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Dimanche des rameaux

 

 

 

 

Quelle est l'origine de la fête des Rameaux ?

La fête des Rameaux a une longue histoire. A Jérusalem, on célébrait, dès le 4ème siècle, l'entrée de Jésus dans la ville, quelques jours avant sa mort. L'Église de Jérusalem, en 383, invitait les pèlerins à participer à une procession "mimant" l'entrée triomphale du Christ.. 

A Rome, au moins depuis le 6ème siècle, le dimanche précédant Pâques était celui de la Passion. La fête des Rameaux s'est répandue en Occident au Moyen Age, au 9ème siècle. On trouve des représentations de l'entrée de Jésus à Jérusalem au 10ème et 11ème siècle.

Comment se déroule la liturgie et la messe du dimanche des Rameaux et de la Passion? 

La célébration comporte deux parties : d'abord la liturgie des Rameaux, puis la messe de la passion. Le dimanche des Rameaux, les ornements liturgiques sont rouges. Cette couleur est à la fois le signe de la royauté de Jésus et de sa passion.

La bénédiction et la procession des Rameaux

En un lieu extérieur à l'église,(où à l’intérieur s’il fait froid), le célébrant  bénit les rameaux et il lit l'évangile de l'entré triomphale de Jésus à Jérusalem. (J’ai pu assister à cette fête, à Notre-Dame de Paris, en 1999. Sur le parvis de la basilique, chants et acclamations. Que de beaux souvenirs).

Puis l'assemblé part en procession en chantant "Hosanna" chacun portant un rameau béni dans la main pour acclamer le Seigneur. Cette procession est un hommage solennel au Christ Roi, c'est l'acclamation de celui que nous reconnaissons comme le Seigneur ressuscité.

L'entrée solennelle dans l'église évoque à la fois l'entrée de Jésus à Jérusalem et le jour eschatologique où l'humanité entrera définitivement dans la Jérusalem céleste. 

En Corse, par exemple, la procession se fait avec une grande croix ornée de palmes et pour entrer dans l'église le prêtre frappe trois fois la porte avec le pied de la croix

La liturgie de la parole comporte un texte d'Isaïe (50,4-7) sur le serviteur souffrant et un texte de St Paul (Ph 2,6-11) sur le Christ abaissé, puis exalté. On lit ensuite un des récits évangéliques de la passion qui décrit les souffrances et la mort de Jésus. Cette lecture est faite à plusieurs voix : le narrateur, les différents personnages, la foule et les paroles de Jésus. Cette lecture un peu longue, que l'on écoute debout, nous fait participer à la passion de Jésus. Au moment de la mort de Jésus, on est invité à s'agenouiller quelques instants dans une attitude d'adoration.

Tradition 

Après la messe, les fidèles rapportent chez eux les rameaux bénis. Ils en ornent les crucifix de leur maison ou bien ils les portent, comme dans certains pays, au cimetière sur les tombes de leurs défunts comme signe d'espérance et de foi en la résurrection. L'après-midi, autrefois, on allait aussi placer un brin de rameaux à l'entrée de chaque champ pour que la récolte soit abondante et de bonne qualité. On brûle traditionnellement les rameaux secs le premier jour du carême l'année suivante pour en faire de la cendre qui sera déposée sur le front des pénitents

La procession du dimanche des Rameaux dans plusieurs pays d'Europe

L'usage des palmes a été conservé dans les processions de l'Italie, dans celles des provinces méridionales de l'Espagne et dans celles du Portugal. Dans certains coins de l'Espagne, on bénit des branches d'olivier.  En Angleterre, on bénit le saule marceau. En Pologne et en Russie, des branchettes de saule symbolisent la renaissance et la résurrection. En Hollande, on utilise le houx, en France des rameaux de buis.

Dimanche des Rameaux en Espagne

En certains diocèses d'Espagne on porte, dans la procession du dimanche des Rameaux, le saint Sacrement, comme le jour de la Fête-Dieu.

