«Il nest pas facile daffranchir
ceux qui vénèrent leurs chaînes». (Voltaire)
Le Parti québécois est né
dune coalition que daucuns ont coiffé, par la
suite, de parti souverainiste, voire de parti
dindépendantiste. Accroché à cette
ambiguïté, et cela dès son origine, le Parti
québécois a toujours navigué en eaux troubles.
Sa vision politique jamais clairement définie, lui a permis,
sous légide de René Lévesque, de prendre
le pouvoir. A lélection de 1970 et de 1973,
jétais candidat pour le parti de René
Lévesque dans la circonscription de Matane. Je
commençais toujours mes discours en disant : « Je
mappelle Nestor Turcotte. Je suis un indépendantiste.
Mon désir le plus cher est que le Québec quitte la
Fédération (et non la Confédération)
actuelle et que le Québec proclame son indépendance
dans le plus bref délai». Un tel discours me permit
daller chercher en 1970, 24 % du vote populaire et 38 % des
suffrages exprimés, à lélection de 1973.
Trente-quatre ans plus tard, le PQ de Matane na même pas
récolté ce score au scrutin du 26 mars. Quel progrès!
Le bon gouvernement
René Lévesque naimait pas que
je lappelle le futur Président de la République
du Québec. Il ne se voyait pas à la tête dun
nouveau pays, détaché complètement du Canada
actuel. Lors des scrutins de 1970 et 1973, il avait invité
tous ses candidats à répéter et
répéter sans cesse le même message : le
gouvernement du Québec ne peut pas être UN BON
GOUVERNEMENT dans le régime fédéral. Il se
plaisait à lappeler une «maison de fous». Il
voulait sortir de cette «maison de fous»&ldots;mais, tout
comme la plupart de ses successeurs, il voulait rester une
patte dans la cuisine confédérale.
Les deux premières élections furent
donc des élections référendaires. Le message
était limpide : si le Parti québécois prend
le pouvoir avec une pluralité des voix et une majorité
de sièges, lAssemblée nationale proclamera
lindépendance du Québec. En 1976, volte-face. La
veille du scrutin, le 15 novembre, nos bénévoles
distribuent dans les boîtes postales un petit carton sur lequel
lélecteur pouvait lire : Demain, on vote pour un
BON GOUVERNEMENT et dans quelque temps, par voie de
référendum, on se prononcera sur lavenir du
Québec. Déjà, en 1976, le message envoyé
disait exactement le contraire de celui utilisé lors des deux
élections précédentes. A lépoque,
javais dénoncé cette nouvelle stratégie
(?) en disant que dans une trentaine dannées,
lobjectif ne serait pas atteint. Je ne me suis pas trompé.
Le PQ a été élu le 15
novembre. Il a accompli merveilleusement sa promesse. Il fût un
excellent gouvernement. Le meilleur sans doute de toute
lhistoire du Québec. Le référendum
arrivé, les gens signifièrent à René
Lévesque quil avait accompli tout cela à
lintérieur de la Fédération, pourquoi
tenter de négocier autre chose? Pourquoi demander au peuple de
sortir de la «maison de fous» alors quil
sy amuse si fébrilement, quil sy
débrouille si allégrement?
La voie référendaire
Négocier quoi? Le saviez-vous quen
1980, on ne vous a pas demandé de quitter la
Fédération canadienne, mais on vous a demandé
plutôt de rester à lintérieur du grand
ensemble canadien? Le saviez-vous quen votant OUI en 1980, vous
avez tout simplement voté pour réaménager la
«maison de fous» sans en sortir véritablement? A
lépoque, je le savais déjà. Cest
pourquoi, malgré les multiples invitations des apparatchiks du
parti, je restai à la maison durant la période
référendaire afin de voir sur mon écran de télévision
des gens qui cultivaient lillusion.
