Le cerveau et les neurones
Notre cerveau compte 100 milliards de neurones, autant qu’il y a d’étoiles
dans notre galaxie. Comme n’importe quelle cellule, le neurone est
composé d’un noyau contenant ses gènes, d’une pléthore
d’outils spécialisés et d’une double enveloppe de graisse,
la membrane, sorte d’agent des douane entre la cellule et le milieu extérieur.
Les neurones sont des ‘bêtes de communication’. Chaque neurone
est doté d’un long prolongement, l’axone, par lequel il émet
la plupart de ses messages et qui se divise en une foule de plus petites
branches, les dendrites : un même neurone peut en compter des milliers,
voire des dizaines ou des centaines de milliers. Les points
de contacts entre les neurones, les synapses, sont donc légions,
et ce qui fait la richesse—et l’infinie complexité—de ce réseau
de réseaux qu’est le cerveau. Nous avons de cent mille à
un million de milliards de synapses.
Avant la naissance, alors que le cerveau est à peu près aussi gros que le reste du corps, le programme génétique qui orchestre sa mise en place fonctionne frénétiquement, à la cadence de plus de 15 millions de nouveaux de neurones par heure.
L’enfant commence alors à modeler son cerveau en bougeant, en
expérimentant in utero des sensations comme le toucher et la position
dans l’espace…
Et , surtout en entendant : le battement du cœur de sa mère, sa respiration, sa voix, d’autre son et bruits, que ce soit de la musique ou la caresse d’une main sur le ventre rond
Vers la 29eme semaine de grossesse, une partie du système auditif adulte est en place. L’enfant reconnaît la voix de sa mère , il distingue le pattern de sa langue.
Nous venons au monde avec trop de neurones. Le cerveau se construit par excès et erreurs. Tellement qu’il doit, dès la vie fœtal et pendant les premières années après la naissance, procéder à un élagage : dans la forêt des neurones et de leurs ramifications, qui bourgeonnent, ne seront conservés que ceux et celles qui sont utiles et , surtout, effectivement utilisés.
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La science, enfin, rejoint la réalité de la tradition!
Les anciens savaient tout cela, et l’exprimaient fort simplement quand
ils conseillaient aux femmes enceintes de vivre dans le bonheur, d'éviter
les endroits trop bruyants, d'aller voir de belles choses. Le fœtus
de 7 mois ressent déjà les émotions de sa mère,
entend ce qu’elle entend et surtout vibre en harmonie avec elle.
Son développement intellectuel (et affectif) est en grande vitesse. Le petit cerveau en construction commence à percevoir les sons et les émotions et à les classer, les analyser. Déjà il commence à programmer sa vie futur à partir de ce qu’il commence à acquérir.
Nous nous éloignons déjà à grand pas de la pensée unique qui voudrait (lire : souhaiterait) que le fœtus ne nécessite qu’une bonne alimentation de la part de sa mère, et qu’à part ça, c’est la vie habituelle.
Déjà, il a besoin de sentir qu’il est bienvenue dans le monde et que quelqu’un prendra soin de lui, qu’il est important pour quelqu’un, qu’il sera aimé.
Son cerveau en construction met tout en place pour qu’il puisse toujours tout comprendre de ce qui lui arrive; émotions, sons, impressions, mouvements…
Il n’aura pas à former son intelligence; il aura en fait à s’en servir pour ne pas la perdre.
En fait, ce petit être a besoin de trois chose pour devenir un être humain à part entière, un Homme de demain, qui pourra être un apport important pour la société future :
1. Alimentation saine, pour que son physique puisse suivre son développement
intellectuel et affectif (car le physique suit le mental et non l’inverse,
comme plusieurs veulent bien croire)
2. Sécurité affective, pour libérer son cerveau
de la tâche envahissante de s’assurer que quelqu’un l’aidera, prendra
soin de lui, l’aimera
3. Environnement intellectuel riche, pour que son intelligence soit
occupée et qu’il puisse ainsi la conserver, l’entraîner et
l’ordonner
Alimentation
La pensée unique a depuis belle lurette oublié la tradition, et la science qui possède les données tente bien timidement de fournit aux nouvelles mamans les règles les plus élémentaires de l’alimentation du jeune enfant.
Dans cette société de la maigreur idéalisée, de la beauté à image de maladie, les femmes, craignant de faire de leurs tout-petits des obèses, utilisent les balises d’alimentation des adultes, pour nourrir leurs enfants.
Par dessus cette stupidité se greffe toute sorte de théorie plus loin les unes que les autres de la logique la plus élémentaire.
On nourrit les nouveau-nés avec du lait formule et on essaie tant bien que mal d’intégrer selon des normes fofolles l’alimentation solide un jour ou l’autre. D’autre, farcis de la supposée tradition, prétendent que le bébé doit rester accroché aux seins de sa mère jusqu’à ce qu’il puisse lui dire lui-même qu’il en a marre et qu’il veut manger.