Aux fenêtres, vous verrez, en Andalousie, des feuilles de palmiers séchées. Elles sont bénies le dimanche des rameaux et accrochées au balcon tout le reste de l’année. Cette tradition permet de protéger la maison contre les maladies, les voleurs et&ldots;les fantômes.

On appelle souvent le dimanche des Rameaux "Pâques fleuries" à cause de la verdure et des fleurs dont on jonchait les rues que la procession parcourait.

Dimanche des palmes dans les pays scandinaves 

Les danois ne font pas de procession comme dans les pays catholiques ; mais l'on a gardé l'habitude de cueillir des branches, éventuellement de les décorer, et de les faire éclore chez soi juste à temps pour le dimanche des Rameaux.

En Suède, la tradition des "rameaux de Carême" remonte à un rite magique destiné à accélérer la venue du printemps. La tradition des "rameaux de Pâques" est venue des pays de l'Europe centrale et elle rappelle l'entrée de Jésus à Jérusalem. La tradition des rameaux de Pâques a rejoint celle des rameaux de Carême.

LE NOM DU DIMANCHE DES RAMEAUX EN DIFFÉRENTES LANGUES D'EUROPE

Le vocabulaire concernant le dimanche des Rameaux en différentes langues : 

Dominica in ramis palmarum, benedictio palmorum (en latin)

Domenica delle palme (en italien), Palm Sunday (en anglais), Palmsonntag (en allemand), Palmzondag (en néerlandais), Palmesøndag (en danois, en norvégien), Palmsöndagen (en suédois), Niedziela Palmowa (en Polonais) : dimanche des palmes  

Dimanche des Rameaux (en français), Domingo de Ramos (en espagnol et en portugais),  

Tsvetnitsa  (en bulgare)  : "tsvété" veut dire "fleur"

Verbnaia  (en russe)  : "verba" veut dire "saule".

Pâques fleuries (en espagnol, en français) Le nom de Pâques fleuries provient des bouquets que l'on portait à la procession, sur de hautes tiges ou des fleurs dont on jonchait les rues.

Palmostern (en allemand) : Pâques des palmes

Capitilavium  (en latin)  : Cérémonie du lavement de la tête.

Que révèle le vocabulaire sur le sens que l'on a donné au dimanche des Rameaux?

L'expression latine (Dominica in ramis palmarum) qui désigne le Dimanche des Rameaux dans la plus part des langues se présente sous deux formes. Dans la majorité des pays, on dit "Dimanche des palmes", en suivant le texte de l'Évangile (Jn 12/13) qui parle de rameaux de palmier.

Dans certains pays,  les gens prennent  des branches de saule (en Russie) ou des fleurs  (en Bulgarie) et cela a donné le nom à la fête, Pâques fleuries.

On a aussi, à Rome, appelé ce dimanche "Capitilavium" (cérémonie où on lave la tête) parce que c'était le jour où on lavait la tête des catéchumènes qui venaient  demander à l'évêque la grâce du baptême, qu'on leur administrait le dimanche suivant.

La Passion de Jésus recommence

Louis Évely, théologien belge, nous a laissé une homélie extraordinaire sur le dimanche de la Passion. Je vous le reprend ici. En souvenir de ce théologien extraordinaire, mort il y a quelques années.

Le Carême s’achève. La Semaine sainte commence. La Passion de Jésus recommence. Jésus va être de nouveau crucifié. Jésus va de nouveau souffrir. Jésus souffre de nouveau parmi nous. Quel rôle avez-vous choisi de jouer?

