De nombreuses bénévoles sont venues se taper les bretelles,
(elles aimeraient bien en avoir) à propos de tout ce qu’elles font
pour prévenir le suicide. Elles nous ont parlé de tous ces
hommes, presque tous des pères qui se suicident. (La question
qui me brûlait était
: Que comprend une femme au suicide d’un homme ?)
Je n’ai entendu personne discuter des causes du suicide qui, elles nous
l’ont expliqué, frappe en grande majorité des hommes de 20
à 40 ans, et constitue la cause première de mortalité
de cette classe de gens
.
Personne, en fait, n’a expliqué que dans un grand nombre de
cas, au moment de leur suicide, ces hommes étaient déjà
morts !
Qu’ils ne faisaient que rendre physique leur mort psychologique.
Et pourtant.
Pendant la semaine de prévention du suicide , les journaux
nous ont rapporté deux cas de suicide de père, fraîchement
divorcés qui s’étaient enlevé la vie entraînant
avec eux deux enfants. Cela faisait suite aux articles des semaines
précédentes qui rapportaient d’autres cas semblables.
Personne ne nous a dit que ces hommes avaient, à toute fin
pratique, perdu légalement le droit à tout contact significatif
avec leurs enfants, alors qu’un étranger y prenait leur place ,
qu’ils avaient perdu leur espoir de voir grandir leurs enfants dans leur
famille, qu’ils allaient être ou étaient déjà
condamnés à verser une pension alimentaire indécente
sans droit de regard de l’utilisation que leur ex en ferait, qu’ils étaient
traités comme des moins que rien par la société...
Personne n’a dit qu’ils étaient psychologiquement morts bien avant de commettre l’irréparable.
Personne ne nous a dit, que ces hommes désespérés ne trouvaient d’oreille attentive nulle part, les organisations anti-suicide étant généralement noyautées par des femmes, et personne ne nous a expliqué que la dernière personne à qui ils auraient voulu dire leur douleur et leurs frustrations étaient des femmes...
L’après-rupture est actuellement le seul organisme voué entièrement à l’aide aux pères divorcés et/ou séparés qui possède un réseau téléphonique ouvert 24 heures sur 24, et ce dans plusieurs région du Québec, le seul ou des hommes sont assurés de parler à leurs pairs...
Cet organisme, n’est pas subventionné par les instances gouvernementales,
n’étant ni de pensée unique ni de pensée
féministe. Il est dépendant
de la générosité du grand publique, et des pères
qu’il aide.
Si vous croyez que le suicide des pères a assez duré,
si vous croyez que le nombre d’orphelins est suffisant, vous pouvez
contribuer sinon de votre
temps, peut-être de votre argent.
Jean-Claude Boucher
Président, L'après-rupture
Pour
contacter L'après-rupture: http://lapresrupture.qc.ca
info@lapresrupture.qc.ca