Je
crois en L'Esprit
Il se laissa habiter de l'Esprit de Dieu,
Comme s'il venait du vent.
Il était libre comme le vent.
Son souffle demeure
Avec qui marche à sa trace
Et sait que sa parole
Nous atteint d'amour.
Ne dites pas qu'il est mort :
Verdoyant
Il nous demeure
Et nous rend vifs.
Je
crois en Dieu
Esprit donné,
Souffle intérieur,
Souffle de nos souffles
Nous aussi nous sommes les enfants du vent :
Nous vivons du souffle
Dont nul ne sait ni d'où il vient, ni où il va.
Divin méconnu, il nous emporte
En des voyages imprévisibles
Pour un temps que nous ne savons pas.
L'Esprit est notre surprise.
Je
crois en l'Esprit Saint
Par lui, nous ne cessons de commencer.
Il est notre feu et notre force.
Puissance d'action,
Là où il vient les cénacles fermés
Nous sont inhabitables.
Une parole nouvelle commence,
Jetée au vent sur toutes les routes
Pour toutes les rencontres.
L'Esprit nous faits légers :
Nous passons toutes frontière
Et toute mesure.
Viens
Esprit
Viens habiter dans le bruissement
Des êtres.
Cris de colère,
Chansons d'espoir,
Aveux d'amour,
Poêmes de joie,
La clameur des foules grondant de liberté,
L'innocence du oui,
Et même les délires des fous,
Fais-en le bouquet
D'une infinie mélodie humaine.
Viens
Esprit
Viens habiter au coeur de notre coeur.
Aimer les hommes et les femmes
Pour leur fragilité, leur part de nuit
Ou leurs blessures.
Savoir le frôlement d'une parole pauvre.
Savoir de si belles fleurs.
Savourer le bonheur d'un sourire.
Aimer le simple.
Viens réconcilier toute vraie douleur
Et toute vraie beauté
Dans la lumière d'un chant.
Parfois
dans le vent
J'entends des voix
Qui parlent des paroles
Venues de loin.
Elles portent le Nom
Au-dessus de tout nom.
Elles se souviennent
D'un humble passant
Pourtant si considérable
Qu'avec lui l'Eternel fit alliance.
Elles respirent
D'un tel air de vérité
Que nous y croyons.
Je trouve que rien que pour entendre
passer le vent
Et en recevoir ces paroles de vie,
Il vaut la peine d'être né.
Jean-Yves
Baziou