L’Évangile n’est pas une légende. Ce n’est même pas seulement une histoire du passé. C’est une prophétie. Il nous prédit ce qui se passe, ce qui se passera continuellement dans le monde ! C’est une révélation vivante, actuelle, qui nous dévoile le vrai sens de ce qui se passe sous nos yeux. L’Évangile nous découvre la vie de Dieu parmi les hommes. Dieu vit toujours parmi les hommes. Jésus est avec nous tous les jours jusqu’à la consommation des siècles. Jésus est notre contemporain et l’Évangile nous avertit de ce qui se passe aujourd’hui entre lui et nous, comment Jésus nous traite et comment nous le traitons. Comment nous le maltraitons. Vous êtes  décrits dans l’Évangile, vous y êtes prévus, nommés, et il suffit de l’ouvrir pour que vous puissiez vous y reconnaître.

La Passion commence : elle mobilisera pour cette année les mêmes rôles, les mêmes acteurs qu’en 33 après Jésus-Christ.

Allons, d’abord des millions et des millions de chrétiens indifférents, de lâches, de consentants, ceux qui  s’en lavent les mains, ceux qui ne bougent pas tant que ce n’est que sur les autres qu’on frappe, ceux qui n’ont pas d’avis sur ces questions disputées, qui laissent faire et sans lesquels d’ailleurs jamais ces choses ne se feraient si la méchanceté de quelques-uns s’assurait sur la lâcheté de tous.

Devant combien d’injustices et de drames avons-nous montré cette indifférence criminelle?

Ensuite, des milliers de fuyards, des gens qui dans les moments difficiles, comme Saint-Pierre « ne connaissait plus cet homme ». Oh! Ils ont assisté à ses sermons, ils participaient aux cortèges, on les voyait dans les processions, ils étaient enthousiastes des miracles de Jésus. Ils marchaient loin pour voir un miracle, ils auraient été à Lourdes, à Rome, à Fatima. Mais maintenant, quand ça va mal, quand c’est triste, quand il y a du sang et de la Croix, maintenant qu’il n’y a plus de miracle, mais que c’est à nous d’être des miracles de fidélité, de foi et d’amour, ils n’ont plus rien à voir avec Lui, ils ne connaissent plus cet homme, ils font comme s’ils ne l’avaient jamais connu.

Quelques milliers de bourreaux aussi, il n’en manque jamais, ce sont toujours les mêmes : la pauvre brute avec son fouet, son électricité, sa baignoire, le savant avec ses piqûres, le fonctionnaire avec son règlement, le badaud avec sa curiosité.

Et la même victime douloureuse, infiniment patiente et aimante, qui dirige sur nous son regard de tendresse, d’interrogation, d’attente et de reproche. Il y en a plus que jamais des victimes, des justes souffrants, des innocents persécutés, des millions et des millions d’orphelins, d’infirmes de guerre, des centaines de milliers de personnes déplacées, des vieillards inutilisables, des massacres d’enfants arrachés à leurs parents, etc. Des millions et des millions de forçats qui vivent, paraît-il, encore dans les camps de concentration de Russie et d’Asie et d’Amérique du Sud; et pourquoi aller si loin, chez vous, autour de vous, n’y a-t-il personne qui souffre d’un deuil, de la solitude, d’une maladie ou d’un chagrin? Ils sont là, ils attendent, ils vous regardent. Qui sera Véronique, qui sera Simon de Cyrène? Allons, les rôles se distribuent, le temps presse. Chacun le sien. Impossible de ne pas choisir. Qui sera Jean? Qui sera Pierre? Qui sera Judas?

Quelle chance extraordinaire que la nôtre! Jésus est là. Il vit parmi nous. Il souffre. Il recommence de souffrir. Et nous sommes avertis, conscients de ce qui se passe, on nous amis au courant, on nous a donné la clé de cette terrible tragédie, on nous a soufflé le vrai nom des acteurs, le vrai sens du drame. Allons, il n’y a plus qu’à entrer, à intervenir, quelle joie! Nous pouvons choisir notre rôle. Nous pouvons être pour Lui ce que nous aurions voulu être de son temps. Nous pouvons faire, que, dans l’immense foule des indifférents et des haineux, il y a quelques serviteurs éveillés, quelques cœurs attentifs, quelques visages aimants, quelques gestes de pitié, de compassion infinie, d’adoration  sanglotante. Allons! C’est ainsi, nous le savons bien. Ce n’est pas la foi qui nous manque, hélas ! Ce n’est que le courage!

