LES FAMILLES PAQUET (TE) AU QUEBEC

Suivant le généalogiste Tanguay, il y eut au moins sept Français, qui sont venus s'établir au Canada au XVIIe siècle, à porter le nom de Pasquier qui se changea ensuite en Pasquet, puis Paquet ou Pâquet et Paquette. Quatre d'entre eux ont laissé une descendance mâle au pays. Ce sont: Méry Pasquier, Etienne Pasquier, Isaac Pasquier dit Lavallée et Philippe Pasquier. Néanmoin, les quatre étaient natifs de la province du Poitou et il est permis de présumer qu'ils étaient tous parents a un certain degré. Le court historique de ces quatre souches s'inspire en grande partie d'un texte du généalogiste Roland-J Auger.

MERY PASQUIER

Méry Pasquier habita longtemps la paroisse de St-Jean-Baptiste de Poitiers. Il y gagnait honnêtement sa vie en lançant la navette sur le trame de son métier car il était maître sergetier. Il avait épousé Vin-cente Beaumont. De cette union naquirent quatre enfants: Maurice, Mar-guerite, François et René. La mort pénétra inopinément dans cet heureux foyer: impitoyable, elle enleva la mère, encore dans la pleine maturité.

Dans le même temps vivait aussi, â Poitiers, un commerçant du nom de Jacques Forget. Sa femme, Renée Guillocheau, l'aidait dans son négoce tout en élevant ses deux enfants, Françoise et Claude. Ici encore, la mort frappa de sa terrible faux, mais c'est le père qui tomba sous ses coups.

ISAAC PASQUIER DIT "LAVALLEE"

Voici un ancêtre avec un surnom ce qui était commun a plusieurs familles du régime français. Et le surnom indique même, dans le cas qui nous occupe, un sobriquet aux armées. Aussi, comme Isaac Pasquier se maria a Chateau-Richer, près de Ste-Anne de Beaupré, en 1670, nous pensons que cet ancêtre vint ici en 1665 avec le Régiment de Carignan, envoyé pour guerroyer les Iroquois qui menaçaient les fondations françaises.

Licenciée de L'armée, Isaac Pasquier dit "Lavallée", fils de Mathurin et de Marie Frémillon, de St-Jean de Montaigu, évêché de Poitiers, dans l ancienne province de Poitou, en France, épousait, le 30 juin 1670, Elisabeth Meusnier, fille de Mathurin et de Françoise Fafard. On connaît au moins douze enfants issus de ce couple. Charles, par exemple, se maria a Jeanne Coulombe, en 1695, a Ste-Famille, 1.0. Leurs enfants émigrèrent pour la plupart a Beaumont. Son frère Antoine convola en justes nocesavec Genièvre Poulet à St-Pierre, 1.0., en 1708. Un de ses fils, Jean Baptiste, se maria ensuite A St-Laurent, 1.0., avec Judith Lecaire (1746). Leurs enfants s installèrent A St-Charles de Bellechasse. Les autres enfants d isaac Pasquier gagnèrent Lévis (1733), les Eboulements (1731), Boucherville (1742) et St-Michel de Bellechasse (1738)

Comme il est arrivé fréquemment, au cours des générations, plusieurs
branches de la famille ont adopté le surnom de "Lavallée 1 ignorant même avec les générations que leur vrai patronyme est Pasquet et Pasquier. Le Révérend Père Lavallée, rédemptoriste de Ste-Anne de Beaupré, a compilé toute la généa1ogie de la famille Paquet-Lavallé A l'état de manuscrit.

Les PAQUET,
une grande famille
authentiquement poitevine

La venue en Nouvelle-France du régiment de Carignan freina
considérablement les incursions iroquoises, et la nomination de Jean Talon
en qualité d'intendant donna une impulsion sans précédent à la colonisation.
Il en résulta un climat de stabilité qui attira de nouveaux contingents de
colons dans la vallée du Saint-Laurent.

