Éditorial
23 mars 2001

Nous avons un nouveau premier ministre.

Il parle de nation, il  parle de la patrie, il parle du peuple, il parle de richesse collective. Il est bien discipliné, les mots prolétariat et camarades ne lui ont pas encore échappé.

Il sait que son gouvernement a déjà le contrôle de l’éducation des enfants à partir de la naissance. On n’apprend plus aux enfants l’histoire ou les langues secondes : ils ne sauront juger de l’état du pays, ne pourront plus émigrer.

Le féminisme est largement subventionné ; il prêche la destruction de la famille prémisse d’un gouvernement totalitaire, la dénatalité et l’avortement, la répartition des richesses par la destruction de celle des mâles, le contrôle de toutes les activités humaines par l’état.

Les femmes sont sur le marché du travail comme le commandait le livre rouge de Mao.

Le peuple est désarmé, imbu de l’interventionnisme de l’état, habitué à l’irresponsabilité sociale et l’infantilisme, habitué d’être un des plus taxés au monde, habitué aux armées de fonctionnaires, aux milliers de nouveaux décrets, aux lois rétroactives, à toutes sortes de lumières rouges.

Il croit que la création d’emplois bidons par le gouvernement répartit la richesse et ignore que toutes les mesures anti-pauvreté crée la pauvreté, que les créations d’emploi génère le chômage.

L’état possède tous les leviers financiers pour pouvoir contrôler l’économie d’un pays indépendant, possèdent des actions par caisses interposées dans des entreprises clés, des représentants un peu partout.

A travers les milliers de OSBL subventionnés, il contrôle la pensée sociale, promeut l’égalité, le féminisme, l’homosexualité,  le socialisme, l’état providence.

Il contrôle les hôpitaux, les médicaments, les assurances auto (blessures corporelles), l’alcool, les loteries, l’électricité,  le tabac (par ses taxes excessives et ses lois)...

Il contrôle les naissances et les avortements dans ses hôpitaux, les premiers mois de vie par les CLSC, les premières années (les plus importantes) par ses garderies subventionnées, toute l’instruction par les écoles soumises aux dictats et réformes de son ministère de l’éducation...et le droit des parents par l’institution super puissante de la DPJ.

Tout est en place.

Il ne manque que l’indépendance.

Ensuite notre nouveau premier ministre pourra, sous prétexte qu’il faut construire un pays, taxer encore plus , s’accaparer des richesses « collectives », contrôler encore d’avantage les « mauvais citoyens », taxer les « méchants riches » pour aider les pauvres et créer des emplois toujours plus bidons...

Il pourra, sans le méchant gouvernement d’Ottawa cause de tous malheurs, permettre enfin que les prolétaires de ce pays du Québec, travaillent au bonheur de leur propre pays dans la misère et la pauvreté, comme ceux de l’ancien URSS l’ont si bien fait.

Grangalo