Pour qu’un changement social et technologique puisse avoir lieu, il faut que soient réunies dans la société dans laquelle il a lieu toutes les conditions nécessaires.
C’est ainsi que Léonard de Vinci pu rêver d’un avion, et ne put qu’en rêver ; trois cents ans plus tard les frères Wright purent le rêver, l’inventer et le construire. La différence entre Vinci et Wright était l’environnement social et technologique. Vinci vécut dans une société bornée et fermée à toute nouveauté et n’avait pas à sa disposition la technique nécessaire à la matérialisation de son rêve. Par contre les frères Wright vivaient à une époque qui applaudissait les nouvelles inventions, les machines bizarres, bref la modernité naissante et bénéficiaient de matériaux légers et solides, et surtout, du pétrole et du moteur à explosion.
Le mouvement féministe ne put naître qu’il y a une trentaine d’années. Après que la deuxième grande guerre put apporter aux femmes certains droits nouveaux en remerciement à leur participation à l'effort de guerre. Il fallut quand même attendre l'installation de la télévision dans chaque foyer et une plus grande tolérance ou plus grande acceptation de leur droit nouveau pour que ce mouvement puise commencer à fleurir. Le mouvement féministe ne put réellement prendre son essor avant que les médias télévisuels n’aient suffisamment d'heures d’antenne pour laisser place aux événements d'importance mineures, pour qu'enfin son message puisse atteindre les masses.
À partir du milieu des années soixante, une minorité de femmes incapables de régler leur problème de couple ou simplement leur équilibre intérieur, incapable d'accepter leur condition de femme, prirent des pancartes et descendirent dans la rue pour obtenir des droits nouveaux, et dans certain cas des privilèges que les hommes n’avaient pas, pour exiger que la société intervienne et règle leur problème personnel. Le show était excellent surtout que quelques unes ayant sans doute le génie du spectacle, arrachèrent et lancèrent leur soutien gorge comme symbole de leur libération. Les médias, toujours en manque de nouvelles spectaculaires, leur firent une couverture médiatique beaucoup plus importante que ne le méritait l'événement. On dit que dans une voiture la seule roue qui obtient de la graisse est celle qui grince ; elles grincèrent et obtinrent beaucoup de graisse. Le mouvement féministe était né ; les femmes-bougalous montèrent à bord du train vers la destruction systématique d’une société.
‘Il n’en moururent pas tous mais tous en furent frappés’ (Lafontaine)
Heureusement, toutes les femmes ne montèrent pas à bord du train et celles qui brillaient par l’intelligence du cœur le regardèrent passer bouche bée. Elles n’avaient rien à dire, elles n’avaient rien a réclamer … les gens heureux n’ont pas d'histoire.
Les multinationales, les commerçants, les vendeurs de rêves de tout acabit étaient sur les quais de la gare. Ils virent là l’occasion rêvée de commercer, de vendre, de s'enrichir.
La femme traditionnelle restait à la maison, prenait soin de son mari, tentait au mieux d'éduquer ses enfants, économisait l’argent du couple mais n’était pas une bonne consommatrice (du mot con, sommatrice qui dort) ! On vit apparaître à la télévision surtout, et dans tous les médias publicitaires, l’image de la femme au travail, de la femme d’affaires, de la femme autonome, de la femme libérée…C’était l’héroïne, le modèle à suivre, et la femme mère de famille disparut à jamais des schémas sociaux normaux ; Personne n’y vit la femme qui se laisse avoir par les vendeurs de rêve, la femme qui abandonne sa propre nature pour suivre les schémas anti-nature... Personne n’y vit la femme exploitée par les multinationales de la mode, des produits de beauté, de l’automobile….
Trop de femme hélas ! se laissèrent séduire par ce rêve d’émancipation facile par la boite à lunch. Elles rejetèrent leur châle, délaissèrent leurs chaudrons, jetèrent leurs enfants dans n’importe quelle garderie et joignirent les rangs du monde du travail, rejoignirent le groupe des femmes à yeux de morue séchées au soleil!
Pour ce faire, et pour le faire dans une relative sérénité, elles se devaient d'abandonner ce qui fait que les femmes sont supérieures aux hommes, ce qui fait que la femme est l’avenir de l’Homme : l’intelligence du coeur. Elles devinrent peu à peu et sans trop sans rendre compte, une mauvaise copie du genre masculin. Voulant briller par l’intelligence de la tête, elles se mirent à travailler d'arrache-pied pour réussir dans des métiers où elle n’avait aucune chance de briller.
Elles ne s’aperçurent pas qu’elles doublaient leurs tâches, augmentaient leur stress et y perdaient parfois leur santé, et presque tous leurs privilèges…
Pour ajouter, l'insulte à l’insolence, celles qui avaient comme mission, de par les lois naturelles, de donner la vie, devinrent même soldates avec mandat de tuer.
L’ensemble de la société emboîta le pas et leur donna de plus en plus de place. Elles obtinrent des droits et privilèges que les hommes n’avaient pas et c’est ainsi que notre société devint sexiste.
Les femmes voulurent devenir policières mais ne rencontraient pas les normes reconnues universellement et qui font qu’un policier peut et doit imposer le respect, parce qu’il est la force de la justice d’un pays…Qu’à cela ne tienne ! On abaissa les normes jusqu’à ce que la majorité des femmes puissent devenir policières. Aujourd’hui, la force de la loi est représentée par des jeunes femmes de 110 lbs qui conduisent les grosses voitures de police en regardant par-dessous le volant !
