La mission de la Coalition pour la défense des droits des hommes,
association vouée à la défense des hommes en
situation de rupture conjugale qui ont
été lésés par le système judiciaire,
s'articule autour de deux orientation stratégiques
fondamentales:
· La construction d’une visibilité croissante à l’échelon international, et
·
Le refus du sectarisme, en particulier celui qui consisterait à
dénier aux femmes un quelconque leadership dans
un mouvement
qui concerne avant tout, d’après nous, la défense des libertés
civiles.
Nous avons déjà expliqué
par ailleurs les raisons de ces orientations, qui me semblent évidentes.
J’aimerais ici présenter
la question sous l'angle d'une analogie
qui en fera sauter certains, mais qui me paraît révélatrice
: celle de l’apartheid qui a
sévit en Afrique du Sud jusqu’à
il y’a une décennie, et de son corollaire, la lutte menée
par le Congrès National Africain
(ANC) de Nelson Mandela pendant trente
ans.
La stratégie de l’ANC reposait
en effet sur ces deux éléments primordiaux, qui en se renforçant
l’un l’autre ont fini par
renverser un régime aussi absurde
que pénétré de son bon droit, que beaucoup pensaient
inébranlable. C’est en effet son
refus obstiné de fonder sa politique
de leadership sur l'appartenance raciale et au contraire, son ouverture
à toutes les
ethnies, qui a permis à l'ANC
de développer, pas à pas, ses appuis dans la communauté
des pays démocratiques,
jusqu’au jour où le réaménagement
de l’échiquier géopolitique issu de l’effondrement du communisme
à permis aux pays
occidentaux de « làcher
» le régime de Prétoria, avec les conséquences
que l’on sait. Comme vous le savez peut-être, on
retrouvait à la direction de
l'ANC des Anglos, mais aussi des Afrikaners. D'autres organisations, telles
que le Congrès
Pan-Africain, n'étaient pas de
cet avis et voulaient n’accepter que des gens de couleurs. L'histoire a
prouvé qu'ils avaient
tort.
Vous me direz, «Ben voyons donc,vous
exagérez, les hommes au Québec ne sont pas victimes d’un
apartheid». Ma
réponse sera la suivante : si,
à la lâcheté des politiciens en place – le masculin
est utilisé indifféremment pour les deux
sexes -, vous ajoutez les délirants
projets d’ingénierie sociale (Politique d’intervention en matière
de violence conjugale
par exemple) mitonnés par certains
groupes extrémistes – projets dont je connais suffisamment les fondements
idéologiques pour avoir croisé
quelques spécimens de leur futurs auteurs dans les années
80, alors que je militais pour
les droit des femmes, justement - alors
oui : la vision est là. Et les outils se mettent en place l’un après
l’autre – parce
que ces groupes, peut-être à
cause du désintérêt des citoyens pour la politique,
ont réussi à implanter leurs cadres au
cœur de nos institutions.
Car pour revenir à notre analogie
il faut bien comprendre que l’apartheid n’est pas sorti tout cuit un beau
matin des cartons
d’un fonctionnaire Afrikaner paranoïaque.
L’apartheid s’est construit, pierre après pierre, pendant près
de 60 ans. Sa
consolidation législative en
1961 n’a été, pour ainsi dire, que la « cerise sur
le sundae ». Le système est d’abord né de la
peur des Boers, traumatisés par
la défaite de 1902, et laissés à eux-même après
l’indépendance de 1910. Il a commencé
à montrer le bout de son nez
avec les residential legislations (1910-1924, 1943-1946), les Pass laws
et les Colour bars du
gouvernement Hertzog (1926), restreignant
la mobilité géographique des gens de couleurs et leur accès
à certains
secteurs de l’économie. Il s’est
enfin cristallisé dans la vision de celui que nombre d’Afrikaners
ont longtemps considéré
comme un héros national, voire
un bienfaiteur de l’humanité, le Docteur Hendrik Verwoerd. Et les
projets du bon docteur
n'étaient pas tellement plus
crackpots que ceux des technocrates de Québec, quand ils ont fumé
un peu de hasch
féministe-radical à une
terrasse sur les plaines d’Abraham, et nous arrivent avec des politiques
telles que celle
mentionnée plus haut.
