Matriarcat
Une société est considérée comme patriarcale
si cette société reconnaît aux mâles le droit
d'exercer son contrôle sur la progéniture; une société
est dite matriarcale quand les femelles ont le contrôle prépondérant
de la progéniture.
Ainsi défini, le patriarcat a toujours été considéré
comme la base de la civilisation, puisque le matriarcat n'existe que dans
des sociétés tribales primitives.
De nombreuses études ont récemment été menées sur seize sociétés tribales d'amérique du sud qui pratiquent encore ce que le journal "The Economist" a caricaturé comme étant "des expériences de féminisme avancé". (The Economist, 30 janvier au 5 février 1999, Paternity Test)
Sans la structure familiale patriarcale, ces sociétés sont tellement violentes qu'un grand nombre d'enfants sont tués avant d'atteindre l'âge adulte.
Kristen Hawkes de l'Université de l'Utah, nous dit que les femmes
de la tribu des Aches du Paraguay ont une moyenne de dix marriages avant
d'atteindre trente ans:
La principale cause des décès chez les adolescents
dans la tribu des Aches est la violence: trois-quart des enfants de moins
de quinze ans sont tués par leurs pairs...
Quelles leçon peut-on en tirer en rapport avec notre société
occidentale?
Historiquement, nos sociétés étaient patriarcales.
Les pères avaient normalement la garde de leurs enfants si une famille
se brisait (ce qui est peu fréquent dans une société
patriarcale).
En amérique du nord, des changements légaux ont peu à
peu remplacer la présomption de la garde automatique aux pères
par la garde à la mère pendant la révolution industrielle,
parce que les pères étaient souvent absents de la vie familiale.
Ce changement vers la présomption de la garde des enfants par les mères est un changement vers le matriarcat.
Les changements sociaux prennent du temps. Pendant la révolution industrielle, les femmes étaient en générales occupées à la maison. Il y a cent ans, les familles nord-américaine comptaient encore une moyenne de sept enfants. Par la suite, le nombre d'enfants a décru, et ceci combiné à une plus grande indépendance financière des femmes a mené à une augmentation rapide du nombre de familles détruites par le divorce.
Cette tendance vers la destruction des familles par le divorce a, à son tour, mené à une augmentation de la violence.
Récemment aux Etats-Unis, les choses ont encore changées. D'après le Bureau américain des statistiques, au cour des dernières années, le nombre d'enfants de parents divorcés dont la garde a été confiée au père plutôt qu'à la mère a grandement augmenté. Pendant la même période, il y a eu une importante baisse de la violence chez les jeunes.
Même si la présomption de garde des enfants par le père est loin d'être assurée, les états américain qui privilégient la garde partagée plutôt que la garde par la mère ont déjà noté une baisse du taux de divorce.
De nombreuse études démontrent le lien existant entre une baisse de la violence chez les jeunes et l'implication du père dans la famille, et ces études vont de pair avec les statistiques de violence chez les jeunes dont le père est absent. De nombreuses autres études ont mis en relief le fait que les maternités non désirées et les crimes violents pendant l'adolescence ne peuvent être attribués ni à la race ni au niveau des revenus, mais bien à l'absence du père.
Les résultats de ces études dans ces différents domaines ne peuvent mener qu'à une conclusion: les familles stables, les enfants sécures et une société en santé n'existent que quand les hommes ont le contrôle de leur progéniture.
Traduction libre: Grangalo
Extraits de : http://www.fathermag.com