L'éducation de l'éleve handicapé par une déficience intellectuelle profonde.

Léducation de l'élève handicapé par une déficience intellectuelle profonde peut-elle être autre chose qu'utilitaire?


Elle est miroir. Léducation miroir, c'est celle qui ne peut être nommée. Elle éduque le sens , développe la confiance, va au delà de la mesure , laisse l'élève prendre ou non la connaissance. Avec les élèves handicapés intellectuels profonds , nous sommes face à la démesure dans le sens que l'action ne peut être mesurée par des outils évaluatifs réguliers.

Le rôle de l'enseignant et de l'éducateur auprès de l'éleve handicapé par une déficience profonde consiste à tout mettre en ordre pour harmoniser son quotidien.

L'apprentissage et l'instruction sont cachés dans une éducation qui ne se mesure pas. C'est un enseignement, une éducation qui sont souvent sans signe concret. Souvent , elle concerne ce qui ne peut être nommé. La partie du monde et de nous-mêmes qui est dans nous-mêmes.


L'éducation de l'élève handicapé par une déficience profonde, c'est la confiance à l'intuition, à l'esprit et à l'âme qui vont au-delà du monde utilitaire et de la vie quotidienne. Cette éducation, elle est indispensable à l'élève et à la société qui la donne.

Pour ouvrir la porte de l'âme, l'enseignant doit se souvenir, qu'au delà de l'utilitaire , il y a la personne qui vit.

Et la personne nous enseigne sur les choses et sur les êtres.

J'appelle cette éducation, l'éducation de la profondeur, à mille lieues de la superficialité et de la niaiserie.

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Sensibilisation au comportement d'un élève autiste.

Brève explication de la situation.
A l'école plusieurs élèves étaient étonnés par les manies d'un étudiant autiste qui fréquentait l'école avec eux. Parce qu'ils ne comprenaient pas, ils étaient tentés de l'agacer pour vérifier ses divers comportements. Comme, ils n'étaient pas instruits de la situation ils s'amusaient à ses dépens.
Parce que je crois que la méchanceté existe rarement mais que plus souvent qu'autrement dans ces situations il s'agit plus d'ignorance que de bêtise , j'ai demandé à tous les profs de science morale et de religion de l'école de lire un petit texte en classe et d'en discuter avec les étudiants.
Je tiens à remercier tous les enseignants pour leur collaboration, car immédiatement après que cette sensibilisation fut faîte. l'élève eut la paix et les élèves du régulier ont eu une chance de comprendre un comportement qu'ils qualifiaient de bizare

Une petite collaboration suffit

Voici le texte

Situation réelle observée dans notre école




Jean, c'est un élève de l'école comme vous tous, à la différence qu'il est handicapé . On dit qu'il est autiste. A cause de cet handicap il est d'une grande vulnérabilité. Lorsqu'il est angoissé, il a tendance à sautiller sur place et à gesticuler d'une façon qui peut paraître bizarre pour celui ou celle qui ne le connaît pas.

L'autre jour, à l'entrée de la porte principale, deux élèves s'amusaient à l'agacer. Jean , étant incapable de se défendre sautillait plus fortement.

Nos deux étudiants trouvaient la situation drôle et en riant,ils continuaient d'angoisser Jean sans se soucier le moindrement de sa détresse.

Qu'en pensez-vous?


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Parents d'enfants handicapés.

Ce texte, je l'avais composé , afin de sensibiliser les étudiants de l'Université en adaptation scolaire, à la situation des parents qui apprennent que leur enfant , qu'ils imaginaient "normal" .serait un enfant handicapé.

J'avais intitulé le texte
"La grande brisure"

Depuis neuf mois se construit petit à petit le rêve du futur. Depuis neuf mois dans une complicité parfaite se construit une place pour ce nouvel enfant que les parents imaginent à tout le moins à leur image.

Mais soudain...la terre bascule.
Le plaisir , la fête de la naissance prend l'allure d'une tragédie.
Les parents sont face à une situation irréversible, irrémédiable et presque inacceptable mais qu'ils doivent bien accepter.
Voilà qui fait émerger toute une gamme de sentiments, d'émotions, de culpabilisations ,de colère , de honte en passant par la déception sinon par rejet pur et simple.
Mais l'enfant est bien là et il vit.
Et voilà qu'il leur faut s'ajuster à une société dont les valeurs sont la beauté, l'efficacité, la réussite la performance ; toutes des exigences qui dépasseront leur enfant.
Sans aucune connaissance, sans avoir fait d'études les voilà qu'ils sont responsables du jour au lendemain d'un enfant handicapé.
Il faut bien voir aussi que l'arrivée d'un enfant porteur d'une malformation ou affligé d'une déficience, peut perturber la famille d'une façon prolongée et permanente au point même de mener à son éclatement.
En général, la naissance d'un enfant et la présence d'une personne handicapée entraînent chez les parents des réactions émotives plus que fortes.
Voici brièvement ce que sera le cheminement des parents. Il est à l'image de toute nouvelle adaptation qui change la vie irrémédiablement.