Quil me soit permis de vous
réécrire la question du référendum
(plébiscite?) de 1980 : La question
référendaire était la suivante:
« Le Gouvernement du Québec a
fait connaître sa proposition den arriver, avec le reste
du Canada, à une nouvelle entente fondée sur le
principe de légalité des peuples ; cette
entente permettrait au Québec d'acquérir le pouvoir
exclusif de faire ses lois, de percevoir ses impôts et
détablir ses relations extérieures, ce qui est la
souveraineté, et, en même temps, de maintenir avec le
Canada une association économique comportant lutilisation
de la même monnaie ; aucun changement de statut politique
résultant de ces négociations ne sera
réalisé sans laccord de la population lors
dun autre référendum ; en conséquence,
accordez-vous au Gouvernement du Québec le mandat de
négocier lentente proposée entre le Québec
et le Canada ? » Oui ou Non?
René Lévesque nobtint pas de
mandat négocier une nouvelle Confédération.
René Lévesque nobtint pas de mandat pour
négocier ce quil appelait «la souveraineté
association» ou la création dune nouvelle union
confédérale. Javais failli voter NON à la
demande de Lévesque. Car, ce quil me demandait,
cétait de réaménager et non dinventer
un nouveau pays.
En 1980, dois-je le répéter,
René Lévesque na pas demandé au
Québécois sils voulaient que le QUÉBEC
devienne un pays. Par conséquent, il est et il sera toujours
malhonnête dinterpréter le score de 40 % pour le
Oui, comme étant un appui inconditionnel à la cause
séparatiste. Ceux qui le font encore font monter ma pression.
Le mensonge est trop gros pour être vrai. Que les perroquets du
«OUI» référendaire de 1980 se taisent. Et
sils parlent encore pour interpréter les résultats
de la consultation populaire, quils disent aux
Québécois, quen votant «OUI», ils ont
tout simplement voulu que les choses changent mais sans aller
jusquà quitter le pays artificiel dans lesquels ils
vivent. Les partisans du «NON» voulaient le statu quo. Les
partisans du «OUI» souhaitaient autre chose, mais surtout
pas la séparation du Québec.
René Lévesque nétait
pas indépendantiste. Voici un révélation
étonnante tirée du livre de Pierre Godin, Lhomme
brisé : «Déjà, en 1977, à
Paris, avant de livrer un discours important, le futur chef avait
confié (ceci) à Claude Morin : «Je vais leur
dire que ce quon veut, cest une vraie
Confédération ». Claude Morin len avait
dissuadé : »Nallez pas dire ça, les
Français vont comprendre, mais au Québec, ça va
être un tollé!». (p.356).
Après le beau risque qui entraîna la
chute rapide de Lévesque, le retour à laffirmation
nationale de Daniel Johnson vint casser les reins de ce qui restait
du Parti québécois. Jacques Parizeau entra en
scène. Il permit au Parti Québécois de
renaître de ses cendres. Il fut un grand Premier. Le plus grand
parmi les grands. Jacques Parizeau est le seul chef
indépendantiste qui dirigea le PQ depuis sa fondation.
Suite à léchec du lac Meech,
Bourassa, le soir du 20 juin prononça des paroles, qui à
mon sens, sont les plus belles qui nont jamais
été prononcées depuis le début de la
Fédération canadienne : «Le Canada anglais
doit comprendre de façon très claire que, quoi qu'on
dise et quoi qu'on fasse, le Québec est, aujourd'hui et pour
toujours, une société distincte, libre et capable
d'assumer son destin et son développement». (Discours
prononcé le 22 juin 1990 à l'Assemblée
nationale). Parizeau, dans un geste qui dépasse toute
partisanerie, tendit la main à «son premier
ministre», linvitant à faire avec lui
lindépendance du Québec. Ce soir-là,
lunanimité était faite, non seulement dans la
population, mais surtout sur le parquet de lAssemblée
nationale. Les sondages confirmèrent, quelques jours plus
tard, laccord de la population avec les propos de Bourassa.
Sil avait posé la question référendaire de
1980, le Oui laurait emporté avec 68 % des voix.
Sil avait posé une question portant uniquement sur
lindépendance nationale, le Oui laurait
emporté avec 58 % des suffrages exprimés.