Verwoerd a en tout cas prouvé
une chose : on peut faire accepter n’importe quoi à un pays démocratique,
sans avoir
besoin de brûler le Reichstag,
décréter les mesures de guerre ou recourir au chemises brunes,
à condition de lui faire
suffisamment peur – et cela marche d’autant
mieux que ce peuple a lui-même été victime de l’histoire
: çà vous rappelle
quelque chose? Justement, les Boer et
les Québécois ont été victime de la Couronne
Britannique, tiens tiens, les mêmes
causes pourraient-elles produire les
mêmes effets?
Certes nous n’en sommes pas encore là.
Il est encore possible à un homme faussement accusé sans
aucune preuve par
son ex-conjointe de conserver son droit
de vote, soit en signant un 810 - équivalent troublant des «
aveux préliminaires »
dans les procès staliniens -,
soit en acceptant les coûts et le stress exorbitant d’un procès
devant jury, où il sera
d’ailleurs acquitté dans 95%
des cas. Il lui est encore possible de conserver une certaine mobilité
géographique, à
condition de se trouver à plus
de 300 m du domicile familial dont il paye l’hypothèque, et où
Madame Ex soustrait ses
enfants à un droit de visite
dont les juges et la police se foutent royalement. Par contre il lui est
déjà de moins en moins
possible d’éviter la ruine de
sa carrière, puisque qu’un 810 laisse des traces qui ne pardonnent
pas – Claudel Toussaint
est là pour en témoigner
-, et que même en cas d’acquittement, tous les professionnels et
les cabinets de recrutement le
savent, « il n’y a pas de fumée
sans feu ». « Et tout çà pour rien, et tout çà
pour rien… », pour reprendre la chanson
d’Yves Montand. Pour des vies gâchées,
c’est tout.
Face à cette dérive bien
amorcée, qui gangrène déjà profondément
tous les secteurs de notre société, comme l’attestent
autant les statistiques sur le suicide
masculin que celles sur le décrochage des garçons à
l’école, ou de leur absence de
plus en plus inquiétante sur
les bancs de l’université – j’ai d’ailleurs évoqué
naguère dans une colonne du site
"l'après-rupture" le sexisme
à rebours qui sévit depuis un peu plus d’une décennie
dans ces hauts-lieux du savoir-, face à
tout cela donc, quelle est la réponse
de nos gouvernants? Toujours plus d’argent aux groupes de femmes, appellation
anodine pour une nébuleuse d’idéologues
peut-être bien intentionnés, mais au mieux mal renseignés,
et au pire
malhonnêtes, qui ont fait métier
de vivre aux crochets des contribuables en agitant mécaniquement
le spectre de la «
violence conjugale », que toutes
les statistiques ne cessent pourtant de tailler en pièces – mais
nos gouvernants ne lisent
probablement pas les statistiques -,
et dont beaucoup ne font pas mystère de la noble mission qui les
anime :
déstabiliser l’hétérosexualité
comme mode de vie (dixit Dr. Réjean Thomas), point à la ligne.
Faire toujours la même
chose, en espérant un résultat
différent, n’est-ce-pas là une définition de la folie?
Le Québec est un pays de paradoxes,
c’est d’ailleurs un peu pour çà qu’on l’aime : paradoxe,
l’attachement viscéral à la
langue, malgré l’apparent acharnement
des fonctionnaires de l’éducation à s’assurer que les diplômés
du secondaire n’en
maîtrisent pas les rudiments –
des fois qu’ils apprendraient à penser par eux-même, tsé-veudire?;
paradoxe, une société
à la fois égalitaire et
féodale; paradoxe encore, un pays où les citoyens se montrent
en général beaucoup plus tolérants
que leurs institutions – car en général,
c’est l’inverse, c’est même en partie pour çà qu’on
a des institutions -
comptez-moi les députés
de couleur à l’assemblée nationale, pour voir, ou les cadres
supérieurs noirs à Hydro-Québec.
(tiens, les quotas, çà
serait une idée, et on devrait en faire autant pour les hommes dans
l’éducation); paradoxe enfin, la
coexistence d’une identité nationale
forte, et de cette peur obsessive de ne pas en faire autant – ou aussi
bien – que « les
autres », quitte à faire…
n’importe quoi. Pas facile de passer en 40 ans du 19ième au 21ième
siècle! Le problème, c'est
que ce particularisme permet aux gouvernants
"to get away with murder" - et nous savons à la Coalition qu'il
s'agit du
sens propre.
La situation est-elle désespérée?