1) Premièrement ,c'est la bombe, le choc, l'ébranlement.
2) Puis vient la négation ou la contestation de la situation.
3) La tristesse et la culpabilité sont au rendez-vous
4) La colère , la révolte, l'agressivité
5) Et on tente de se réadapter ,d'intégrer cette réalité pour la dépasser en tentant de trouver une façon de vivre dans une vaine acceptation.

Oui, la naissance d'un enfant handicapé c'est un traumatisme qui secoue et ébranle sérieusement l'équilibre mental.

Dans ces moments, les gens ont besoin d'un soutien. Ils ont besoin que les autres viennent à eux., car à ce moment la dévalorisation et les sentiments de culpabilité , de honte qu'à tort, ils ressentent sont plus que profonds et terribles.

Chez les couples dont l'entente est précaire, l'enfant handicapé devient souvent le bouc-émissaire qui cristallise souvent les difficultés qu'ont les parents à former un couple.

Malgré la joie et les plaisirs qu'auront ces parents avec leur enfant dans son évolution, il reste pas moins que le chagrin accompagnera ces parents tout au long de leur vie et ceci indépendamment du fait qu'il aura été placé on non en institution ..

Toutes les études indiquent que les parents ont besoin d'une santé mentale et d'un moral solides pour composer avec une situation aussi pénible..


Si vous voulez le commenter...bien ce sera un plaisir pour le Chemin Retour à la liste des textes

Petites notes sur l'autisme.



A première vue,lorsqu'on parle de l'autisme, on veut qualifier une personne qui, est tellement repliée sur son monde intérieur qu'elle en est incapable d'en sortir pour prendre le contact avec le monde extérieur.

Le Petit Larousse nous dit: L'autisme, c'est un repli pathologique sur son monde intérieur avec une perte de contact avec la réalité et l'impossibilité de contact avec les autres.

De son côté, le Robert nous apprend que l'autisme, c'est le détachement de la réalité extérieure accompagné d'une vie intérieure intense.

En fait, étymologiquement, le terme autisme nous vient du grec auto, dont la signification est soi-même. L'histoire de la psychologie, nous apprend que c'est E.Bleuler dans son livre sur les "Groupes de schizophrènes" qui a utilisé le terme pour la première fois. C'était en 1911. Il voulait désigner chez des malades schizophrènes adultes, la perte de contact avec le monde extérieur, ce qui rendait la communication avec les autres plus que difficile. Dans cette situation pathologique, la vie intérieure prend une prédominance morbide au grand malheur du rapport avec la réalité.

Puis en 1943, c'est L. Kanner dans un article original "Autistic Disturbance of Affection Contact" qui décrit sous le terme d'autisme infantile précoce, les caractéristiques d'une schizophrénie infantile qui se définit selon lui, par une incapacité du petit enfant dès sa naissance à établir des contacts affectifs avec qui que ce soit dans son environnement.

Les points retenus par Kanner
  1. L'autisme apparaît généralement dans les deux premières semaines de la vie.
    C'est un début précoce.

  2. Ce qui frappe chez cet enfant, c'est son indifférence, son désintérêt total vis-à-vis les gens qui l'entourent, son isolement extrême.

  3. Le besoin impérieux de cet enfant de garder son environnement stable en établissant des repères permanents. Aucune ivresse dans le changement.
    C'est le maintien, la permanence et la stabilité de ses repères qui l'amènent à de fréquentes vérifications plus ou moins ritualisés. (Jean-François a besoin de vérifier à chaque matin, la présence des personnes). Son besoin d'immuabilité est constant.

  4. Ses stéréotypies gestuelles.
    Ce sont des gestes répétés inlassablement et dont certains nous interrogent par leur bizarrerie. ( Tournages sur lui-même par excès dans un dérèglement sans fin; remuer ses doigts devant son visage, se balançer inlassablement d'avant en arrière, le tout sous un rythme intérieur quelconque; marcher sur la pointe des pieds.)

