Texte provenant du site http://www.cafe.rapidus.net/neturcot/index.html   

 

 
 

       [ Retour ]



 
Droite, gauche, droite, gauche...

 
     L’union, c’est l’association ou combinaison de différentes choses de manière qu’elles ne forment plus qu’un tout. Il y a, derrière toute union, une liaison, une conformité d’efforts et de pensées. Ainsi, plusieurs associations syndicales arrivent, à partir d’une communauté de pensée sur des points majeurs, à former, en période de négociations, un Front commun.

     L’éclatement des idéologies politiques fait en sorte qu’au Québec, maintenant, il n’est plus possible de faire ce genre d’union syndicale ou politique. Il y a, par exemple, toute une série de chapelles qui se disent souverainistes, mais qui, dans les faits, sont plus ou moins éloignées de la doctrine officielle indépendantiste. Le Parti québécois se dit souverainiste. L’Action démocratique dit l’être à ses heures. Dernièrement, le Québec a vu naître un nouveau mouvement indépendantiste, le SPQ libre (Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre) qui se veut le chien de garde des valeurs progressistes qu’il ne retrouve plus au P.Q. et souhaite ramener le parti de René Lévesque, un peu plus vers la gauche. Comme on déplace un curseur sur son ordinateur! La gauche syndicaliste et souverainiste va donc maintenant coucher dans le grand lit du P.Q. que d’aucuns trouvent de plus en plus près de l’idéologie de droite du PLQ, qui lui, cohabite allègrement avec l’extrême droite de l’ADQ.

     Le tableau de la gauche n’est guère plus reluisant. L’UFP (Union des forces progressistes) s’est constitué en juin 2002. Il est né ce la fusion du Rassemblement pour l’alternative politique, le Parti de la démocratie socialiste et du Parti communiste du Québec. Le décor risque de changer encore, puisque, Françoise David annoncera bientôt la formation d’un nouveau parti d’union de la gauche.

     Pendant que la gauche essaie d’infiltrer le Parti québécois, qui, sur son site Internet, affirme qu’il est de tendance social-démocrate, les gauchistes, divisés sur plusieurs fronts, essaient, de leur côté, de faire un simulacre d’unité. Les expressions, «union de la gauche» tout comme «union de la droite» sont des expressions complètement ridicules. Comme celle du P.Q. qui affirme être de «tendance sociale-démocrate».

     Comment unir ce qui est à gauche et unir ce qui est à droite. La gauche, c’est la gauche. La droite, c’est la droite. Politiquement parlant, la gauche est socialiste. La droite, elle, est impérialiste. Depuis belle lurette, on cherche une troisième voie politique et économique. Ceux qui tendent de se retrouver entre deux chaises, tombent rapidement dans le vide. Il ne peut y avoir d’union de la droite comme il ne peut y avoir d’union de la gauche. Il y a la gauche et il y a la droite. A chacun son camp!

     Le sage chinois, il y a de cela bien longtemps, ne se trompait pas : si tu veux faire une réforme politique, commence par écrire un bon dictionnaire. Si, avec nos impôts, on voulait faire du chemin, on pourrait en prendre une partie pour acheter à chacune de ces chapelles politiques, la dernière édition du dictionnaire Petit Robert. On éviterait de sombrer dans le ridicule des appellations loufoques et chaque citoyen y trouverait un peu plus son compte en lisant les chroniques journalistiques quotidiennes.

16 mars 2004

 

[ Retour ]  ------------------------------  N'ésitez pas à me faire part de vos commentaires et de vos interrogations : euroenigma25@hotmail.com