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La fidélité déroutante de Dieu

 

 

 

La fidélité, au sens biblique du terme, (en hébreu : èmèt) est l’attribut majeur de Dieu. 

Moïse invoqua le nom de Yahvé. Yahvé passa devant lui et lui cria : «Yahvé, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité, qui garde sa grâce à des milliers, tolère la faute&ldots;(Exode, 34, 6-7).

Elle est souvent associée à sa bonté paternelle (en hébreu : hésèd) envers le peuple de l’Alliance. 

Nous reviendrons, la semaine prochaine, sur ce qu’est l’Alliance dans la Bible.

Ces deux attributs complémentaires (fidélité et bonté) indiquent bien que l’Alliance est à la fois un DON GRATUIT et un lien dont la solidité est à l’épreuve des siècles. Ici, il faudrait lire le plus long des psaumes de la Bible pour s’en convaincre.

 Le psaume 119. Retenons-en un court extrait : A jamais, Yahvé, ta parole, immuable aux cieux; d’âge en âge, ta vérité; tu fixas la terre, elle subsiste; par tes jugements tout subsiste à ce jour, car toute chose est ta servante. Si ta loi n’eût fait mes délices, je périssais dans la misère. Jamais je n’oublierai tes préceptes, par eux tu me vivifies. Je suis tien, sauve-moi, je cherche tes préceptes. Que les impies me guettent pour ma perte, je comprends ton témoignage. De toute perfection, j’ai vu le bout : combien large, ton commandement (Ps. 119, versets 89-96).

Les voies de Dieu qui ne sont pas les nôtres se résument ainsi : Dieu est fidélité. Dieu est bonté paternelle envers son peuple. L’homme est invité à répondre à ces deux avances de Dieu. Comment? Par la piété filiale qu’il doit à son Dieu. Par quelle preuve? En observant ses préceptes ou encore ses commandements.

Au long de l’Histoire du salut, la fidélité de Dieu ne se dément pas. Elle se révèle immuable. Et cela, face à la constante infidélité de l’homme, jusqu’à ce que le Christ, témoin fidèle de la Vérité, communique la grâce dont il est plein et le rende capable de mériter la couronne de la vie en imitant sa fidélité jusqu’à la mort. En répondant à Pilate, Jésus dit : « Tu le dis, je suis roi. Je suis né, et je suis venu dans le monde, pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.» Même idée dans le Prologue de l’évangile de Jean : «Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

 

1. La fidélité dans l’Ancien Testament

Dans l’Ancien Testament Dieu est présenté comme le «rocher» d’Israël. C’est dans le début du Cantique de Moïse que l’on trouve cet extrait formidable : Cieux, prêtez l’oreille, et je parlerai; terre, écoute ce que je vais dire! Que ma doctrine ruisselle comme la pluie, que ma parole tombe comme la rosée, comme les ondées sur l’herbe verdoyante, comme les averses sur le gazon! Car je vais invoquer le nom de Yahvé; vous, magnifiez notre Dieu. Il est LE ROCHER, son œuvre est parfaite, car toutes ses voies sont le Droit. C’est un Dieu fidèle et sans iniquité, il est Justice et Rectitude.

Ce mot «rocher» symbolise l’immuable fidélité de Dieu envers son peuple. Il symbolise aussi la vérité de ses paroles, la solidité de ses promesses.

Ses paroles ne passent pas selon Isaïe qui affirme que l’herbe se dessèche, la fleur se fane, quand le souffle de Yahvé passe sur elles; (oui, le peuple, c’est de l’herbe) l’herbe se dessèche, la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu subsiste à jamais.

Dieu tient aussi ses promesses. Il ne ment jamais à son peuple. Il ne se rétracte jamais après avoir parlé à son peuple. La puissance de sa parole qui sort de sa bouche accomplit sa mission dans le monde. Sa parole ne varie  jamais. Cherchez Yahvé pendant qu’il se laisse trouver, invoquez-le pendant qu’IL EST PROCHE. Que le méchant abandonne sa voie et l’homme criminel ses pensées, qu’il revienne à Yahvé qui aura pitié de lui, à notre Dieu car il est riche en pardon. Car vos pensées ne sont pas mes pensées, et mes voies ne sont pas vos voies, oracle de Yahvé. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sont élevées mes voies au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées. De même que la pluie et la neige descendent des cieux et n’y retournent pas sans avoir arrosé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer pour fournir la semence au semeur et le pain à manger, ainsi en est-il de la parole qui sort de ma bouche, elle ne revient pas vers moi sans effet, sans avoir accompli ce que j’ai voulu et réalisé l’objet de sa mission (Isaïe, 55, 6-11).