  5. Les troubles du langage.

    Pour Kanner, ces troubles sont constants; soit que l'enfant ne possède pas de langage ou bien qu'il émette un jargon qui a l'apparence et la mélodie d'un langage sans en être un, puisqu'il n'est pas significatif.

    Plus souvent qu'autrement son langage est marqué par écholalie qui est une répétition en écho des mots ou des phrases entendues, sans leurs significations. Il n'arrive pas à manier les pronoms personnels. Pas de différence entre le "tu" et le "je".

  6. Kanner insiste aussi sur leur mémoire remarquable de ces enfants.

  7. Leur aspect intelligent, est souvent déroutant. Ils ne répondent pas, surtout par leur aspect physique aux caractéristiques des états d'arriération décrits par les psychiatres classiques.

    Le pronostic à long terme n'est pas gai. La psychose de l'enfant semble permanente, mais elle n'est pas statique. Nous devons les placer le plus souvent qu'il est possible de le faire dans un environnement où la communication est facilitée et puis se croiser les doigts et faire confiance.

    Le pessimisme ne peut qu'être un fardeau de plus. L'expérience quotidienne nous place et nous montre des progrès constants chez les jeunes. Progrès inopinés souvent, non mesurables, surprenants, inattendus, mais progrès tout de même.

    L'espoir reste de mise et l'humanisation des attitudes une règle d'or.

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    L'anxiété.




    L'anxiété se distingue de la peur surtout par sa densité, la différence entre les deux concepts est surtout une affaire de degré et de compréhension. On parlera de peur, lorsqu'il sera question d'un objet anxiogène qui est bien connu du sujet. Cet objet, les béhavioristes le nomment le déclencheur ou le stimulus de la peur. La peur serait un état dont le contenu émotionnel de son objet serait bien identifié et très clair. On parlera de la peur des chiens, non pas de l'anxiété des chiens. En ce sens, c'est spécifique. Il a peur de X ou il a peur de Y.

    On donne le nom d'anxiété aux cas où l'objet est mal défini. On ne sait pas de quoi on a peur. Mais aussi l'usage tend à donner le nom d'anxiété à des grosses peurs, des peurs intenses ou à celles qui sont chroniques, répétitives et pathologiques.

    Les peurs maladives sont des anxiétés. La peur simple est une émotion normale tandis que plus souvent qu'autrement l'anxiété est une souffrance.

    En psychologie, on fait une distinction entre "l'anxiété état" et "l'anxiété trait".
    "L'anxiété état" est un état passager qui peut survenir chez tout individu. "L'anxiété trait" c'est une caractéristique de la personne, qui serait sans cause, apparemment innée et à son tour se manifeste d'une double façon:

    a) La prédisposition à éprouver des états de peur en présence de stimulus qui ne sont pas tellement anxiogènes

    pour un autre individu. b) La tendance à développer des peurs conditionnelles à l'égard de stimulus qui ne sont pas par eux-mêmes directement anxiogènes.

    Lorsqu'on parle d'un niveau élevé d'anxiété trait, il est presque assuré que l'on a affaire à une difficulté d'ordre mental ou psychologique.

    L'anxiété de trait exige plus d'energie pour s'en départir mais, il faut garder espoir.

    L'anxiété, c'est surtout un état émotionnel qui nous domine lorsque l'on sent une perception d'un danger imminent, qu'on vit une attitude d'attente devant ce danger imminent et qu'on connaît un sentiment de désorganisation psychologique lié à ce danger.

    De nombreuses réactions anxieuses qui nous viennent du stress restent normales. L'anxiété, en somme, se présente comme un trait de la personnalité qui se définit par plusieurs composantes.

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    la timidité



    Il semble impossible de décrire ou de définir ce qu'est la timidité. Il existe autant de timidités qu'il y a de personnes timides. On peut l'être de façon épisodique, dans certaines situations ou à certains moments. On connaît les grands timides, dont la vie est un effort constant pour vaincre cette difficulté; il en existe d'autres dont la timidité annihile la personnalité.

    Le timide se sent nettement paralysé. Une seule chose le frappe, ce qui l'intimide et cette circonstance intimidante est examinée avec soin. La crainte anticipée dégage souvent chez cette personne des réactions de fuite, en plus de déclencher des malaises physiques.

    Cas où la timidité apparaît le plus fréquemment:
    1) Dans le cas des enfants surprotégés;
    les parents qui font tout à la place de l'enfant, sans lui donner la possibilité de prendre une décision.

    2) Il arrive que des enfants se découragent dans un climat où les adultes sont trop perfectionnistes.