Cétait largement plus que 50%+1&ldots;
Étonnant cet épisode souvent
oublié de notre histoire collective. La personne qui aurait pu
le plus facilement fait lindépendance du Québec,
a été le libéral fédéraliste et
nationaliste Robert Bourassa. Je ne me métends pas sur
le sujet. De crainte que certains lecteurs me taxent de
crypto-fédéraliste! Comme cest déjà
arrivé plusieurs fois dans le passé&ldots;Au pays du
PQ, on ne doit pas prononcer jamais le nom dun adversaire,
sinon pour le dénigrer. Ou de passer pour être son allié.
En 1994, alors que Jacques Parizeau prépare
son arrivée au pouvoir, il ne craint de dire que le futur
référendum qui doit avoir lieu en 1995, sil prend
le pouvoir, portera directement sur lindépendance du
Québec. A des journalistes qui lui demandent quelle sera la
question, il ne nannonce pas un comité pour en
préparer le libellé. La question sera simple :
Acceptez-vous QUE LE QUEBEC DEVIENNE SOUVERAIN EN DATE DE&ldots;? »
OUI ou NON?
Lentrée en scène de Lucien
Bouchard et de Mario Dumont allait tout chambarder. Pour satisfaire
les deux nouveaux arrivés, Parizeau modifia la question
quil avait jadis formulée et qui portait
fondamentalement sur lindépendance nationale. Il accepta
quon pose une autre question qui ne portait pas sur
lindépendance du Québec. Elle portait sur un
mandat de négociation avec le fédéral. Elle
portait sur des négociations dont les grandes lignes ne furent
même pas révélées aux électeurs
avant quils posent leur croix sur leur bulletin de vote. On
nagit même pas ainsi dans un syndicat. Lorsque les
membres donnent un mandat à leur exécutif, ils sont au
moins au courant, dans les grandes lignes, des exigences des
revendications réclamées. En 1995, rien de cela. Les
électeurs votèrent pour donner un mandat de faire
quelque chose, sans savoir ce quil y avait dans la chose
à négocier. Pour un peuple sans histoire, on est un
peuple plein de «fun»&ldots;
Rappel de la question de 1995 :
« Acceptez-vous que le Québec devienne souverain,
après avoir offert formellement au Canada un nouveau
partenariat économique et politique, dans le cadre du projet
de loi sur l'avenir du Québec, et de l'entente signée
le 12 juin 1995, oui ou non? » De nouveau, le peuple
na pas répondu sur le fond de la question. On lui
demandait un mandat pour négocier quelque chose qui
ressemblait au Rapport Allaire (voilà pourquoi Mario
était dans le coup!) en disant, un peu en sourdine, que si les
négociations échouaient, lAssemblée
nationale du Québec, unilatéralement, sans consulter
à nouveau la population, allait proclamer
lindépendance du Québec. Et dire que tous ces
gens se drapent dans le drapeau bleu de la démocratie!
Daucuns (et jen suis&ldots;) furent
choqués par cette façon de faire. A
lépoque, javais taxé lapproche
confédérale du triumvirat de «brume
référendaire». Dautres se sont chargés
de dire quil sagissait dune cage à homards
dans lequel le peuple, une fois bien pris, se sentirait incapable de
sortir et de revenir en arrière. Les pêcheurs de ma
Gaspésie savent quun homard, entré dans une cage,
nen sort pas facilement. Quelle honte pour ce peuple
colonisé! Le traiter comme un crustacé, esseulé
au fond de sa cage!
Le départ précipité de
Parizeau, au lendemain du référendum à la
question alambiquée, amena Lucien Bouchard à la barre
du bateau péquiste. Incapable de réunir ses conditions
gagnantes, il se retira de la politique en 2001 et fut remplacé
au poste de premier ministre par Bernard Landry. Il déclara
que son échec à ranimer la flamme souverainiste
lobligeait à quitter ses fonctions. Il en prenait toute
la responsabilité dans un discours d'adieu poignant.
