VI m)-
BALISTIQUE À LA COMMISSION CÉLINE LACERTE-LAMONTAGNE,
MÉMOIRE DE PIERRE GAGNON
(OCTOBRE 1996)
M. Yves Quévillon admet qu'en prenant pour acquis que l'orifice de la plaie arrière a 5 mm. de diamètre, la configuration de la zone d'abrasion est davantage compatible avec une entrée vers le haut.
Sur 50 cas de blessures par arme à feu, l'expert de la Commission ne se souvient pas d'avoir analysé des plaies de contact avec l'empreinte du canon d'un colt .38 spc. Il n'a jamais analysé de plaie de sortie
sur appui !
Essentiellement, l'expertise du témoin s'appuie sur la littérature spécialisée.
Comment expliquer une empreinte de l'arme attribuable au "hard contact" et la présence de suie ou de poudre typique du "loose contact" OU d'un tir à proximité ?
Les experts ont été unanimes à dire qu'avec un "hard contact", la poudre, la suie, la flamme et le plomb se retrouvent à l'intérieur du corps !
VI n)-
BALISTIQUE À LA COMMISSION CÉLINE LACERTE-LAMONTAGNE,
TÉMOIGNAGE DE CLÉMENT MASSICOTTE, LE 27 JUIN 1996
En page 39, Monsieur Massicotte dit :
Par Me François Daviault (Procureur de la Commission)
Q.: Alors je vais vous exhiber, strictement pour fin de comprendre une arme à feu qui n`est pas celle qui nous concerne mais qui est semblable, ça va ?
C`est une arme semblable à celles utilisées par les sergents-détectives à l`époque ?
R.: Oui, c`était une arme semblable.
Q.: Un Colt ?
R.: Oui un Colt, mais me semble que les rayures étaient plus profondes, plus grosses.
Q.: Mais au niveau de la surface couverte par le plastique ou la corne, c`était semblable ?
En page 40 ;
R.: La poignée (crosse) était plus grosse que ça.
En page 48 ;
R.: Le nôtre n`était pas arrangé comme ça, il était plus large avec toutes des coches dessus pour pouvoir l`enlever comme il faut. Là, le barrillet tombait...
*** Réflexion de la famille Dupont ***
Pourtant, tout au long de la C.L.L., une seule arme a servi comme
exhibit ? (C-39)
Le lendemain du témoignage de M. Clément Massicotte, M. Fernand Thibeault a témoigné et le procureur de la Commission, Me Daviault a émit un commentaire à l`effet que : "
Par Me François Daviault
Q.: Alors, Monsieur Thibeault, simplement, je vais vous montrer l`exhibit C-39 qui est un révolver et je vais vous demander de le regarder et de me dire si c`était le type d`arme que vous aviez à
l`époque ? Ou semblable ?
Et dans le rapport de la C.L.L. 28 novembre 1996
Conclusion quant au révolver à la p. 25
(par 2) il n`y a pas de doute sur l`identification de l`arme, et c`est l`arme de M. Dupont qui est déposée devant la Commission et cotée Exhibit C-39.
*** Réflexion de la famille Dupont ***
Comment le 27 juin 1996 Me François Daviault peut-il dire à C. Massicotte que l`arme qu`il lui montre n`est pas celle qui nous concerne et que le lendemain (28 juin 96) Me Daviault dit à M. Thibeault que c`est une arme semblable à l`arme de M. Dupont qu`il lui montre ?
Pourtant une seule arme a été cotée comme Exhibit C-39, comme étant celle de M. Dupont en 1969.Dans le sommaire de la C.L.L. (3e page) Il est dit : L`identification des cartouches à l`intérieur du révolver n`est pas certaine. Par ailleurs, selon les policiers de l`époque (Trois-Rivières), il ne peut s`agir que de cartouches de plomb, les pointes chemisées n`étant pas utilisées dans le service.
Voir rapport du patron de la balistique M. Yvon Thériault du département de la police scientifique de Montréal du 10 novembre 1969 : C. Massicotte nous remettait les exhibits suivants : Un révolver Colt .38 spc. et une douille et 5 cartouches à pointe chemisée (2).
*** Réflexion de la famille Dupont ***D`après nous le chiffre (2) après le mot chemisée signifie exhibit no 2 et que d'après la description du révolver Colt .38 spc., M. Thériault aurait dû inscrire (1), ce qui aurait signifié ; "Exhibit no (1)" pour le révolver.
Dans le témoignage de Fernand Thibeault le 28 juin 1996 :
Pp 123-124
Q.: Quel type de balles `vous utilisiez en 1969 l`exemplaire de `Tête chemisée` ou l`exemplaire "Tête de plomb" ?
R.: D`après moi c`est l`autre (tête chemisée).
Q.: Vous dites "D`apres moi c`est l`autre", vous indiquez tête chemisée, là ?
R.: Oui, je suis plus sûr de celle-la.
Dans le témoignage de Fernand Gendron, le 27 juin 1996 : Aucune question des procureurs de la Commission lui a été posée pour la sorte de balle que les détectives utilisaient ?
Dans le rapport de Clément Massicotte du 17 novembre 1969 il est écrit :À la section des expertises balistiques (Montréal) le 10 novembre j`ai remis un révolver Colt .38 spc série 61192 M. L. W. à M. YvonThériault ainsi que cinq (5) cartouches et une (1) douille. À mon retour de Montréal, la balle n`étant pas dans le corps de M. Dupont, moi et le capitaine-détective Gagnon l`avons trouvée à la hauteur du volant dans le dossier. Le 12 novembre 1969 j`ai retourné à Montréal pour remettre le projectile.
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