Dieu ne change pas. Dieu ne varie pas. Il veut se choisir une épouse par le lien d’une fidélité parfaite, sans laquelle la connaissance de Dieu nous est impossible. Lisez bien attentivement ce passage du prophète Osée. On croirait qu’il écrit pour les hommes de notre temps.

Écoutez la parole de Yahvé, enfants d’Israël, car Yahvé est en procès avec les habitants du pays : il n’y a ni fidélité ni amour, ni connaissance de Dieu dans le pays, mais parjure et mensonge, assassinat et vol, adultère et violence, et le sang versé succède au sang versé. Voilà pourquoi le pays est en deuil, ou ses habitants dépérissent, jusqu’aux bêtes des champs et aux oiseaux du ciel, et même les poissons de la mer disparaîtront. (Osée, 4, 2).

Le psaume 36, verset 6, loue la fidélité divine qui surpasse les cieux. 

Yahvé, dans les cieux ton amour, jusqu’aux nues ta vérité; la justice comme les montagnes de Dieu, tes jugements, le grand abîme. Garde ton amour à ceux qui te connaissent, et ta justice aux cœurs droits. Que le pied des superbes ne m’atteigne, que la main des impies ne me chasse.

Mais il ne suffit pas de proclamer cette fidélité. Il ne suffit pas de l’invoquer comme il est dit au psaume 143 : Yahvé, écoute ma prière, prête l’oreille à mes supplications, en ta fidélité réponds-moi, en ta justice; n’entre pas en jugement avec ton serviteur, nul vivant n’est justifié devant toi. Il ne suffit même pas de rappeler les promesses de Dieu comme la Bile le dit au psaume 89, versets 1 à 8 : L’amour de Yahvé à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta vérité, car tu as dit : l’amour est bâti à jamais, les cieux, tu fondes en eux ta vérité. «J’ai fait une alliance avec mon élu, j’ai juré à David mon serviteur : A tout jamais j’ai fondé ta lignée, je te bâtis d’âge en âge un trône.»  Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Yahvé, pour ta vérité dans l’assemblée des saints. Qui donc en les nues se compare à Yahvé, s’égale à Yahvé parmi les fils des dieux? Yahvé, Dieu Sabaot qui est comme toi? Yahvé puissant, que ta vérité entoure!

Il faut, de plus, prier Dieu, prier le Dieu fidèle pour obtenir de lui notre propre fidélité. Et faire en sorte que chacun cesse de répondre à sa fidélité par l’infidélité. L’apôtre Paul peut nous servir de modèle dans la prière, en relisant ce qu’il dit au début de l’Épître aux Romains :

Et d’abord je remercie mon Dieu par Jésus-Christ à votre sujet à tous de ce qu’on publie votre foi dans le monde entier. Car Dieu m’en est témoin à qui je rends un culte spirituel en annonçant l’Évangile de son Fils, avec quelle continuité je fais mémoire de vous et demande constamment dans mes prières d’avoir une occasion favorable, si Dieu le veut, d’aller jusqu’à vous. Car j’ai un vif désir de vous voir, afin de vous communiquer quelque don spirituel, pour vous affermir, ou plutôt éprouver le réconfort parmi vous de notre foi commune à vous et à moi. (I Rm. 8, 5-6).

La conversion est indispensable. Elle ne peut se faire sans l’aide de Dieu. Dieu seul peut convertir son peuple infidèle. Dieu seul peut faire germer la fidélité dans le cœur humain. La fidélité doit être son fruit.