Lélection de 2003 fut une
catastrophe pour le Parti québécois. A peine 33 % des
électeurs lui donnent sa confiance. Landry séjecte
lui-même au Congrès de juin 2005. Sa position
constitutionnelle ne rallie pas la majorité. Ce quil
propose, son union confédérale à
leuropéenne, nest rien dautre que du
fédéralisme renouvelé. Michel Vastel, dans son
livre Bernard Landry, le grand dérangeant écrit :
«Que le président du Parti québécois
ladmette ou pas, lunion confédérale
quil propose nest quun autre modèle de
fédéralisme. La souveraineté dont il rêve
nest que la liberté de choisir son partenaire. Et
lhistoire lui dicte que soit dabord le Canada» (page 428).
Larrivée dAndré
Boisclair ne clarifie guère les choses. Il vient de faire une
campagne électorale sans parler de la plate-forme de son parti
et suite à sa déconfiture, demande que le Parti
abandonne des grands pans de son programme. En dautres termes,
il demande que le Parti québécois devienne autonomiste
et, sans le dire, quil se fonde avec lADQ. Le visionnaire
dhier, avec son équipe de rêve qui ne sest
jamais concrétisée, est déjà
condamné. Ou bien il part et le PQ se relève à
nouveau de ses cendres, ou bien il reste, et pactise avec les
autonomistes en enterrant le vieux rêve de Jacques Parizeau, le
seul et unique indépendantiste de ce nom.
Le jeune nouveau et ex-journaliste Bernard
Drainville prend la relève, lui que lon voit
déjà comme le futur chef du PQ. «Je suis à
laise avec le programme actuel du Parti québécois,
mais la population nen veut pas». Conclusion : il
faut adapter ou changer le programme. Et attendre quun autre
congrès le change pour la nième fois en vue dune
éventuelle élection. Lillustre journaliste,
déjà moulé dans le conformisme
péquisto-confédéraliste, sest
déjà adapté. La religion péquiste ne
croit pas à lindépendance. Elle adapte son credo
selon les circonstances du moment. Entre le fric et la liberté,
les péquistes choisissent le fric.
Que faire?
Le parti de René Lévesque voulait
du «changement» : il na jamais été
capable den dessiner les contours. Il voulait que le peuple le
suive : ses dirigeants le regardait avec un air de suffisance, de
domination agaçante. Il voulait réunir : il a
plutôt divisé. Il souhaitait le changement : il a
cultivé léclatement. Il espérait le grand
soir : il a fourni un climat dincertitude et
daffrontement. Il comptait sur les relations
intergénérationnelles : il a fait la promotion du
clivage des groupes. Il voulait cimenter par lespoir : il a
été incapable dunifier les attentes du plus grand
nombre. Il voulait la liberté : il a été
incapable den proposer clairement et fermement les
exigences et les sacrifices qui laccompagnent.
Les indépendantistes, si tant est
quils veulent continuer cette lutte interminable et parfois
fratricide, doivent repenser, et cela très rapidement, leur
modus vivendi. Il semble que la voie de la politique partisane
namènera jamais les Québécois à
opter pour le pays dont certains rêvent encore. La politique
partisane, même la mieux intentionnée, gangrène
pratiquement tout à la longue. Les plus beaux projets,
collés aux nécessités de lexercice du
pouvoir, y perdent habituellement leur saveur et habituellement leur
audace.
Car, faire lindépendance, ce
nest pas faire mieux que ce que les autres ont fait auparavant.
Cest faire autrement, avec les fidélités que
laventure exige. Le confort et lindifférence
habitent trop le peuple du Québec pour quil choisisse la
liberté. Car la liberté, est un choix difficile, qui
requiert engagement, sacrifices et don de soi. Entre la liberté
et largent, le peuple a lhabitude dopter pour le
fric. Comme les dirigeants du PQ.