C'est à la faveur de ce climat de relative sérénité que nous arrivèrent
plusieurs pionniers portant le patronyme de Paquet, qu'ils épelaient soit
Pasquet, soit Pasquier. Quelques rares familles ont retenu la forme
ancienne, mais la très grande majorité des descendants écrivent Paquet ou
Paquette: il y en a au-delà de vingt colonnes dans le bottin téléphonique de
Montréal. En France, les dictionnaires d'anthroponymie retiennent
essentiellement Pasquier, mot de l'ancien français désignant un pâturage.

Le premier Paquet qui a fondé un foyer en Nouvelle-France, Pierre, venait
de la paroisse Notre-Dame de Cougnes, à La Rochelle. Il était fils de Pierre
et de Marie Gaillard. Le 26 août 1668, dans l'île d'Orléans, il épousait
Marie Caillé, veuve de Pierre Lafaveur et fille de Nicolas et de Madeleine
Lamy, de la paroisse Saint-Vivien de Rouen. En 1667, les recenseurs le
trouvèrent sur la côte de Beaupré, chez le colon Jean Picard dont il était le
domestique. Il avait 26 ans. C'est à La Rochelle, le 23 mars 1665, qu'il
s'était engagé en vue de son émigration.

Le couple eut neuf enfants, dont cinq fils. Un seul devait fonder un foyer,
Pierre, qui épousa, en 1674, Marie Charland, fille de Claude et de Jeanne
Pelletier, mais il décéda à l'âge de seulement 33 ans. Des quatre filles, une
seule aussi se maria, mais de son union à Robert Rivière naquit un seul fils
décédé avant l'âge de deux ans. La mortalité infantile fauchait un nombre
incroyable d'enfants au XVIIe siècle.

Mais d'autres Paquet, originaires du Poitou, fondèrent des foyers peu après
le Rochelais, et certains d'entre eux devaient connaître une riche
progéniture.

Etienne Paquet, que l'on trouve à Charlesbourg en qualité de jardinier dès
1666, était arrivé avec le régiment de Carignan. Fils d'Etienne, un maître
menuisier de Dissay, près de Poitiers, et de Jeanne Poussarde, il conta
fleurette, dans sa hâte de fonder un foyer, à une jeune Parisienne, la fille
d'un maître jardinier florissier, Françoise Barbery, et, de fil en...épine,
signa avec elle un contrat de mariage par-devant notaire. Laquelle des deux
parties regretta une décision peut-être prise sans mûre réflexion? La
convention fut annulée et Etienne jeta son dévolu sur une autre Parisienne,
Henriette Rousseau, fille de Jacques et de Jeanne Arnoult. Il la conduisit à
l'autel, à Québec, le 6 octobre 1668, et le couple attendit un mois pour
passer chez...le même notaire. Seulement trois enfants naquirent de cette
union, dont un fils, Philippe, mais celui-ci, qui, en 1699, épousa Jeanne
Brosseau, fille de Julien et de Simone Chalifou, en eut 13 dont cinq fils, de
sorte qu'après tout, Etienne compte de nos jours beaucoup de descendants.

En 1667, deux autres Pasquier passèrent en Nouvelle-France: Méry et
Maurice, le père et le fils. Or, rappelle le généalogiste Roland-J. Auger, ils
se présentèrent en 1659 chez le même notaire, à Poitiers, pour un double
contrat de mariage: le père, Méry, déjà veuf, épousait Renée Guillocheau,
veuve de Jacques Forget, et le fils, Maurice, se mariait à Françoise Forget,
la fille de celle qui, le même jour, devenait la compagne de son père! Méry
traversa l'Atlantique avec deux fils (dont Maurice), une fille et sa nouvelle
épouse, et Maurice avec son épouse et une fille. Le couple Pasquier/Forget
devait avoir cinq enfants dans la colonie. Quant au mariage
Pasquier/Guillocheau, il demeura sans postérité.