Bien sûr que non. Peu me contrediront si j’affirme ici que la montée
de l’ADQ dans les
sondages traduit entre autres le ras-le-bol
des Québécois, que leurs politiciens prennent depuis trop
longtemps pour des
valises. En réduisant le phénomène
à un conflit de génération, les dinosaures du PQ n’ont
fait que prouver d’avantage la
véracité de cet axiome,
et leur propre obsolescence.
Mais avant d’être l’affaire des
élus, le gouvernement est d’abord celle des fonctionnaires. Éducation,
santé, DPJ, justice,
travail, Commission des droits… quiconque
a fréquenté le milieu connaît cette mentalité
du « cercle défensif Boer », vision
paranoïaque de la menace machiste
sur les droits durement acquis des femmes, «the dreaded backlash»,
qui justifie tous
les abus et s’alimente au ressentiment
même causé par ses exactions. Je ne vois pas de différence
ontologique entre le
juge Afrikaner condamnant un ouvrier
Swazi à six mois de prison pour n’être pas rentré à
temps dans son « homeland »,
et le juge québécois ordonnant
la détention d’un père de famille pour avoir osé appeler
son ex afin de parler à ses enfants
qu’elle séquestrait. Dans un
cas comme dans l’autre, nous avons tout simplement légalisé
l’arbitraire. Dans un cas, au
nom de la survie de « l’Afrikanerdom
»; dans l’autre, au nom d’une idéologie fémi-nihiliste
déconnectée de la réalité - et je
constate que le mot « féministe
» a acquis une connotation à ce point négative que
les jeunes femmes d’aujourd’hui,
parmi les plus actives, refusent même
de l’assumer.
Or si menace il y’a pour les droits
des femmes, mes beaux messieurs et dames des ministères, ce n’est
pas au Québec,
mais plutôt là où
vos précieux arrière-trains n’auront jamais les c…s d’aller
la combattre. Là où il y’a du choléra, des
burquas et des mines anti-personnel.
Là où des soldats canadiens, des hommes, se font trouer la
peau pour défendre vos
préjugés et vos privilèges,
comme en d’autres temps… Ici voyez-vous, il n’y a que des hommes de toutes
sortes, des
beaux, des laids, des sages, des imbéciles,
mais le plus souvent d’honnêtes gens, qui ne demandent qu’à
respecter les
droits de leur compagne, de leur sœur,
leur mère ou leurs collèges de travail, et même de
leur ex. La guerre, elle est dans
votre tête… et malheureusement
aussi, en germe dans les abus que vous cautionnez.
En germe dans la haine d’abord. Cette
haine des hommes qui déferle à longueur de télé-roman,
de Lise Payette à
Virginie, galeries de portraits d’hommes
veules, lâches ou vicieux, dignes des caricatures de negroes dans
les comédies
musicales américaines des années
trente. Oui, il y’a encore des nègres blancs en Amérique,
ce sont les hommes
québécois – du moins,
ceux qui n’ont pas fréquenté « vos » écoles.
Je disais plus haut que les Québécois étaient
beaucoup plus tolérants que leurs
institutions : cela explique (peut-être) l’absence de réaction
de masse, pourtant
imaginez le tollé populaire si
Radio-Canada montrait un portrait de « noir » aussi stupide
que la majorité de nos héros de
19 heures! On ose plus, même à
la télé, à part Braithwaite bien sûr, mais lui
au moins çà lui rapporte de passer pour un
niaiseux, chacun son trip.
Haine aussi dans ces documents officiels
dont on abreuve fonctionnaires, juges et intervenants sociaux, véritable
lavage
de cerveau, tels cette "Politique d’intervention
en matière de violence conjugale", chef-d’œuvre de sexisme et de
malhonnêteté intellectuelle
sur le thème femme victime – homme violent, que Goëring ou
Goebbels n’auraient pas
désavoué, à condition
de remplacer « homme » par « juif » - notre association
a d’ailleurs dénoncé ce document auprès
des Nations Unies - ; haine encore dans
ce "Protocole de dépistage et guide d’intervention", où l’on
demande à des
employés de CLSC, à la
formation psychologique chambranlante et à l’expertise policière
inexistante, de diagnostiquer de
présumées situations de
violence conjugale à partir de questions du genre « Votre
conjoint vous a t’il déjà menacé de
vous quitter ou d’avoir une aventure
» (sic - et ici, une parenthèse : l’infirmier qui m’a communiqué
ce document est
décédé il y’a un
an; des suites, si j’ose dire, d’une erreur judiciaire avérée,
mais qui a néanmoins permis à la DPJ de le
priver de son fils pendant 10 ans; il
en est mort, ben oui. L’enfant a grandi avec une mère cocaïnomane,
à qui un avocat
qui déshonore sa profession avait
expliqué qu’accuser le père d’abus sexuel, c’était
la meilleure façon de conserver la
garde de l’enfant, et donc l’intégralité
de son BS. L’infirmier s’appelait Bernard, c’était un copain. L’enfant
est
probablement irrécupérable
pour la société). "Protocole d'intervention", cela rappelle
sinistrement le "Protocole des Sages
de Sion", document apocryphe décrivant
de supposé plans sionistes pour contrôler le monde, et produit
par les nazis pour
justifier préventivement l'éradication
des juifs.
