Perestroïka ” signifie reconstruction,
restructuration, mais non une remise en question
du système socialiste. Des réformes
profondes et qui sont jugées nécessaires
sont enclenchées pour augmenter l’efficacité et
la compétitivité de l’économie
soviétique. Pour ce qui est du terme “ Glasnost ”, il
signifie transparence, mais aussi “ rendre
public ” quelque chose. Gorbatchev veut
rompre avec la politique du communisme qui
consiste à cacher la réalité par des
mensonges. Gorbatchev peut se vanter d’avoir
libéré le pays de la domination
totalitaire du parti communiste et d’avoir
engagé un processus de démocratisation dans
les républiques de l’Union Soviétique.
Gorbatchev s’est imposé des objectifs qui ne
semblaient pas faciles à combler:
1.L’amélioration des
conditions de vie de ses concitoyens;
2.Le redressement de l’État
soviétique;
3.La collaboration étroite
avec les autres pays d’Europe;
4.La sauvegarde de la paix
dans le monde.
Gorbatchev a très bien compris que l’économie
de son pays ne pouvait plus supporter
le coût de la course aux armements à
laquelle se sont livrés depuis plusieurs années les
deux grands : les États-Unis et l’Union
Soviétique. Lorsqu’il a vu cela, Gorbatchev
s’est lancé, sur le plan international,
dans une politique de "détente" avec l’Ouest. Ceci
mettra fin, éventuellement, à
la guerre froide qui a, pendant longtemps, menacé la paix
mondiale. Différents traités
seront signés avec plusieurs pays de l’Ouest dont un sur le
retrait des euromissiles et un autre sur la
réduction des forces militaires en Europe.
Gorbatchev renonce aussi à la politique
d’hégémonie poursuivie depuis toujours par
ceux qui l'ont précédé.
Lors de son discours au Conseil de l’Europe en 1991, il
souligne le principe de la souveraineté
des États indépendants. En disant ceci, il rompait
avec la doctrine Brejnev, qui, « justifiait
l’intervention armée des pays du Pacte de
Varsovie dans d’autres pays socialistes, lorsque
les intérêts du communisme leur
semblaient compromis. » Cela résulte
en l’effondrement de l’empire soviétique. Les
États de l’Est, aussi appelés
États satellites, retrouvent leur entière indépendance
et
seront gouvernés par des gens élus
démocratiquement. Les troupes soviétiques quittent
ces pays qu’elles occupaient depuis la Deuxième
Guerre mondiale. L’Union Soviétique
met fin à son intervention en Afghanistan.
La détente générale s’établit progressivement
sur le monde où la guerre idéologique
est remplacée par la collaboration entre les
nations.
Grâce à toutes ces actions politiques,
on décerne à Gorbatchev le Prix Nobel de la
Paix en 1990. Le choix est approuvé
par tout le monde, mais surtout dans les pays
libres.
Même si Gorbatchev a une immense popularité
dans le reste du monde, celle-ci n’est
pas au plus fort dans son propre pays. Il
est même considéré comme l’homme le plus
détesté de la Russie. Tout ce
que Gorbatchev a entrepris, ce que l’on peut appeler le
gorbatchévisme, est un échec
complet dans son pays. L’économie soviétique est en
chute libre, ce qui aggrave la pénurie
et engendre la misère. Devant la séparation de
l’Union Soviétique et l’effondrement
du parti communiste, Gorbatchev démissionne, le
25 décembre 1991, de ses fonctions
de président de l’Union Soviétique.
On peut dire que Mikhaïl Gorbatchev est
entré dans l’histoire comme étant celui qui a
instauré un climat de détente
et de collaboration entre les deux blocs : l’Est et l’Ouest.
Par Vincent Cliche, Thomas Trudel et Martin Nadeau
http://www.seminaire-sherbrooke.qc.ca/hist/hist5/travaux/communisme/gorbatchev.htm