René, l'un des deux fils de Méry, épousa Hélène Lemieux, fille de Gabriel et
de Marguerite Leboeuf, en 1679, et eut six enfants dont trois fils. Des six
enfants de Maurice, quatre étaient des fils et trois fondèrent des foyers:
Louis en 1690 avec Geneviève Leroux, Jean-François en 1693 avec Marie
Marcoux et Jacques en 1697 avec Marie-Françoise Stephen. Dans son
excellent ouvrage intitulé De la Nouvelle-Angleterre à la Nouvelle-France,
le généalogiste Marcel Fournier précise que cette dernière, prénommée
Katharine à sa naissance, avait été capturée en 1689 lors d'une attaque
contre le poste de Pemaquid (Woolwich, Maine), avait vécu plusieurs années
auprès d'Amérindiens en Nouvelle-France puis avait été baptisée sous le
prénom de Marie-Françoise. Des pionniers Pasquier sont issus de
nombreuses familles Paquet et Paquette.
Nous n'avons pas épuisé la liste des pionniers venus de France. Le 12 juin
1669, dans l'île d'Orléans, Philippe Paquet, fils d'Antoine et de Renée
Fouyart, de Saint-Martin-la-Rivière, non loin de Montmorillon, épousait
Françoise Gobeil, fille de Jean et de Jeanne Guyet: dix enfants dont huit
fils. Cinq de ces derniers se marièrent à leur tour: Philippe à Marie
Fontaine (1700), Jean à Marie Charland (1708), François à Angélique
Paradis (1715), Pierre à Eléonore Roberge (1717) et Augustin à
Marie-Jeanne Badeau.

Jean Paquet, de Pamproux, près de Niort, fils de Jean et de Suzanne
Biraudeau, épousa à Sillery, en 1669, Marguerite Blaise, fille de Jean et de
Mathurine Malescot. Sans progéniture.

Nous ne saurions énumérer les Paquet qui ont joué un rôle important, car
ils furent nombreux; contentons-nous d'en mentionner un seul, le
compositeur d'O Canada, car le père de Calixa Lavallée, l'un des plus
brillants musiciens de son temps, s'appelait Jean-Baptiste-Augustin Paquet
dit Lavallée, et il fut son premier maître.

Extrait de: Portraits de familles pionnières de Robert Prévost

                                            Etienne Pasquier et Henriette Rousseau n eurent que trois enfants:

Anne, Etiennette et Philippe, qui devait assurer la descendance mâle au pays, en engendrant douze enfants dont trois fils qui à leur tour se sont mariés et ont assuré une descendance suivie sur les bords du St-Laurent.Estienne Pasquier et son fils Philippe s'étaient établis à Charlesbourg.
C est là aussi que le petit-fils, Pierre, s est marie a Madeleine Renaud(1729) Mais dès, cette génération, les Paquet(te) s installèrent a montréal (1760) et dans la région.

                                                                       ÉTIENNE PASQUIER

Le second ancêtre était fils d Etienne Pasquier et de Jeanne Poussard, du Bourg d Issy, évêché de Poitiers. Le 6 novembre 1668, il épousait, ~ Québec, Henriette Rousseau, fille de Jacques et Jeanne Arnoult de la paroisse de St- Nicolas des Champs, ~. Paris. Cette dernière ~tait une fille du Roy. On appelle ainsi les filles venues en Nouvelle-France de 1663 ~ 1673, la plupart orphelines, et envoyées par le Roi Louis XIV dans le but de peupler notre pays par un heureux mariage. Le roi versait dans leur corbeille de noces une somme qui variait de 50 a 300 livres suivant la condition des épousées.

                                              Inhumé problablement à St-Vincent-de-Paul après 1769

IV PAQUET, MAURICE Fils de Jacques III.