Mais au-delà de la haine, la
guerre couve aussi sous l’injustice. De tous ces hommes qui se suicident,
parfois après avoir
tué femme et enfants, combien
ont été poussés à bout par le harcèlement
policier, la spoliation, la privation de leurs
enfants, les jugements iniques ou la
discrimination judiciaire? Ancien étudiant de l’École Polytechnique,
je fus choqué à
l’époque du massacre de Marc
Lépine d’entendre certains groupes de femmes assimiler la tragédie
à un attentat
anti-féministe. Depuis une autre
réflexion s’est fait jour : le terrorisme ne sort pas du néant.
L’Honorable Jean-Chrétien,
dans les premiers propos d’homme d’État
qu’il aie prononcé depuis longtemps, le rappelait fort justement
mardi dernier à
la télévision. Or s’il
existait, voici dix ans, un terrorisme anti-féministe, faut-il en
conclure à l’existence d’un terrorisme
féministe? La question mérite
d’être posée… peut-être Mme Greta Nemirov aurait-elle
quelques pistes de réflexion à
suggérer, elle qui voici une
couple d’années arrachait des murs du Collège Dawson les
annonces d’ateliers critiques sur le
féminisme, et que j’ai vu de
mes propres yeux tenter de noyauter une réunion de la LICRA (Ligue
Internationale Contre le
Racisme et l'Antisémitisme, l’experte
ès-femmes-victimes-de-tous-les-pays est d’ailleurs repartie la queue
basse,
vertement rembarrée par une intellectuelle
sénégalaise – ceux qui prennent les autres pour des chaises
finissent toujours
par s’asseoir à côté),
La situation des gouvernements canadiens
et québécois sur l’échiquier politique mondial se
compare à certains points de
vue à celle du régime
de Prétoria avant l’effondrement de l’Union Soviétique :
le gouvernement provincial est le rempart
d’Ottawa contre la tentation nationaliste
francophone, souverainiste ou non (désolé messieurs-dames
du PQ : plus
personne n’y croit, et surtout pas vous,
d'ailleurs avec un Québec souverain, la galère féministe
se transformerait
rapidement en enfer); moyennant quoi,
on lui accorde une certaine liberté de manœuvre. Le fédéral
jouit d’une latitude
similaire vis-à-vis de la communauté
internationale pour le certificat de bonne conduite qu’il est en mesure
d’accorder à
son puissant voisin du sud – ou encore
pour les doses de Valium qu’il est, on l’espère, en position d’administrer
en cas
d’urgence à l’occupant de la
Maison-Blanche.
Pour ceux que choque encore la comparaison
avec l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid, je tiens à préciser
que dans
mon esprit la différence est
une question de degré, mais pas de nature. Dans les années
soixante, et vue d’Europe,
l’Afrique du Sud était aussi
un « plus meilleur pays au monde », un modèle célébré
pour le continent africain. Y compris
pour les noirs, à en croire les
bourgeoises de Durban que recevait ma tante, et les enfants sud-africains
bien élevés qui
fréquentaient mon école.
Tout le monde il était beau, tout le monde il était gentil
: comme au Québec, comme au Canada.