Des tas d'organismes publics, sous prétexte de justice sociale, inventèrent des quotas d’emplois de femmes pour paraître équitable envers les femmes. Peu importe que le quota soit rempli par des femmes incapables de faire le travail ! On aura 50% de femmes à notre emploi et tout paraîtra beau.
Le ridicule ne tue pas !
Ce grand théâtre des femmes déguisées en homme eut des conséquences prévisibles dont personne n'osa parler. La plus importante fut le transfert massif des enfants en bas âge de la maison, de l'affection de la mère, de la sécurité affective, vers la froide garderie, l'insécurité affective,. le développement psychologique anarchique… sans mentionner la ribambelle de maladies contagieuses causée par la promiscuité des ces enfants en bas âge qui ne possèdent pas les anticorps qu’il faut pour la vie en société.
Nous pouvons voir aujourd’hui la hausse vertigineuse du suicide chez les ados, des fugues, des drogués correspond presque parallèlement (avec un délai d’une quinzaine d’années) à la hausse vertigineuse à l'abandon des enfants en garderie par leur mère soudain devenue des presqu’hommes, soudain libérée par la boîte à lunch, soudain émancipée.
Nous pouvons voir aujourd’hui le nombre effarant de mères monoparentales (entre 150,000 et 200,000 à Montréal seulement) abandonnées par des hommes déçus qui avaient cru trouver une compagne pour les aider dans leur recherche de l’intelligence du coeur.
Toute cette mascarade a créé des vides dont la nature
a horreur. En manque d'affection, en manque de compréhension
humaine, en manque d'intelligence du cœur, les hommes se mirent à
chercher ailleurs. Ils trouvèrent pour une part dans l’homosexualité
et les hommes d’une sensibilité toute féminine une espèce
de pauvre remplacement; ils trouvèrent dans les agences d'escortes
des femmes ou (en tout cas paraissant être des vraies femmes) prêtes
à échanger des relations sexuelles mais surtout, et tous
les reportages le confirment, des relations affectives pour des prix exorbitants.
Les agences d’escortes prolifèrent et la demande dépasse
grandement l’offre comme en témoigne le prix élevé
des services. Incapable d’avoir une discussion constructive sur ses
états émotifs, ne trouvant plus dans son épouse
ou son amie l’intelligence du cœur, les hommes se mirent à se confier
à des escortes, même si pour cela leur portefeuille devait
s’amincir.
Ces mêmes femmes-hommes sont au premier rang des soldats qui combattent "parasites" du système de l’aide sociale. Elles sont les premières à blâmer ces gens sans travail, ces profiteurs du système, ‘ces pelées, ces galeux’. Elles ignorent que leur arrivée massive sur le marché du travail a poussé les plus démunis vers la poubelle de l’aide sociale.
Emboîtant le pas dans cette marche vers le brouillard social, notre gouvernement encourage, approuve et aide aux rejets des enfants par leur mère. Plutôt que d’encourager le lien mère-enfant, plutôt que d’encourager la stabilité familiale plutôt que d’aider financièrement des familles à en être, il injecte des sommes faramineuses en subventions aux garderies pour permettre aux femmes à boîte à lunch de prendre plus de place sur le marché du travail, au détriment ,bien sûr, du groupe de ceux qui en on le plus besoin : les gagne-petit.
Les statistiques nous disent, si on veut bien les lire sans tricher,
que le nombre d'emplois qui manque pour renvoyer la presque totalité
des assistés sociaux sur le marché du travail correspond
au nombre d'emplois occupés par des femmes qui ont des enfants en
bas âges qui ont un besoin criant d’une mère, une vraie, une
qui les aime, une qui en prend soin, une qui les aide à fabriquer
l'intelligence du coeur. Notre bon gouvernement préfère
payer les garderies, payer les assistés sociaux, payer les
soins médicaux des jeunes enfants en garderie, payer pour les pré,
pré, pré-maternelles et les garderies scolaires, payer les
dépenses occasionnées par les jeunes drogués, payer
pour les suicides des ados, payer pour les soins psychologiques des jeunes
adultes, payer pour le D.P.J., payer pour les dépenses judiciaires,
payer pour le combat perdu contre la drogue, payer pour la prison …
Après avoir copié le fonctionnement psychologique de l’homme après avoir rejeté leur féminité, il ne restait à ces femmes libérées qu'à faire disparaître leurs caractéristiques physiques de femme. Encore une fois, l'industrie, cette fois celle de la mode, vint leur fournir leur modèle. Les mannequins adolescents anorexiques n'ayant comme forme féminine que l'absence de testicule et de pénis leur faisaient miroiter la beauté de l'absence de sexe. Et massivement, ces femmes libérées de toute identité sexuelle se mirent au régime pour faire disparaître leurs seins et leurs hanches et pour que leur corps devienne aussi informe que leur pensée.
Reste l’espoir, l’espoir qu'après la vague il y a le ressac,
que le pendule revient toujours, que la conscience est plus forte que les
études universitaires, que l’amour triomphera, que la minorité
de femmes heureuses et sans histoire, silencieuses mais dévouées,
qu’il n’y a de bonheur qu’à donner le bonheur, qu’à donner,
pas à prendre… et que les autres, les "libérées" comprendront
quelles ont déjà perdu beaucoup, qu’elles sont en train de
perdre tout, qu’elles ont pris le train vers la nuit définitive.
GRANGALO