DRAPEAU Thérèse.
Thérèse baptisée le 16 et sépulture 27 janvier 1721, à St-Françoi Ile d Orléans
Marie Thérèse batisée 7 mars 1729: sépulture (dcd de la picote) 5 mai 1733.
Marie-Joseph batisé 17 avril 1731; marié 10 novembre 1748, à Claude Gravel à St Vincent de Paul
Anonyme baptisé et sépulture le 17 déc. 1732
Marie Amable. batisé 1 déc. 1733 marié 25 oct. 1751, à Charles Gravel
Joseph batisé 1734; sépulture 30 juin 1744
Marie Elisabeth 26 novembre 1736 m 25 février 1754 à Louis Gravel.
Marie Anne baptisé 6 juillet 1738; marié 21 février 1257, à Michael Coutancineau s 16 mars 1761
Anonyme, b et s 24 sept. 1739.
Maurice Amable, baptisé 1 sept. 1740; marié 13 oct. 1760, à Marle-Louise Barette
Louis, b... marié 22 février 1762, à Reine Boucher.
Pierre, baptisé 1744; marié 14 avril 1766, à Charlotte Gravel
Charles-Marie baptisé 14 mai 1745.
Marie-Anne, baptisé 6janvier 1748; sépulture 15mars 1750
Jean-Marie, baptisé 4 avril 1750.

Inhumé à Québec le 4 mars 1764

Jacques le dernier des garçons épousa à Québec, le I er août 1697, Marie-Françoise Stevens. Cette jeune fille de dix- neuf ans était native de la Nouvelle Angleterre, du lieu appelé Abscadois. Elle ne connut jamais sa mère pour être décédée dans son bas âge. Elle ne put dire non plus le nom de baptême de son défunt père. Pauvre petite orpheline enlevée dès son âge de neuf ans par les sauvages, nos allies, elle avait bien souffert. Elle devait tout aux Français qui l'avaient rachetée et rendue à la liberté. Depuis son arrivée à Québec, elle était au service de Nicolas Pinault, bourgeois et marchand de cette ville. Abandonnée et sans famille, elle fut heureuse d'offrir sa main au jeune
Pasquier. Elle lui apportait avec tout son dévouement quelques habits, hardes
et linges qu'elle avait gagnés en ce pays et une dot de deux cents Iivres
qu'elle avait recue en présent de M. Léon Freday ci-devant secrétaire de
Mgr de Champignon intendant.


IflT, (lu £081> Québec.
III PAQUET (1) Jacques (Maurice 11.
baptisé en 1675; sépulture le 4 mars 1764.

Stevens (2) Marie-Françoise
baptisée en 168I sépulture 6juin 1741.

Pierre, baptisé le 13 juin 1698 marié 11 nov. 1720, à Angélique Bourg à SI-Laurent, Ile d'Orléans sépulture 21 nov. 1766, à St-Vincent de Paul
Maurice, baptisé 16 Sep 1699 marié en 1727. à Thérése Drapeau
François baptisé le 4 avril 1710 marié 2 oct. 1741, à Geneviève Giroux
à Beauport sépulture le 29 février 1784.
Jean-Baptiste b 3 mars l7I2 1.mariage 19 nov. 1742, à Marie-Françoise Penisson à Charlesbourg, 2. mariage 4 nov. 1749, à Marie-Françoise Bélanger

La Famille Paquet
JACQUES PASQUET ET FRANÇOISE STEVENS

I. Pierre, baptisé, à Québec, le 13 juin 1698; marié à Angélique Bourg (Dubourg), à St-Laurent, Montréal; inhumé à St-Vincent-de-Paul, le 21
nov. 1766.

2. Maurice, baptisé à Québec, le 16 septembre 1699; marié à Thérèse Drapeau, à St-François de Sales (île Jésus) le 21 fév. 1724 inhumé probablement à St-Vincent-de-Paul après 1769.