Fais-nous revenir, Dieu de notre salut, apaise  ton ressentiment contre nous! Seras-tu pour toujours irrité contre nous, garderas-tu ta colère d’âge en âge. Ne reviendras-tu pas nous vivifier, et ton peuple en toi se réjouira? Fais nous voir, Yahvé, ton amour, que nous soit donné ton salut! J’écoute. Que dit Dieu? Ce que dit Yahvé, c’est la paix pour son peuple et ses amis, pourvu qu’ils ne reviennent à leur folie. Proche est son salut pour qui le craint, et la Gloire habitera notre terre. Amour et Vérité se rencontrent. Justice et Paix s’embrassent; Vérité germera de la terre, et des cieux se penchera la Justice. Yahvé lui-même donnera le bonheur et notre terre donnera son fruit; Justice marchera devant lui et de ses pas tracera un chemin. (Psaume 85, 5-14).

La fidélité de Dieu commande, exige la fidélité de l’homme. Il exige de son peuple la fidélité à l’Alliance qu’il renouvelle sans cesse librement. Il en fait le don de lui-même à son peuple. Au premier livre de Samuel, Dieu affirme que ses prêtres lui doivent une fidélité sans reproche :

Je me susciterai un prêtre fidèle, qui agira selon mon cœur et mon désir, je lui assurerai une maison qui dure et il marchera toujours en présence de mon oint. ( I S, 2, 35).

Abraham et Moïse sont présentés dans la Bible comme des modèles de fidélité. Mais le peuple d’Israël, dans son ensemble, imite l’infidélité de la génération du désert. Une fois de plus, un retour aux psaumes :

Qu’ils se lèvent, qu’ils racontent à leurs enfants, qu’ils mettent en Dieu leur espoir, qu’ils n’oublient pas les hauts faits de Dieu, et ses commandements, qu’ils les observent; qu’ils ne soient pas, à l’exemple de leurs pères (du désert), une génération de révolte et de bravade, génération qui n’a point le cœur sûr et dont l’esprit n’est point fidèle à Dieu. (Psaume 78, verset 7 à 9).

Et encore un autre retour aux psaumes : 

Rendez grâce à Yahvé, car il est bon, car éternel est son amour! Ils le diront, les rachetés de Yahvé, qu’il racheta de la main de l’oppresseur, qu’il rassembla du milieu des pays, orient et occident, nord et midi. Ils erraient au désert, dans les solitudes, sans trouver le chemin d’une ville habitée; ils avaient faim, surtout ils avaient soif, leur âme en eux défaillait. Et ils criaient vers Yahvé dans leur détresse, de leur angoisse il les a délivrés, acheminés par un droit chemin pour aller vers la ville habitée. Qu’ils rendent grâce à Yahvé de son amour, de ses merveilles pour les fils d’Adam! Il rassasia l’âme vide, l’âme affamée, il la combla de biens. (Psaume 107, versets 1 à 10).

Et si jamais on est pas fidèle à Dieu, on ne peut plus compter sur personne. C’est la corruption morale. Le prophète Jérémie serait sans doute étonné de voir comment ses propos peuvent s’appliquer à notre époque :

Qui me fournira au désert un gîte de voyageurs, que je puisse quitter mon peuple et loin d’eux m’en aller? Car tous ils sont adultères, un ramassis de traîtres. Ils bandent leur langue comme un arc; c’est le mensonge et non la vérité qui prévaut en ce pays. Oui, ils vont de crime en crime, mais moi, ils ne me connaissent pas, oracle de Yahvé! Que chacun soit en garde contre son ami, méfiez-vous de tout frère; car tout frère pense qu’à vous supplanter, tout ami répand la calomnie. Chacun dupe son ami, ils ne se disent pas la vérité, ils ont habitué leur langue à mentir, il ne se fatiguent pas à mal agir. Tu habites au milieu de la mauvaise foi! C’est par une mauvaise foi qu’ils refusent de me connaître, oracle de Yahvé! (Jérémie, 8,versets 1 à 6).

Cette corruption dont parle Jérémie n’est pas unique au peuple d’Israël. Elle se rencontre en tous lieux : 

Beaucoup de gens se proclament homme de bien, mais un homme fidèle, qui le trouvera? Qui peut dire : «J’ai purifié mon cœur, de mon péché je suis net»? (Les Proverbes, 20, 6).

