L’électricienne.
L’atelier était immense, sans aucune colonne et avec une hauteur libre de 6 mètres. ! Dix neuf hommes de métier ---menuisiers, peintre, plâtrier, mouleurs—y fabriquaient des décors pour un producteur de cinéma; des châteaux immenses réduits à la grandeur de maison de poupée, des navires à voiles ou à vapeur, de fausses automobiles anciennes, des murailles de Chine ou de château…
Les mois précédents, les ouvriers avaient trimé dur et un conflit syndical larvé avait diminué grandement la productivité de l’équipe. Cet après-midi on voterait probablement la grève, à une assemblée prévue pour 14 heures.
Pour ajouter à l’atmosphère tendue qui régnait dans l’immense bâtisse, une rangée complète de plafonnier au quartz ne fonctionnait pas, et pour ajouter au malaise, le conditionneur d’air était aussi actif qu’une pierre au milieu du désert.
La température à l’extérieur avoisinait les 37 degrés alors qu’une pluie tropicale tombait depuis le milieu de la nuit. Dans l’atelier, l’air bouillant et humide était irrespirable, et les hommes, même s’il n’avait pas le cœur à l’ouvrage, suaient même en travaillant au ralenti.
Pour encourager ses hommes, Jean, le surintendant, vint annoncer qu’il avait mander un électricien qui réparerait sûrement sans difficulté le climatiseur, puisque la panne de lumière et de climatisation devait sûrement être liées.
Les ouvriers répondirent à ses encouragement par des grognements qui en disaient long sur leur état d’esprit.
Il était 10 :30 quand enfin la camionnette d’un entrepreneur électricien s’arrêta dans l’allée près du bâtiment. Jos, un des ouvriers, habitué de regarder sans être vu par les fenêtre teinté du local, resta bouche bée.
L’extérieur du bâtiment, qui avait la forme d’une gros cube, était recouvert de vitre teinté paraissant totalement noir; seuls quelques vitrages ouvraient sur l’intérieur. De l’extérieur, donc, les murs semblaient complètement opaques et lustrés de noir. Il était d’ailleurs fréquent que des gens se servent des murs comme de miroirs pour s’assurer de leur apparence.
Quand la portière de la camionnette s’ouvrit, ce fut une femme qui descendit. Elle avait, comme le veut la sécurité sur les chantier, un casque dur et des bottes de travail…mais elle portait des short en denim qui provenaient d’un jeans coupé très court et mal attachés, et une blouse blanche courte attachée par un nœud juste sous les seins. Le menuisier eut à peine le temps de l’apercevoir qu’elle attacha sa ceinture d’outil et courut vers la porte d’entrée faisant ballotter avec vigueur sa poitrine plantureuse.
Il se tourna vers ses camarade et voulut annoncer sa vision céleste quand la porte s’ouvrit pour la laisser passer.
Elle s’arrêta quelques secondes pour s’orienter et avisa rapidement le bureau de la direction au fond du local, et s’y dirigea à pas décidés, ce qui faisait valser ses seins d’une manière indécente.
Les ouvriers s’arrêtèrent de travailler un à un et après quelques secondes tous les yeux furent fixés sur la visiteuse.
Liliane, puisque c’était son nom, mesurait un peu plus qu’un mètre quatre-vingt, elle avait une poitrine très généreuse, la taille bien marquée et de très belle jambe. Elle portait une blouse blanche très courte attachée par un nœud qui mettait bien ses seins en évidence, d’autant que la pluie avait rendu le matériel transparent par endroit…Son short provenait d’un jeans coupé si court qu’il laissait voir le bas de ses fesses, et qu’il faisait s’interroger sur le peu de tissus qu’il devait rester entre les jambes. À l’avant, le bouton de ceinture n’était pas attaché et la fermeture éclair n’était remontée qu’à moitié, ce qui laissait voir son ventre presque jusqu’au mont de Vénus.
Elle portait sa lourde ceinture d’outil comme les cowboys jadis portait leur Colt : suspendu à la hanche gauche, le sac d’outil pendant bas du côté droit. La ceinture du short était coincée sous cette ceinture d’outil du côté gauche et c’est ce tout ce qui empêchait ce reste de jeans de tomber…
Quand elle frappa à la porte du directeur, l’atelier était complètement silencieux. Elle entra et la conversation fut courte. Pendant ce temps, les hommes, se regardaient un par un n’osant parler ou bouger de peur de faire disparaître cette vision de leur mémoire, de s’éveiller de leur rêve.
