L’avoir

Les bougalous de la pensée unique n’ont bien compris qu’une partie du système économique dans lequel ils vivent.  Ils savent qu'ils vivent dans une société de l’avoir et non dans une société de l’être.

Ils s'ennorgueuillisent de ce qu’ils possèdent, mais oublient, ou préfèrent oublier et faire oublier ce qu’ils sont.

Souvent, hélas ils ne sont pas grand chose et ont peu. Alors, ils achètent à crédit tout ce qui peut leur procurer un statut social : auto (de préférence japonaise), beaux atours, et belle résidence.

Toute leur énergie, et leur argent y passe et ils négligent l’essentiel : l’éducation de leurs jeunes, l’enrichissement intellectuel, le bonheur de vivre.

Ils sont pollués par le désir de possession et ne s’aperçoivent même pas qu’une fois qu’ils ont acquis un bien convoité, ils n’en retirent  souvent aucune satisfaction, mais plutôt des problèmes supplémentaires.

Pris dans le tourbillon irraisonné de la consommation, ils n’ont que le temps  de gagner l’argent qui ne suffira jamais à tout payer ce qu’ils convoitent, et qui est très souvent du superflu inutile.

Est-il besoin, pour être heureux de posséder 50 paires de souliers, de rouler une voiture neuve d’avoir deux manteaux de fourrure ou quatre téléviseurs?
 

 Une semaine comporte 168 heures.  De cela il faut soustraire 56 heures de sommeil : il reste 112 heures;
 De ces 112 heures, soustrayons encore le temps des repas, ou 21 heures : reste 91 heures;
 Quarante heures de travail, reste 51 heures;
 Le temps pour aller et revenir du travail, 10 heures, reste 41 heures;
 Pour être un bon consommateur, 5 heures pour le magasinage (incluant le transport), reste 36 heures;
 Pour prendre soin de tous les biens que l’on a acquis et les gérer, mettons 5 heures, reste 31 heures;
Le repos est principalement constitué de la télévisions qui est d’environ 25 heures par semaine, reste donc 6 heures!
Six heures pour éduquer les enfants, les aimer, enrichir sa vie affective, six heures pour vivre et apprendre à être heureux , six heures pour l’amour et l’harmonie!!!


Tout ça serait sans gravité s’ils avaient compris que notre société capitaliste n’est pas une société de l’avoir mais une société du capital.

Le travail n’y vaut rien et la possession de bien matériel est un appauvrissement.

C’est le capital qui fait vivre et qui peut permettre de consommer. Et le capital travaille pour chacun s’il en possède et contre chacun s’il en emprunte.

Les intérêts payés sur les dettes enrichissent ceux qui sont du bon côté du système et garde en esclavage ceux qui sont du mauvais côté, du côté du crédit !
 

Monsieur Bougalou travaille 40 heures par semaine et gagne disons 12$ l’heure. Il gagne donc 25, 000$ par an…(moins les déductions, ça va de soi).
Monsieur Bougalou a une maison hypothéquée, une auto financée et des cartes de crédit bien remplies; il paie bon an mal an près de 5000$ en intérêt, et pour fermer son budget, son épouse doit travailler…
Monsieur Bougalou et quatre de ses semblables font vivre Monsieur Capiptal
Monsieur Capital a 312,000$ de capital investi correctement : il gagne 25,000$ par an, (avec beaucoup moins de déduction que Monsieur Bougalou)
Monsieur Capital ne travaille pas et n’a pas de dépense de transport, de repas pris à l’extérieur, de vêtement pour son travail…
Monsieur Capital n’a pas de dette, il ne perd pas bon an mal an 5000$ en intérêt payé.
Monsieur Capital peut consommer : Monsieur Capital est du bon côté du système
Le système fonctionne parce qu’il y a beaucoup de Monsieur Bougalou…incluant bien sûr, notre bon gouvernement…

Grangalo


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