Le peuple choisi par Yahvé pour être son témoin n’a pas été fidèle. Il n’a pas été un serviteur fidèle. Il est resté aveugle et sourd à l’appel de Dieu :

Sourds, entendez! Aveugles, regardez et voyez! Qui est aveugle si ce n’est mon serviteur? Qui est sourd comme le messager que j’envoie? (Qui est aveugle comme celui dont j’avais fait mon ami et sourd comme le serviteur de Yahvé?( Isaïe, 42, 18-21).

Alors voici que Dieu se choisit un autre Serviteur sur qui il met son Esprit. Cet élu proclame fidèlement la justice de Dieu, malgré les épreuves de la vie. Il le fait sans être infidèle à sa mission. Puisque son Dieu est son unique force et sur LUI seul il compte pour toujours :

 Le Seigneur Yahvé m’a donné une langue de disciple pour que je sache apporter à l’épuisé une parole de réconfort. Il éveille chaque matin, il éveille mon oreille, pour que j’écoute comme un disciple. Le Seigneur Yahvé m’a ouvert l’oreille et moi je n’ai pas résisté, je ne me suis pas dérobé. J’ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m’arrachaient la barbe; je n’ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats. Le Seigneur Yahvé va me venir en aide, c’est pourquoi je ne me suis pas laissé abattre, c’est pourquoi j’ai rendu mon visage dur comme la pierre, et je sais que je ne serai pas confondu. Il est proche, celui qui me justifie. ( Troisième chant du Serviteur, en Isaïe, chapitre 50, versets 4 et suivants).

Dieu, devant l’infidélité de l’homme, envoie son Fils, Serviteur souffrant, pour refaire cette Alliance que les hommes ont refusé. 

 

2. La fidélité dans le Nouveau Testament

Le Serviteur fidèle dont parle Isaïe, fidèle en tout à Dieu, annoncé plusieurs siècles avant notre ère, est évidemment le Christ Jésus, le Fils et le Verbe de Dieu, le vrai et le fidèle par excellence, celui qui vient accomplir les saintes Écritures et faire en tout la volonté de son Père, Celui qui l’envoie dans le monde.

Aussi bien, le Fils de l’homme lui-même n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. (Marc, 19, 45).

Il s’éleva aussi entre eux une contestation : lequel d’entre eux pouvait être tenu pour le plus grand? Il leur dit : «Les rois des nations dominent sur elles, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler Bienfaiteurs. Mais pour vous, il n’en va pas ainsi. Au contraire, que le plus grand parmi vous se comporte comme le plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert. Quel est en effet le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert? N’est-ce pas celui qui est à table? Et moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert! (Luc, 24, 44).

Après je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc; celui qui le monte s’appelle «FIDÈLE» et «VRAI», il juge et fait la guerre avec justice. Ses yeux? Une flamme ardente; sur sa tête, plusieurs diadèmes; inscrit sur lui, un nom qu’il est seul à connaître; le manteau qui l’enveloppe est trempé de sang; et son nom? Le Verbe de Dieu. (Apocalypse, 19, 11-14).

Par le Christ sont tenues toutes les promesses de Dieu. 

Car le Fils de Dieu, le Christ Jésus, que nous avons prêché parmi vous, Timothée et moi, n’a pas été OUI et NON. Il n’y avait que OUI en lui; aussi bien est-ce par lui que nous disons l’«Amen» à Dieu pour sa gloire. Et Celui qui nous affermit avec vous dans le Christ et qui nous a donné l’onction, c’est Dieu, Lui qui nous a marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit. (2 Cor. 1, 20).

En lui sont le salut et la gloire des élus.

Prends ta part de souffrances, en bon soldat du Christ Jésus. Dans le métier des armes, personne ne s’encombre des affaires de la vie civile, s’il veut donner satisfaction à qui l’a engagé. De même l’athlète ne reçoit la couronne que s’il a lutté selon les règles. C’est au cultivateur, qui travaille dur, que doivent revenir, en premier lieu, les fruits de la récolte. Comprends ce que je veux dire. D’ailleurs le Seigneur te fera tout comprendre.