Elle ressortit bientôt et marcha vers le centre de l’Atelier pour vérifier quelles lampes du plafond ne fonctionnaient pas, puis se dirigea du même pas décidé vers la chambre électrique et en ressortit rapidement, feignant de ne pas remarquer toutes les paires d’yeux fixés sur elle.
Elle avisa un longue échelle apuyé sur un des murs et se mit en devoir de la déplacer. Quatre ouvriers arrivèrent au trot pour lui demander où ils devaient la placer. D’une voix douce qui contrastait avec sa démarche , elle leur donna instruction de l’appuyer sur une des poutrelles de 5 pieds du plafond, près de la boîte électrique qui y était fixée.
Et elle fit ce que tous les hommes rêvait qu’elle fasse : elle grimpa à l’échelle. Il ne restait de son short, entre les jambes, que la couture triple de l’ancien jeans, et à peine assez de tissus pour justifier cette couture…
Cette fois les ouvriers ne se contentèrent plus de regarder sans bouger. Ils s’approchèrent et apprécièrent la vision angélique!
Liliane ne jeta aucun regard en bas. Elle dévissa tant bien que mal la sécurité de la boîte électrique et ouvrit la porte toute grande. Elle se retrouvait ainsi dans une position très inconfortable et décida d’améliorer son sort. Elle plaça ses pieds sur le rebord inférieur de. deux poutrelles distancé de quatre pieds et se pencha vers l’avant pour pourvoir travailler à son aise. D’en bas la vue était imprenable. Elle n’avait qu’une minuscule bande d’étoffe entre ses jambes très largement écartés, et comme elle était penchée vers l’avant, sa blouse, très lâchement attachée, laissait voir ses seins dans toute leur opulence. Elle s’agita un peu, chercha un peu dans son sac d’outil, se pencha de nouveau et d’avantage vers l’intérieur du panneau et à se moment le nœud de la blouse céda. Sans jamais regarder en-bas, elle se redressa, rattacha la blouse, mais d’une fa^con aussi lâche qu’avant et reprit son boulot dans le panneau.
Les hommes trépignait, quelques uns avaient une érection suffisamment important pour qu’elle soit bien visible malgré les pantalons de travail, d’autre restait immobile et la bouche ouverte. Le surintendant, cherchant la cause de l’arrÊt complet du travail s’approcha, et dit : « Il y a du travail. Qu’est-ce que vous regardez tous » et sa voix s’éteignit quand il jeta à son tour un coup d’œil au spectacle aérien. Il est, ainsi de certaines cause de l’arrêt des travaux que même un surintendant comprend…et ne peut empêcher.
L’électricienne ferma enfin le panneau et descendit l’échelle à la façon des marins, c’est à dire en se laissant glisser les pieds sur les longerons de l’échelle. Elle fut en bas si rapidement que les dix-sept ouvriers qui l’admiraient n’eurent pas le temps de cacher leur voyeurisme, ou de retourner à leur poste de travail. Elle les regarda longuement avec un magnifique sourire, et finit par dire : « Voilà, vous aller pouvoir travailler, le conditionneur va fonctionner ».
Les hommes se mirent à applaudir très fort et à dire merci, et à applaudir encore. C’eût été à un spectacle, les critique auraient parlé d’une ovation debout. Mais ce n’était pas pour le conditionneur qu’ils avaient complètement oublié, qu’ils applaudissaient mais pour le spectacle.
Personne ne s’avança vers Liliane pour la toucher ou pour lui faire des avances. Elle était trop grande, trop belle, trop bien sculpté, trop nue, trop impressionnante. Elle était pour ces hommes comme un fantasme, comme une merveille qu’il ne faut pas toucher, qu’il ne faut pas modifier.
Les hommes admirèrent et le spectacle était encore meilleur. La-haut, Liliane avait mal attaché sa blouse et le nœud était beaucoup trop haut, laissant voir presqu’un sein entier et la moitié inférieur de l’autre. La fermeture éclair du short était complètement ouverte et, comme la ceinture d’outil avait aussi descendu, on apercevait une partie des poils publiens.
Elle se dirigea vers la chambre électrique, pendant que les hommes regardaient onduler ses fesses à moitié nues…elle ressortit presque aussitôt, accompagnée de l’éclair provoquée par les lampes qui s’allumaient et par le ronron tant attendu du conditionneur.
Nouveau tonnerre d’applaudissement, mais cette fois elle rougit, et salua…puis prenant conscience de son habillement, replaça sa blouse et leva sa fermeture éclair en lançant un large sourire à ses admirateurs. Elle ouvrit la porte du bureau du directeur pour dire un « C’est fait » court et rapide et se dirigea vers la sortie, en , semblait-il aux hommes, tortillant de l’arrière train de façon tout à fait indécente.
