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Texte provenant du site http://www.cafe.rapidus.net/neturcot/index.html |
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Comme le Québec se veut distinct du reste du pays dans lequel il vit encore, il samuse à jouer avec les mots, par le biais dun parti souverainiste, vivant grassement dans le parlement fédéral où il siège : si «on est différents», forcément on est et on sera propre lorsquon aura réalisé parfaitement «la différence», par la souveraineté qui tarde toujours à venir. Laissant supposer que dans le Québec libre de demain, la justice sera parfaite, le partage sera équitable, les paradis fiscaux dénoncés seront abolis, les contribuables ne tricheront plus limpôt, les travailleurs seront tous nobles et fiers de rentrer au boulot, les députés et les ministres ne favoriseront pas leurs petits amis, les contrats octroyés ne dépasseront jamais les coûts prévus, les investissements gouvernementaux seront bien réglementés et respectés, bref, le Québec libre sera le paradis retrouvé. Le slogan du Bloc québécois, pour attirant et original quil soit, peut devenir très dangereux. Et si on trouvait un peu ou davantage de malpropreté chez un ou plusieurs candidats du Bloc québécois, dirait-on encore quil est un parti propre, enfin, plus propre que lautre grand parti quil taxe de parti sale? Il est facile pour le Bloc québécois de pavaner et dafficher une vertu quil peut difficilement mettre en pratique, nayant jamais exercé ou étant certain de ne jamais exercer le pouvoir dans le gouvernement central. Quand on est certain de ne jamais devenir le champion de la vertu civique, en exerçant le difficile pouvoir que leur confient les citoyens, il est facile de dénoncer les travers des opposants et décrire le catéchisme de la morale parfaite. Le Bloc québécois se veut propre. Alors sil est si propre que cela, quil revienne au Québec, abandonne ses privilèges dopposition dans le pays voisin, et cesse de profiter de largent des contribuables venant dun gouvernement quil veut détruire à plus ou moins brève échéance. Avec de grasses pensions à lhorizon. On est pour la vertu chez les autres. Il difficile de la vivre pour soi. Le Bloc vit dans la contradiction. Il nest pas aussi propre quil en a lair lorsquon sait quun bon nombre de ses candidats actuels auront été chercher, à la fin du futur mandat ( 1993 à 2008, ça fera quinze ans dans lopposition) des pensions payées par un gouvernement quil honnit de jour en jour. Sans compter les salaires payés pendant la même période. Une moyenne de plus de 100,000.00$ par année, pendant quinze ans, font de ces gens des millionnaires et plus, dun régime quils veulent quitter au plus vite, si on se fie à leurs discours tonitruants. Drôle de vertu! Drôle de justice! Y a-t-il moyen dêtre propre autrement? «On est différents» donc il nous faut un parti propre. Et on veut un parti propre parce qu«on est différents» ! La logique voudrait que le Bloc donne lexemple en se comportant autrement dans les circonstances. Habilement, il essaiera, lors de la prochaine élection, et cela pour une quatrième fois, (souvenons-nous que le Bloc québécois avait fait profession de vu temporaire) de montrer quil est le meilleur défenseur du Québec. Si cest pour la cause quil pense défendre, lindépendance du Québec, les résultats ne sont pas très concluants, après trois mandats dans lopposition. Il faut donc en déduire que cest pour une autre raison que le Bloc québécois reste à Ottawa. Et le dire tout haut, ne serait sans doute pas très propre, vous en conviendrez avec moi ! 20 mai 2004
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