L’alimentation du nouveau né est pourtant si simple (il est vrai que quand c’est simple, on a plus de malheur à raconter et que personne ne nous plaint plus)
Le nouveau-né doit être au lait maternel de sa mère (ou à défaut au lait de vache coupé d’eau pour le rendre semblable à celui de la femme ) jusqu’au poids de 10 ½ 11 livres (5kg) après quoi il devra commencer la nourriture solide. Ce n’est pas une question d’âge, mais de poids corporel…Et le petit exprime clairement sa faim ou sa soif : s’il crie, qu’il est propre, qu’il n’a mal nulle part…alors c’est qu’il a faim et c’est l’heure de manger ou boire. Pas besoin d’horloge, pas besoin de recommandations, de règles générales ou particulières. Le bébé sait s’exprimer fort et clair et la maman doit écouter un peu et cesser de penser que ce petit qu’elle tient dans ses bras est moins futé qu’une plante ou un insecte.
Par la suite, et pendant toute son enfance, il ne lui faut surtout pas un régime pour obèse. Il doit croître et bouger et pour lui, c’est une besoin important en aliments riches…pas des céleris et des carottes crus.
Sécurité affective
Ceci étant dit, l’importance de l’alimentation est bien secondaire en rapport avec la sécurité affective, car les meilleurs aliments du monde seront mal digérés et surtout mal assimilés si le bébé est insécure, stressé…
La naissance est un choc terrible pour ce petit être; il perd soudain tout contact avec sa mère, n’entend plus son cœur battre, sa voix, sa chaleur…Il a peur.
Son cerveau, malgré son immense potentiel, ne lui permet pas de comprendre que sa mère continue d’exister quand il ne la perçoit plus…s’il ne l’entend pas, elle n’existe plus et il se mettra alors à crier pour essayer de la faire revivre…ce qu’il réussira généralement!
D’où l’importance de toujours répondre à ses appels, non pas pour lui donner quelque choses mais souvent juste pour le rassurer, lui montrer sa présence. L’enfant connaît la voix de sa mère depuis le 7eme mois de grossesse et il n’acceptera pas facilement de remplacement…Sa sécurité, sa chaleur, son confort, c’est sa mère. Petit à petit, il apprendra qu’elle continue d’exister même quand il ne la voit pas, puis plus tard même quand il ne l’entend pas. Mais il restera dans l’insécurité toute sa vie, si sa mère disparaît trop longtemps quand il est tout petit.
S’il ne peut compter sur la présence de sa mère quand il a peur, s’il ne peut se fier sur elle, si elle l’abandonne…sur qui pourrait-il compter, à qui pourrait-il se fier, qui sera fidèle plus tard, et ce même à l’âge adulte?
Environnement intellectuel riche
Libéré du stress et de la peur par la présence de sa mère, l’enfant disposera de tout son potentiel cérébral pour développer ses facultés cognitives et son intelligence : c’est une condition sine qua non.
Pour en faire un enfant doué (surdoué), il ne restera plus qu’à lui fournir un environnement enrichi. Bien grand mot qui veut dire, le traiter comme ce qu’il est : un petit homme intelligent qui a la capacité de tout comprendre et de tout apprendre mais qui ne connaît encore rien..
D’abord, lui parler, en langage d’adulte. Bien sûr, il a la capacité d’apprendre en même temps, ou à la suite plusieurs langage. Mais il est ridicule de lui parler un langage enfantin, primitif, qu’il devra apprendre, et de lui faire apprendre la vraie langue plus tard. Avec la même énergie, il pourrait apprendre le français et l’anglais, ou n’importe quelle langue seconde.
Lui parler et encore lui parler. De tout et de rien, de ce qu’il fait,
de ce qui se passe autour de lui, de la pluie, et du beau temps.
Et avec cette pluie de mot, il enrichira son vocabulaire, trouvera lui-même
les règles qui régissent sa langue maternel, deviendra curieux
(de quoi lui parle-t-on?), et apprendra à son tour à utiliser
un vocabulaire riche et précis.
Les enfants trouve par l’usage les règles du langage; ainsi, l’enfant sait que quelqu’un qui marche est un marcheur, quelqu’un qui chanteur est un chanteur, et il inventera lui-même les autres termes.. Ainsi il arrivera à la conclusion juste que quelqu’un qui peint est un peinteur, et alors il apprendra les exceptions à la langue
L’environnement riche sera une chose normal et ordinaire pour les parents à partir du moment où ils considéreront que l’enfant peut apprendre, qu’il n’est pas un infirme du cerveau. Un enfant de 16 mois devrait pouvoir facilement reconnaître les 26 lettres de l’alphabet et les 10 chiffres. Vers 18-20 mois, il devrait pouvoir lire des syllabes simples et vers 2 ans il saura lire des mots dont les syllabes ne sont pas des exceptions orthographiques.
Vers deux ans il saura également compter jusqu’à 10 objets et additionner les nombres plus petits que 10..
Il sera un enfant normal; les autres, que notre société
à pensée unique considère normaux, sont des arriérés.
Grangalo