3. Marie-Louise, baptisée à Québec, le 28 février 1701; inhumée à Charleshourg, le 3 mars 1703.

4. Marie-Louise, baptisée à Québec en 1703 mariée à Martin Langlois, à Québec, le 9 novembre 1716; inhumée à Québec, le 26 juin 1746.

5. Philippe, baptisé à Québec, le 14 février 1705; décédé le 19 avril 1731, par accident, n'ayant pu recevoir que l'extrême-onction, inhumé, le 20, décembre à Québec

6. Jacques-Charles, baptisé le 18 fév. 1707, à Québec; marié à Marie-Anne Tallard, à St-Fran-çois (lie Jésus), le 4 nov. 1732
inhumé, à St-Vincent-de-Paul, le 28 avril 1777.

7. MARTIN-FRANÇOIS, baptisé à Québec, le 17 janvier 1709;
marié à Marie-Louise Chapeau, à Qué-bec, le 6 nov. 1736;
inhumé, à L'hôpital-Général, le 8 juin 1760.

8. François, baptisé à Québec, le 4 avril 1710; marié à Geneviève Giroux, à Beauport, le 2 oct. 1741
inhumé, à Québec, le 29 fév. 1784.

9. Jean-Baptiste, baptisé, le 3 mars 1712, à Québec
marié, 10 à Françoise-Agnès Pennisson, à Charlesbourg; 20 à Marie-Françoise Bélanger, à Québec, le 19 nov. 1742; inhumé, à Québec, 1er mars 1 1788

10. Élisabeth, baptisée le 1er avril 1714, à Québec;
mariée à Louis Bélanger, à Québec, le 15 nov. 1735
inhumée à St-Vincent-de-Paul, près de Montréal, Le 18 mai 1174.

11. Pierre, (2e du nom baptisé à Québec, le 8 juillet 1717;
marié à Marie-Agnès Chalifour, à Québec, le 15juillet 1748
inhumé à Saint-Vincent-de-Paul, le 28 juillet 1772.

12. Marie-Louise, (3e du nom) baptisée au Cap St-Ignace, le 20 août 1719;
mariée à Jean Dépoca, à Québec, le 2 juin 1738.

13. Louis, baptisé à Québec, le 1er juin 1722 marié à Madeleine Vandendaigue, à St-Vincent-de-Paul, le 13 juillet 1744
inhumé à St-Vincent-de-Paul, le 21 fév. 1781.

14. Marie-Charlotte,
inhumée à Québec, le 14 déc. 1728 ; elle était âgée de neuf mois.


 La Famille Paquet

MAURICE PASQUIER et FRANÇOISE FORGET:

1. Jeanne, né en France; mariée à Jean Paradis, à Charlesbourg, le 5 février 1679 inhumée à Charlesbourg, le 15 mars 1711.

2. Louis, baptisé à Québec, le 14 janvier 1669; marié à Geneviève Leroux, à Charlesbourg, le 9 janvier 1690; inhume à Charlesbourg, en 1703.

3. François, (Jean-François).
Baptisé à Québec, le 26 mai 1671
marié à Marie Marcou, à Beauport, le9 nov. 1693
inhumé à Charlesbourg le 9 octobre 1758.

4. René, baptisé à Québec, le 9 sept. 1673.

5. JACQUES, haptisé à Québec, le 14 sept. 1675
marié à Françoise Stevens, a Québec,
le ler août 1697
inhumé à Québec, le 4 mars 1764.