Le silence fut soudain rompu dans l’atelier. Tout le monde parlait en même temps…tout le monde avait vu quelque chose que les autres n’avaient pas vu…jusqu’à ce que Joe, qui déjà était retourné près des fenêtres, crie par-dessus la cacophonie : « Hé! Les gars, venez voir, vous ne me croirez pas… »
Dehors la pluie était plus forte que jamais. Il pleuvait à torrent. Liliane avait mis sa ceinture et son casque dur dans un compartiment à l’arrière du camion. Elle était sous la pluie, ses cheveux longs défaits commençaient de coller à sa tête et son visage. Sa blouse blanche était presque transparente…elle tenait son short détaché d’une main et semblait jouir du rafraîchissement apporté par toute cette eau qui lui tombait dessus.
Elle vit un peu plus loin, qu’une gouttière déversait une masse importante d’eau sur le pavage près de son camion et s’y dirigea. Elle se plaça sous la chute d’eau et ferma les yeux. L’eau frappait ses seins et elle souriait, semblant grandement jouir du massage. Ses mamelons se gonflèrent et la pointe de ses seins devint en érection. Elle laissa tomber sa blouse qui déjà n’était retenu que par ses avant bras. Elle tordit gentiment ces pointes de chair durcies et les sensations que cela lui apporta lui firent perdre contact avec la réalité. Elle ferma les yeux et s’abandonna pour quelques minutes à ses caresses. Elle oubliait le lieu, l’heure ou les conséquences…Elle désirait maintenant plus de plaisir, de plus profondes sensations.
Elle changea de position, avançant son ventre et tenta de faire entrer l’eau dans son short ouvert. Elle ne réussit qu’à échapper le vêtement mais ne fut pas satisfaite et après différents essais, elle regarda partout autour pour s’assurer que personne ne pouvait la voir, ignorant bien sûr que ce qu’elle prenait pour un mur noir lustré était en fait une série de vitre derrière les quels dix huit paires d’yeux, et la caméra digital du surintendant, la surveillaient. Elle se coucha par terre sur le dos et se plaça pour recevoir la chute d’eau au bas de son ventre.
L’effet était sublime. Une masse d’eau frappait sa vulve par vague comme si un homme la pénétrait. De ses doigts elle ouvrit ses lèvres et le martèlement de l’eau se mit à faire vibrer son clitoris comme si ce mouvement de vibration ne venait de nulle part et de partout à la fois. La pluie intense lui massait doucement le visage, les seins, le ventre…tout son corps se mit bientôt à se tordre et à vibrer, et enfin ses cris de plaisir se perdirent dans le bruit de toute l’eau qui se déversait du ciel et de la gouttière.
Elle s’assied enfin, sembla reprendre ses esprit, réalisa qu’elle était complètement nu dans une allé de service en plein quartier industriel, et courut vers la cabine de son camion, en emportant son short et sa blouse.
Elle enfila un chemise de travail bleue qui traînait sur le siège et démarra en trombe.
L’assemblée pour le vote de grève eut lieu cet après-midi là. On y discuta de la blouse indécente de l’électricienne; on y parla beaucoup de la compétence qu’elle avait à réparer si rapidement le problème électrique relié au conditionneur; on tenta d’estimer les mensuration de l’électricienne; on jasa aussi de son short qui en fait ne cachait rien du tout; on discuta fort des seins de Liliane; on fit mÊme une espèce de table ronde sur la provenance de pareille héroïne…personne, personne ne se souvenant du nom de la firme pour laquelle elle travaillait, le nom paraissant pourtant en lettres de 30 cm sur les côtés du camion.
À 17 hres, l’assemblée prit fin. Il n’y aurait pas de grève, on ne trouvait plus la raison qui avait poussé à cette assemblée. À 17 :30 le directeur était au téléphone avec un de ses amis : « Elle a été splendide; c’est la plus belle fille que je n’ai vue de ma vie (…) non, non, elle a trouvé tout de suite et a reconnecté (…) elle avait l’air d’une vraie électricienne (…) les gars en sont encore malades (…) elle coûte très cher , mais je paye joyeusement (…) non il n’y aura pas de grève (…) oui je sais et c’est pour ça que je paie (…) tu vas me la faire rencontrer? merveilleux! (…) t’aurais du voir son spectacle dans l’allée; elle a été sublime. J’y ai cru, j’étais sûr qu’elle jouissait vraiment (…) ah! Oui tu crois qu’elle jouissait vraiment (…) une vraie cochonne alors!"
Père Vert
Sept 2002