Les B.S








Les bénéficiaires de l’aide social sont des gens comme les autres…en général.

Certains n’ont d’autres choix que d’en être parce que leurs conditions physiques ou mentales ne leur permettent carrément pas de gagner leur vie de façon raisonnable.

D’autres en sont parce qu’ils ne trouvent pas temporairement de façon de gagner suffisamment d’argent pour vivre.

D’autres enfin en sont par choix, par profession, parce qu’ils adorent la vie que ces allocations provenant des taxes payées par les travailleurs leur procurent.

Ceux-là ont décidé que la société de l’avoir ne les intéressait pas, qu’ils pouvaient être heureux avec peu, sans trop d’effort, avec la liberté de faire ce qu’ils voulaient de tout leur temps, sans  auto, boulot, dodo…

Et puisque mathématiquement parlant les emplois sont en nombre limités et qu’il devra y avoir, aussi longtemps que le nombre d’emploi n’égalera pas le nombre de travailleurs disponibles, des gens sans emploi et sans revenu d’emploi, ils font le choix d’être de ceux qui sont sans emploi…et ce, de façon permanente.

Et, mathématiquement parlant également, puisque les allocations nettes sont supérieures aux revenus d’emplois nets, (au salaire minimum, seuls emplois qu’ils pourraient occuper), ils choisissent les plus gros revenus, donc les allocations d’aide social.

En effet, au salaire minimum, soit moins de 6.90$ de l’heure et à raison de 40 hres par semaine, un emploi rapporte aux alentours de 1200$ par mois, mois les déductions à la source, moins les dépenses de transport, moins les repas ou collations prises à l’extérieur de la maison, moins le coût de l’habillement supplémentaire, donc beaucoup moins que les allocations de B.S. pour une famille…. Alors, prestataires peut-être, mais pas fou !

Certaines gens sont malheureuses au travail et heureuses sur le BS.  D’autres, c’est le contraire…
Alors pourquoi prendre toutes sortes de mesures incitatives pour envoyer les BS sur le marché du travail, sachant très bien que le résultat net sera que d’autres qui sont sur le marché du travail iront grossir les rangs des assistés sociaux. Les ex-B.S. seront malheureux et les ex-travailleurs seront malheureux…

Je parle à travers mon chapeau…Voyons voir.  Les programmes de retour au travail, tel que les subventions ciblés, ne font rien d’autres.  Ils encouragent les employeurs à engager des BS en recevant une subvention…Ils vont donc mettre à pied, (ou éviter d’engager des travailleurs ordinaires) pour privilégier les assistés sociaux munis d’un Bon d’emploi qui leur donnera droit à ces subventions.  Et tout le monde sera malheureux : les B.S. devront travailler, les travailleurs se retrouveront sur l’aide sociale, les payeurs de taxes seront plus pauvres ; seuls les employeurs y trouveront leur compte.

Y a-t-il quelqu’un qui va enfin poser la vraie question : pourquoi est-ce comme çà ?

Et ne me répondez pas que c’est parce que le gouvernement est trop pourri pour créer des emplois…Les gouvernements ne créent jamais d’emploi !

C’est comme ça parce que comme société nous le voulons.

En roulant dans des voitures japonaises, nous créons des emplois au Japon et des chômeurs chez nous…

En marchant dans des chaussures italiennes, nous créons des emplois en Italie et des chômeurs chez nous…

En mangeant des pommes importées du Chili, nous créons des emplois au Chili et des chômeurs chez nous…

En prenant nos vacances aux États-Unis nous créons des emplois aux États-Unis et des chômeurs chez nous…

En subventionnant les garderies, nous donnons des emplois à des femmes qui devraient être chez elles en train de fabriquer les hommes de demain, au détriment des plus démunis qui se retrouvent à l’aide sociale…

En permettant aux rentiers d’occuper des emplois, nous privons les jeunes d’emplois rémunérateurs et nous les mettons sur la liste d’attente de l’aide sociale…

En favorisant les familles à deux emplois, nous privons d’un emploi un chef de famille qui en aurait bien besoin et qui se retrouve à la poubelle du BS avec les siens…

On a les gouvernements qu’on mérite, et on a la société qu’on choisit d’avoir…

Et cessons de blâmer, le meunier, son fils et l’âne…

GRANGALO
 
 


Cliquez Home si vous n'êtes pas déjà dans Dissidence