«Mais non ce n’est pas possible; je ne puis y croire. Que Dieu soit de nouveau frappé, abandonné, blessé, méconnu. Ce ne se peut pas, jamais nous ne le ferions, jamais nous nous ne supporterions cela ».

Hélas! La première fois on n’y a pas cru non plus. Et on l’a fait!  La première fois et toutes les fois suivantes, on a toujours cru qu’il s’agissait d’un autre; on est toujours parvenu à se faire une bonne conscience. On ne s’est jamais avoué à qui on faisait cela.

Et cependant, si votre vie, aujourd’hui, se terminait, sur quoi seriez-vous jugé, et sur votre attitude vis-à-vis de qui? Qu’est-ce qu’on vous dirait? «Retirez-vous de moi, maudit, allez au feu éternel, car j’ai eu faim et tu ne m’a pas donné à manger; j’ai eu soif et tu m’as refusé à boire; j’étais nu, tu ne m’as pas vêtu; j’étais un étranger, j’étais une personne déplacée et tu n’as pas offert de me recueillir. J’étais malade, tu ne m’as pas soigné; j’étais prisonnier, j’était en camp de concentration et tu ne t’es pas intéressé à moi, tu n’as pas désiré m’aider».

Et nous aurons beau lui dire :Mais Seigneur, quand nous avons-vous avoir faim ou avoir soif, quand étiez-vous malade, ou étranger ou en prison? Nous saurons bien à ce moment-là que Jésus était parmi nous, que nous avions toujours obscurément ce que nous faisions, que c’était terriblement vrai l’Évangile et que ce qui nous condamne c’est que nous n’avons pas su vivre de la Vérité qu’Il nous révélait. Nous avons passé notre vie nous plaisant à imaginer Jésus trônant dans le ciel, planant sur les nuages d’où il viendrait un jour comme juge et triomphateur. Mais Lui nous attendait. Nous le coudoyions, humilié, caché dans le pain, nu dans le vin, méprisé dans le plus insignifiant des hommes, liés, cloué à nous de si près que notre regard passait toujours au-delà de Lui quand nous Le cherchions.

Alors, il n’y a qu’un carême, c’est d’y croire. C’est d’agir comme si j’y croyais. Comme j’y crois peut-être. C’est de croire que cela arrive, se passe devant nous, recommence. C’est d’accepter que cela soit vrai pour nous, et d’en vivre. Et que notre vie soit tragique comme toute vie où un grand amour surgit et bouleverse la tranquillité, la lâcheté et toutes les chères habitudes. Voilà qu’il nous faut, répondre à un tel amour, choisir, prendre part, figurer pour ou contre, être avec lui ou contre Lui, dire notre nom, notre parti.

Nous sommes comme ces gens paisibles de l’arrière, brusquement transportés au front, brusquement forcés de jouer leur rôle dans quelque chose qui les dépasse. Mais, pour la première fois, ils se connaissent. Ils se voient vrais. Ils apprennent ce qui en est de l’homme, la simplicité de la mort, la sincérité des gestes et des paroles, la solidarité dans le malheur, la fraternité, l’amour. Et ils ne peuvent plus croire qu’ils furent comme des gens de l’arrière : importants et plaintifs, calculateurs et chicaniers, fanfarons et lâches, inconscients et autoritaires.