Nous avons donc là, jusqu’à
nouvel ordre, une « bulle » géopolitique qui assure
au politiciens québécois et canadiens une
immunité relative vis-à-vis
de leurs écarts de gouvernance. Difficile de s’expliquer autrement
l’absence de sourcillement
ONUsien devant le fait que le Canada
se retrouve deux années de suite épinglé au rapport
annuel d’Amnesty International;
ou de cette position enviable de champion
du transit de drogue parmi les pays du G8; ou encore cette suite
invraisemblable d’erreurs judiciaires,
de Donald Marshall à Robert Sophomow et Roméo Filion et bien
d’autres, qui ne
dérougit pas depuis la fin des
années Trudeau. Difficile de s’expliquer également s’expliquer
la mollesse – la lâcheté? -
des juges et procureurs devant le crime
organisé, comme en témoigne encore dernièrement cette
« amende » de
775,000$, insignifiante tape sur le
poignet d’un des plus gros trafiquant de drogue de la mafia montréalaise
- ces-mêmes
magistrats qui ne balancent pas à
acculer un père de famille à la ruine ou au suicide parce
qu’une ex revancharde allègue
« qu’il lui a parlé agressivement
» (voies de fait, mon gaillard…). Et dire que nous donnons des leçons
à la Chine sur le
fonctionnement d’une justice moderne!
Je commence à soupçonner que ce qui fascine les dirigeants
de Pékin dans notre
système judiciaire, c'est l’habillage
de la corruption sous les couleurs de la vertu, et la présomption
de culpabilité plutôt
que celle d’innocence : loin de nous
flatter, leur intérêt devrait au contraire nous inquiéter
profondément.
Jusqu’à quand cette rente de
situation peut-elle durer? Difficile à dire, mais à la Coalition
nous tablons sur le long-terme.
Et l’une des raisons de notre mission,
c’est de faire que cette guerre, car elle est déjà engagée
depuis plusieurs années,
contre nos frères, contre nos
collègues, contre l’avenir de nos fils, et contre les femmes qui
partagent la vie de tous les
hommes et les pères harcelés,
soit sans violence. Mais également sans répit de notre part:
pour 10,000 citoyens
injustement emprisonnés, il y’aura
toujours un Mandela; ou un Rubin Hurricane Carter. Le problème,
c’est qu’il y aura
aussi un Jonas Sawimbi (guerre d'Angola)
ou un Ben Laden. C’est ce que nous voulons éviter, tout en nous
assurant que
le jour où le vent tournera,
car il tournera, nos dossiers seront à jour. C’est un hobby, si
vous voulez, où le jeu est de
garder les balles en l’air le plus longtemps
possible. Tant que la chasse au sorcières menée par les idéologues
féministes
permettra aux gouvernements canadiens
d'accumuler des points sur le tableau "Indicateurs de développement
humain" de
l’OMC, cette chasse continuera. Lorsqu'elle
commencera à leur en faire perdre au tableau "Qualité de
la gouvernance",
elle s'arrêtera. Il nous appartient
de voir à ce que ces deux tendances évoluent dans la direction
utile à nos objectifs, c'est
à dire vers le bas.
Pour ce faire, et pour limiter les dégâts
en attendant, nous avons besoin du soutien de la communauté internationale,
même si cela doit égratigner
un tant soit peu l’amour propre du « plus meilleur pays au monde
». Et nous avons besoin du
soutien des femmes de bonne volonté,
absolument. Pour venir à bout de l'apartheid, çà a
pris trente ans. Peut-être
peut-on faire plus court, mais à
moins de mettre des bombes partout, ce qui n'est pas vraiment le genre
de la maison, on
peut pas aller plus vite que la musique.
C'est pour celà que nous "pilotons" ceux nos membres lésés
par le "système" à
pousser les procédures jusqu'au
Comité des droits humains de l'ONU, c'est pour celà que nous
n'hésitons pas à faire
appel aux chancelleries étrangères
ou à des personnalités-phares du combat pour les libertés,
comme par exemple
récemment le Président
Robert Badinter en France
Alors, je crois que les orientations
stratégiques de la Coalition ne devraient pas être très
difficiles à comprendre. On
demandait un jour à Vaclav Havel
comment il avait décidé de devenir dissident. Il répondit
(en substance) qu’il n’avait rien
décidé du tout, que ce
qu’il voulait, c'était seulement bien faire son travail; or il s’était
retrouvé dans une situation où bien
faire son travail, çà
voulait dire déplaire à l'autorité, mais voilà,
il n’avait pu se résoudre à « botcher ». Alors
il s’était
retrouvé dissident, mais çà
n’était certainement pas son plan de vie, si on lui avait laissé
le choix…
Justement, ce qui nous intéresse
à la Coalition, c'est de bien faire notre travail.
Pierre-Yves Pau ing., MSc, MBA
Outremont, Québec