    3) Le manque d'affection diminue chez toute personne, l'image positive qu'elle devrait avoir d'elle-même, ce qui entraîne chez elle des sentiments d'infériorité.

    4) Les enfants qui ont des frères ou des soeurs qui font des performances dans des modes de connaissance ou dans d'autres domaines.

    5) Soumis à des parents dominateurs, il arrive souvent que les enfants développent une timidité maladive.

    6) Il existe aussi des modèles idéalisés qui amènent les gens à se trouver "hors-norme". Ces modèles peuvent aussi bien être physiques que psychologiques.
    Exemples: Je suis devenu timide parce que je suis trop petit.
    Je suis devenu timide parce que je me trouve pas beau.
    Le timide se sent constamment sous une menace. Un élève timide est en état d'alerte, de crispation et de peur, même s'il n'est pas interrogé. Il devient mal à l'aise lorsque les yeux du professeur se posent sur lui, il est incapable de lui poser une question en grand groupe.

    Le timide craint d'être jugé; que ce soit en bien ou en mal. Il se sent incapable de riposter immédiatement à l'opinion d'autrui et de donner une réponse valable.

    LA COMPENSATION
    Il existe des timides sans masque. On les reconnaît dans leur inhibition, mais d'autres ont eu recours à des façades pour détourner leur inhibition. Ces façades seraient une défense et une sécurité qui ne seraient pas conformes au Moi intérieur réel.

    On feint l'indifférence, la désinvolture, la dureté. L'intensité de la façade est directement porportionnelle à l'intensité de la timidité.

    LE TIMIDE-MATAMORE: l'agressif.

    Son comportement indique qu'il ne connaît pas la peur. On le craint, on le déteste parfois et il nous arrive de l'envier pour la force qui sort de lui. En le regardant de plus près cependant, on constate qu'il tape dans tout ce qui, pour lui, représente un danger...et que tout est danger parce qu'il est un grand timide-inauthentique. Il en ressent une fierté...Pensez donc! Il a surmonté sa timidité, tout seul! Lui qui avait peur de tout, il fait maintenant peur aux autres.

    Le jeu du timide est infiniment complexe. Chez lui, il y a repli sur soi-même (inhibition) ou projection violente hors de soi (agressivité). La timidité est donc une réalité trop complexe pour être traitée en bloc. Le timide est très souvent bloqué par des événements antérieurs auxquels il est resté fixé. Pour l'aider, il ne s'agit pas de le raisonner. " Voyons, tu es grand et tu es en santé. Tu as beaucoup de chance et d'amis. Tu n'as donc pas de raison d'être timide." Les facteurs intellectuels, moralisants et rationnels n'éliminent pas les facteurs affectifs. On doit dépister les complexes, les blessures morales, les humiliations et les frustrations.











    Ce texte vous présente la demande écrite de la famille Rousseau, à la ville de Rimouski, afin que soit nommé une rue de la ville à la mémoire de leur fils Frédéric qui était une personne handicapée par une déficience intellectuelle profonde.


    Une histoire d'amour.




    Monsieur le greffier,

    C'est avec beaucoup d'émotion et très humblement que nous voudrions suggérer un nom pour la rue qui sera bientôt réalisée sur notre propriété

    En mémoire de notre fils Frédéric, décédé le 30 décembre 1992 à l'âge de 18 ans nous souhaiterions ardemment que ce site soit baptisé sous le nom de " Plateau Frédéric "

    Bien sûr, Frédéric n'a peut-être pas été un grand personnage de l'histoire du Québec ou du Canada, mais il a été un personnage d'une grande histoire d'Amour pour notre famille, ainsi que tous les gens qu'il a côtoyés : parents, professeurs travailleurs sociaux et personnel du Centre hospitalier de Rimouski.

    A son contact, plusieurs ont compris que la personne déficiente intellectuelle n'est pas dangereuse et a droit à l'amour, le respect et l'attention de son entourage.

    Malgré de nombreuses souffrances, Frédéric a toujours gardé sourire. Il était d'une grande douceur et portait une grande affection pour les siens.

    Les grandes familles Rousseau et Proulx apprécieraient grandement que le nom de leur " Amour Frédéric " soit ainsi immortalisé.

    D'abord, il est assez fréquent qu'on décerne un nom de rue selon les propriétaires d'un terrain où passera une nouvelle rue, quand le tout est possible selon les règles habituelles de la toponymie.

    Recevez monsieur l'expression de nos sentiments les plus respectueux.


    La famille Rousseau.




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