Lindépendance dune nation
appartient au peuple et non à une clique de
députés qui se fait élire à tous les
quatre ans et qui enterre, par son mutisme et son inaction, les
espoirs et la dignité de ceux qui optent pour
laffranchissement. Depuis 1968, le PQ essaie de faire accroire
à la population quil va un jour réaliser le
rêve de la libération nationale. Ça fait quarante
ans quon joue au cirque et aux victoires morales. A vouloir un
matin et à ne pas plus vouloir le soir. A dire quon va
faire, à parler quon va faire, sans jamais parler
pourquoi et comment le faire.. En espérant que les conditions
pour le faire viennent apparaissent dune façon magique.
Si lindépendance appartient au
peuple, il faut donc la redonner à qui elle appartient. La
recentrer dans le peuple et laisser aux partis politiques le soin de
faire de la «petite politique» à courte vue. Il faut
créer un mouvement indépendantiste (MIQ) où tous
les citoyens, peu importe leur attachement ou leur lien à une
formation politique, pourront construire le pays quils voudront
bien dessiner.
Pour y arriver, il faut un CHEF. Quelquun
qui peut rassembler. En qui la population peut croire, faire
confiance. Il faut créer ce mouvement dans chacune des
circonscriptions du Québec, avec un leader local. Il faut
chercher et multiplier les adhésions à ce mouvement.
Reprendre les assemblées publiques. Organiser des
débats. Susciter de lintérêt, des
discussions, organiser des rallyes régionaux et nationaux.
Il faut créer des associations avec des
membres à vie. Prêts au combat. Avec carte de membres au
prix minimum. Avec un signe distinctif que les adhérents
porteront en permanence, très visible, comme signe de la
fidélité dans le combat. Le temps venu, lorsque les
forces seront suffisamment cimentées, nombreuses, aguerries,
le peuple, chef en tête marchera sur le Parlement en exigeant
que le gouvernement en place procède et réalise
lindépendance du Québec. Cest ainsi que
lindépendance sest réalisée dans la
majorité des pays après la deuxième guerre
mondiale. Cette façon de faire est la bonne. Il ny en a
pas dautres. Le PQ ne veut pas faire lindépendance.
Il doit se saborder. Il doit disparaître.
Lindépendance nationale nest pas liée
à lui. En se tenant, en serrant les coudes, les
Québécois peuvent faire, en peu de mois, ce que le PQ
na pas réussi à réaliser après tant
dannées. Pour moi, il est clair que le PQ nest
plus le véhicule qui peut conduire rapidement les
Québécois à lindépendance. Ce parti
est opportuniste : il nest surtout pas
indépendantiste. Il est confédéraliste, parfois
autonomiste, selon la sauce du jour.
Il y a eu la révolution orange. Il y a eu
la révolution de velours. Pourquoi pas la révolution
bleue. Le QUÉBEC aurait besoin dun Vaclav Havel. Je le
cite pour clore cette réflexion. «Je finis par me
demander si, pour de véritables intellectuels, philosophes et
poètes, le fait dentrer dans le monde de la politique,
avec tous les risques et exigences que cela comporte, ne serait pas
une sorte dobligation. Et je me demande si notre époque
ninvite pas justement les intellectuels à essayer de
donner un nouveau visage, que je qualifierais de post-moderne,
à la politique.
Qui serait mieux placé pour saisir toutes
les implications politiques, accepter une coresponsabilité
dans létat du monde, rénover les valeurs comme la
conscience, lamour de son prochain, le respect de la nature et
de lexistence, le respect du pluralisme des cultures, si ce
nest lintellectuel ? Qui dautre pourrait rendre
à la politique sa dimension spirituelle et rendre leur valeur
à la sensibilité et la réceptivité
humaines? Qui serait davantage que lintellectuel
prédestiné à détruire cette vision de
plus en plus répandue de lhomme politique comme une
sorte de machine à garder le pouvoir réglée par
des agents publicitaires selon létat des sympathie
publiques du moment? »
Monsieur Valcav Havel du Québec,
levez-vous et rompez le silence. Il en est de votre devoir de parler
et de rassembler ce peuple qui meurt de ne pouvoir atteindre sa liberté.