Nous aussi alors, nous connaîtrons la vraie vie. Nous saurons que jusque-là nous avons porté le masque de la vie religieuse et l’étiquette du croyant. Jusque-là nous n’avions pas cru en Dieu, mais seulement à ceux qui nous avaient parlé de Lui, qui nous l’avaient décrit, dépeint, commenté. Mais, dans la Passion, à la Croix, dans l’amour et la souffrance, nous L’aurons vraiment rencontré. Nous pourrons dire à nos éducateurs religieux ce que les Samaritains disaient à la Samaritaine : Maintenant, ce n’est plus à cause de ce que nous as dit que nous croyons, mais nous L’avons entendu nous-mêmes et nous savons qu’IL est le Sauveur du monde. Nous aussi, dans la vérité du Carême, dans le partage de la souffrance, mêlés à la Rédemption, nous L’aurons reconnu, nous saurons que Jésus est en agonie jusqu’à la fin du monde, que Jésus souffre toujours, qu’Il sauve toujours le monde, et que cette souffrance nous rachète et nous transforme et qu’elle nous a sauvés vraiment.

Nous connaîtrons une nouvelle vie, de nouvelles régions de notre cœurs s’éveilleront. Notre âme deviendra vivante de foi, de piété, de tendresse, de compassion. Nous serons pour la première fois heureux de souffrir, d’assister, d’accompagner. C’est gai de souffrir tous ensemble avec ceux qu’on aime. C’est gai de sentir dans la vérité, de faire partie de l’immense fraternité des humbles et de ceux qui souffrent, de monter avec eux emportant notre croix. Celle-ci n’est plus alors le fardeau honteux et intolérable qu’on s’efforce à tout prix d’oublier, de cacher, de rejeter. (Dans nos écoles, on fait disparaître le signe de notre salut, et, lâche comme nous sommes, on n’a pas protesté&ldots;.très fort).

C’est le signe qu’on est élu, ce qui nous permet d’être là, ce qui nous rend moins indigne de marcher parmi les saints, les justes et tous les cœurs de foi et de feu qui rachètent le monde avec Jésus. Nous serons comme Simon de Cyrène. Au tout début, il était stupéfait et humilié qu’on lui eût imposé la croix de Jésus. Il se sentait révolté et sans aucun courage pour la porter. Mais peu à peu son attention se porta sur un homme devant lui, qui se traînait en silence, vers ce compagnon patient, qui ne s’était pas retourné et dont le silence finissait par l’impressionner. Il apprit à remarquer cet autre, sa patience que rien ne lassait, sa prodigieuse capacité de souffrance, sa douceur, sa charité attentive à consoler ceux qui pleuraient, à récompenser ceux qui l’aidaient, à pardonner à ceux qui le maltraitaient. Il sentit le rayonnement de sa force et de sa douceur l’envelopper, le pénétrer. Il aspirait à se rapprocher de Lui, et alors qu’au début, il n’avait vu que la Croix, à la fin il ne voyait plus que Jésus et pour rien au monde il n’aurait voulu ne pas être là.

La Vierge, la Vierge elle-même, sentit un jour une angoisse terrible la saisir quand Simon lui annonça qu’un glaive de douleur devrait un jour percer son cœur.

Et depuis elle attendait. Sans comprendre. Elle conservait et méditait cette parole, la retournant dans son cœur, pendant tout le temps qu’elle vivait avec Jésus. Toute occupée de Jésus, de le soigner, de le suivre. Les seuls moments qu’elle redoutait étaient ceux où elle était sans Lui, mais tous les autres, elle les cherchait, elles les aimait, elle les souffrait d’un tel cœur, d’un tel élan, d’un tel désir qu’elle ne souhaitait rien tant au monde que d’être là pour souffrir.

En quand un jour, au pied de la Croix, Jésus l’eût entraînée, elle se fut laissée conduire jusque-là, en aimant toujours à force de chercher à se rapprocher de Lui, arrêtée en-dessous de cette immense croix où son Fils, faiblement, respirait, elle comprit, enfin, que c’était là ce glaive dont elle avait été si effrayée et qu’elle embrassait maintenant passionnément pour n’en être plus jamais séparée. C’est cela notre religion. C’est ça le catholicisme. De savoir qu’il n’y a jamais autant de joie que dans la souffrance acceptée par amour.

Mais, ça, le monde, ne veut pas l’accepter. 

Même les chrétiens n’en veulent pas&ldots;

 

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