Souviens-toi de Jésus-Christ, ressuscité d’entre les morts, issu de la race de David, selon mon Évangile. Pour lui je souffre jusqu’à porter des chaînes comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu ne m’a pas enchaîné. C’est pourquoi, j’endure tout pour les élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ avec la gloire éternelle.

Elle est sûre cette parole : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous tenons fermes, avec lui nous régnerons. Si nous le renions, lui aussi nous reniera. Si nous sommes infidèles, lui reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même. (2 Tim. 2, 10).

Avec le Christ, tous les hommes sont appelés par le Père à entrer en «communion». C’est par le Christ que tous les croyants seront affermis et rendus fidèles à leur vocation chrétienne. C’est par Lui qu’ils arriveront à tenir jusqu’au bout, malgré les épreuves de cette existence terrestre.

Je rends grâces à Dieu sans cesse à votre sujet pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée dans la Christ Jésus; car vous avez été comblés en lui de toutes les richesses, toutes celles de la parole et toutes celles de la science, à raison même de la fermeté qu’a prise en vous le témoignage du Christ. Aussi ne manquez-vous d’aucun don de la grâce, dans l’attente où êtes de la Révélation de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est lui qui vous affermira jusqu’au bout, pour que vous soyez irréprochables au Jour de notre Seigneur Jésus-Christ. Il est fidèle, le Dieu par qui vous avez été appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur. (I.Cor. 1, 10).

C’est donc dans le Christ que s’est manifesté en plénitude la fidélité de l’homme envers Dieu. Il est l’Homme nouveau. L’homme restauré. Le nouvel Adam à la tête de l’humanité nouvelle.

Enfin, frères et sœurs, priez pour nous, demandant que la parole du Seigneur accomplisse sa course et soit glorifiée, comme elle le fait chez vous, et que nous soyons délivrés de ces hommes égarés et mauvais – car la foi n’est pas donnée à tous. Mais LE SEIGNEUR EST FIDÈLE : IL VOUS AFFERMIRA et vous gardera du Mauvais. Nous avons d’ailleurs, dans le Seigneur, toute confiance en vous. Que le Seigneur dirige vos cœurs vers l’Amour de Dieu et la constance du Christ. (2 Thess. 3, 1-5).

Voilà pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé en tous les hommes, du fait que tous ont péché; (&ldots;) Si, par la faute d’un seule la multitude est morte,  combien plus la grâce de Dieu et le don conféré par la grâce d’un seul homme, Jésus-Christ, se sont-ils répandus à profusion sur la multitude. (&ldots;) Si, en effet, par la faute d’un seul, la mort a régné du fait de ce seul homme, combien plus ceux qui reçoivent avec profusion la grâce et le don de la justice régneront dans la vie par le seul Jésus-Christ. (Rm. 5, 12-20).

Notre vie doit être conforme à celle de Jésus. Nous devons imiter la fidélité du Christ en tenant ferme jusqu’à notre mort et compter sur sa fidélité pour vivre et régner avec lui dans l’éternité.

Malgré nos propres infidélités, Jésus-Christ demeure fidèle. Aujourd’hui, comme hier et à jamais, le Christ demeure ce qu’Il est.

Jésus-Christ est le même hier et aujourd’hui, il le sera à jamais. Ne vous laissez pas égarer par des doctrines diverses et étrangères : car il est bon que le cœur soit affermi par la grâce, non par des aliments qui n’ont été d’aucun profit à ceux qui en usèrent. (Hébreux, 13, 8).

En suivant le Christ, le croyant devient un «fidèle» parmi les autres qui le sont. Le titre de «fidèle» suffit, d’ailleurs, à désigner les disciples du Christ, au début de l’Église.

Ne formez pas d’attelage disparate avec des infidèles. Quel rapport en effet entre la justice et l’impiété? Quel rapport entre la lumière et les ténèbres? Quelle entente entre le Christ et Béliar? Quelle association entre le fidèle et l’infidèle? Quel accord entre le temple de Dieu et les idoles? Or c’est nous qui sommes le temple de Dieu vivant, ainsi que Dieu l’a dit : J’habiterai au milieu d’eux et j’y marcherai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Sortez donc du milieu de ces gens-là et tenez-vous à l’écart, dit le Seigneur. Ne touchez à rien d’impur, et moi, je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vus serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. (2 Cor. 6, 11-18).

Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je vous le dis encore, réjouissez-vous. Que votre modération soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. N’entretenez aucun souci; mais en tout besoin recourez à l’oraison et à la prière, pénétrés d’action de grâces, pour présenter vos requêtes à Dieu. Alors la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, prendra sous sa garde vos cœurs et vos pensées, dans le Christ Jésus. ( Phil. 4, 8).

Le Christ, le Serviteur envoyé par le Père, modèle de fidélité au Père, exige que tous ses disciples acceptent d’être mus par l’Esprit dans toutes leurs activités humaines. Cela se fait sentir dans les moindres détails de la vie, parfois effacée, de tous les jours.

Mais le fruit de l’Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi. Ceux qui appartiennent au Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises. Puisque l’Esprit est notre vie, que l’Esprit vous fasse aussi agir. Ne cherchons pas la vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous enviant les uns les autres. (Gal.5, 22).

Dans la nouvelle Alliance dont nous parlerons la semaine prochaine, cette fidélité a une âme. Elle porte un nom. Son nom est Amour. La fidélité est la preuve de l’amour authentique. Il n’y a pas d’autre preuve à chercher.

Jésus insiste sans cesse sur ce point dans son enseignement : 

« Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour» (Jn. 15, 9s; cf. 14, 15. 21 et 23 s)

L’apôtre Jean invite ses «enfants spirituels» à marcher dans la vérité, c’est-à-dire dans la fidélité au commandement de l’amour mutuel et l’amour de Dieu :

Je me suis beaucoup réjouis d’avoir rencontré de tes enfants qui vivent dans la vérité, selon le commandement que nous avons reçu Père. Et maintenant, bien que ce ne soit pas un commandement nouveau que je t’écris mais celui que nous possédons depuis le début, je te le demande, aimons-nous les uns les autres. L’amour consiste à vivre selon ses commandements. Et le premier commandement ainsi que vous l’avez appris depuis le début, c’est que vous viviez dans l’amour.  (2 Jn. 6).

C’est à cette fidélité qu’est réservée la récompense de communier à la joie du Seigneur.

C’est bien, serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton Seigneur. (Mt. 25, 21).

Cette fidélité exige une lutte acharnée contre le Tentateur, le Mauvais. Cela requiert donc vigilance et prière.

Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation, car l’esprit est prompt mais la chair est faible. ( Mt. 26, 41).

Aux derniers temps, dit la Bible, l’épreuve de cette fidélité sera redoutable. Les saints auront à livrer un grand combat dont la grâce leur viendra de l’Agneau.

Les chaînes pour qui doit être enchaîné; la mort par le glaive pour qui doit périr par le glaive! Voilà qui fonde l’endurance et la confiance des saints. ( Ap. 13, 10).

Après quoi, voici qu’apparut à mes yeux une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue; debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, des palmes à la main, ils crient d’une voix puissante : «Le salut à notre Dieu, qui siège sur le trône, ainsi qu’à l’Agneau!» Et tous les Anges en cercle autour du trône, des Vieillards et des quatre Vivants, se prosternèrent devant le trône, la face contre terre, pour adorer Dieu; ils disaient :

Amen! Louange, gloire, sagesse, action de grâces, honneur, puissance et force à notre Dieu pour les siècles des siècles ! AMEN!

L’un des Vieillards prit alors la parole et me dit : Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d’où viennent-ils?» Et moi de répondre : Monseigneur, c’est toi qui le sais. Il reprit : «Ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, le servant jour et nuit dans son temple; et Celui qui siège sur le trône étendra sur eux sa tente. Jamais plus ils ne souffriront de la faim ni de la soif; jamais plus ils ne seront accablés ni par le soleil, ni par aucun vent brûlant. Car l’Agneau qui se tient au milieu du trône sera leur pasteur et les conduira aux sources de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. (Ap, 7, 9-17).

Voilà où conduit la fidélité au Seigneur!

 

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