Les papas d’aujourd’hui veulent s’impliquer avec leurs
enfants.
Des pères qui sont plus que des monsieur maman. Des jeunes hommes qui veulent être responsables de leurs enfants. La nouvelle paternité !
Et cela se passe depuis une dizaine d’années.
Des priorités différentes : De nombreux jeunes pères préféreraient passer plus de temps avec leurs enfants qu’au travail.
Les années 80 furent la glorification de la maternité…et des mères au travail ; les années 90 ont vu le début d’une tendance des hommes à prendre leur rôle de parent au sérieux.
Un mouvement qui fait boule de neige guide les hommes dans leur rôle de parent, et ce n’est pas limité aux pères célibataires.
Le travail à l’extérieur des deux parents crée à la maison un besoin croissant des pères qui doivent partager leur responsabilité entre le travail et la maison.
Une étude de l’Université Harvard publiée en mai, montre que les jeunes hommes dans la vingtaine aux États-Unis sont 7% plus disposés que les jeunes femmes à accepter une baisse de salaire pour avoir plus de temps avec leur famille.
L’étude montre également qu’il y a un nombre croissant de pères qui désirent avoir un rôle actif dans l’éducation de leurs enfants. 82% des hommes entre 21 et 39 ans choisissent une cédule de travail qui permet plus de temps avec leur famille. Ils considèrent cela comme une partie important de la composante travail.
Cela démontre un vrai changement d’attitude. Pour 89% des hommes âgés de plus de 65 ans, une bonne relation avec les confrères de travail était considérée comme le plus important. Pour 80% des hommes dans la quarantaine et la cinquantaine, un bon emploi en était un de défi de leur habileté.
Au-delà des statistiques.
En réalité, les travailleurs sociaux de premières lignes rapportent que de nombreux hommes voudraient plus de temps pour leur famille, mais personne ne semble avoir de temps pour eux. Aux États-Unis et au Canada, leurs options sont limitées.
« Les hommes qui ont besoins de conseils les trouvent difficiles à obtenir » dit Glen Cheriton, directeur de Father Craft Canada, un organisme qui offre des services de supports aux pères. « Nos travailleurs sociaux n’ont aucun entraînement aux besoins des hommes. Ils ne regardent pas les besoins des pères pour leurs enfants ni ceux des enfants pour leur père. »
Les hommes ont la tâche difficile. D’un côté, l’image des hommes violents qui ont besoin de gérer leur violence ; de l’autre, ils ne reçoivent pas d’aide parce qu’ils sont les «privilégiés ».
« C’est extraordinaire, » dit Cheriton de la situation « le traitement des hommes et des femmes dans les services sociaux est extrêmement mal équilibré. »
Les hommes sans ressource ? Pour les « batteurs de mâles », c’est un heureux renversement des rôles stéréotypés. Les conseillers, cependant, disent que la situation pourrait avoir des implications sociologiques adverses -- pas seulement pour les hommes, mais également pour leurs enfants.
D’après une recherche publiée par le U.S. Department of Health and Human Services autant les garçons que les filles ont un risque réduit de drogue et d’alcool quand leur père sont impliqués dans leur vie. (La couleur est de Grangalo)
Un plus grand degré d’implication des pères dans les activités de leurs enfants, comme prendre des repas ensemble, faire des sorties ou aider aux devoirs est associé à moins de problèmes de comportement, un plus haut degré de sociabilité et une meilleure réussite scolaire chez les enfants et les adolescents.
« Nous négligeons des choses critiques » dit Cheriton
Considérez les grossesses chez les adolescentes.
Les jeunes hommes ont souvent à combattre l’hypothèse qu’ils seront ceux qui fuiront. Ou qui « ne s’impliqueront pas ». Plusieurs qui n’ont pas d’éducation collégiale doivent tenter de correspondre au rôle de père et de pourvoyeur. Les conséquences sont souvent négatives.
L’étude de Harvard nous montre que 71% des jeunes pères accepteraient une coupure de salaire pour pouvoir passer plus de temps avec leurs enfants.
« Ils peuvent avoir une mauvaise estime d’eux même ou peu
confiance en eux même » dit Tim Paquet, un coordinateur et
conseiller au Young Father’s Program a Ottawa.
« Ils s’en sortent en ne participant pas à leurs activités
de leur famille et par la drogue »
Ils croient que la solution est de leur faire connaître ce qu’est le rôle du père, et combien un père est important pour un enfant.
« Certains sont trop jeunes pour entreprendre cette tâche sérieuse et ont besoin d’aide » dit Paquet.
Il y a 6 ans, le National Fatherhood Initiative fût fondé à Washington. Son seul but était de promouvoir la paternité impliquée et responsable.
« Aujourd’hui, nous voyons notre rôle comme des leaders de ce mouvement » nous dit Jeff Rosenberg, leur porte-parole.
Le succès de ce groupe se voit par la popularité croissante du concept. Il y a maintenant plus de 2000 programmes de paternité aux États-Unis. Autant le candidat Al Gore que George W. Bush y sont allés comme conférenciers.
Le programme est centré sur trois catégories d’hommes : ceux qui ne vivent pas avec leurs enfants et ne s’impliquent pas, les hommes divorcés qui veulent s’impliquer d’avantage et les hommes mariés qui vivent avec leurs enfants mais sont sans attache émotionnelle.
David Blankenhorn, un des pères fondateurs de la National Fatherhood
Initiative. Est le gourou du mouvement et son approche s’étend jusqu’au
Canada. Ici et aux États-Unis, son livre de 1994 qui s’appelle
: Fatherhood America : Confronting Our Most Urgent Social Problem est couramment
cité par les conseillers et les travailleurs sociaux.
Source : Bageshree Paradkar, Toronto Star -- Lifesection, 22 Juillet
2000
Traduction : Grangalo