6. Françoise,
baptisée à Québec, le 7 février. 1678
mariée a Paul Boulé à Québec, le 25 avril 1695
inhumée à Lévis, le 24 mars 1765

Méry Pasquier marié en 2iem noce à Renée Guillocheau à Poitiers en 1659
Marié dans l'Église Saint-Jean Baptiste De poitier
Mery Pasquier était Sergetier

Date du contrat de mariage le 29 Juillet 1659
A été inhumé a Charlebourg en 1680

Suivant le généa1ogiste Tanguay, Il y eut au moins sept Français, qui sont venus s établir au Canada au XVIIe siècle, à porter le nom de Pasquier qui se changea ensuite en Pasquet, puis Paquet ou Paquet et Paquette. Quatre d entre eux ont 1aissé une descendance mâ1e au pays. Ce sont: Mary Pasquier, Etienne Pasquier, Isaac Pasquier dit Lavallé et Philippe Pasquier. Néanmoins, les quatre étaient natifs de la province du Poitou et il est permis de présumer qu ils étaient tous parents a un certain degré. Le court historique de ces quatre souches s'inspire en grande partie d un texte du généa1ogiste Roland-J. Auger.

MERY PASQUIER

Méry Pasquier habita longtemps la paroisse de St-Jean-Baptiste de Poitiers. Il y gagnait honnêtement sa vie en lançant la navette sur le trame de son métier car ii était maître sergetier. Il avait épousé Vincente Beaumont. De cette union naquirent quatre enfants: Maurice, Marguerite, François et René La mort pénétra inopinément dans cet heureux foyer: impitoyable, elle enleva la mère, encore dans la pleine maturité.

Dans le même temps vivait aussi, à Poitiers, un commerçant du nom de Jacques Forget. Sa femme, Renée Guillocheau, l aidait dans son négoce tout en élevant ses deux enfants, Françoise et Claude. Ici encore, la mort frappa de sa terrible faux, mais c est le père qui tomba sous ses coups.

Or, le 29 juillet 1659, nous trouvons ces deux families devant le notaire Berthonneau pour dresser un double contrat de mariage. Méry Pasquier épousait Renée Guillocheau et Maurice Pasquier, fils de Méry, épousait Françoise Forget, fille de Renée Guillocheau. Ce double et curieux mariage, béni quelques jours plus tard, unissait deux families d'oû sortira une nombreuse lignée de "Paquet canadiens".

Marguerite et René, les deux autres enfants de Méry, avaient, eux aussi, traversé l océan et, bientôt ils quittèrent la maison familiale. Marguerite épousa François Biville, à Québec, en 1670 et René, Hélène Lemieux, à Québec, neuf ans plus tard. En 1703, une fille de René, Hélène, s est mariée avec Bernard Létourneau, à St-François, 1.0. En 1728, un petit-fils de Maurice, Noë1 (fils de Jean-François) a épousé Geneviève Campagna à St-François, 1.0.

Méry Pasquier et sa femme Vincente Beaumont sont les ancêtres directs de plusieurs familles Paquet de la ville de Québec, de la majorité des familles Paquet du comtés de Portneuf et des comtés de la rive nord du Saint-Laurent.

Les registres de Charlesboung commençant en 1681 nous n' avons pu trouver les actes de sépulture de Renée Guillocheau ni de Méry Pasquier

La Famille Paquet
MÉRY PASQUIER, originaire de Poitiers, France. marié 1 er à Vincentte Beaumont
inhumée à Saint-Jean-Baptiste de Poitier tiers, le 20 novembre. 1658.
1. MAURICE, né en France;
marié à Poitiers, à Françoise Forget, en 1659 (date du contrat de mariage, le 29 juillet 1659).
2 Marguerite, née en France mariée 1 er à François Biville, le 26 nov.
1670, à Québec; 2iem à Bernard Gonthier, le 26 janvier 1676, à Québec.
3 François, n'est pas venu au Canada.
4 René, né en France
marié à Hélène Lemieux, le 16 oct. 1679, à Québec;
Inhumé à Québec le 9 mai 1699.


MÉRY PASQUIER,. marié 2iem à Renée Guillocheau, à Poitiers, en 1659 (date du contrat de mariage, le 29 juillet 1659)
Inhumé probablement à Charlesbourg en 1680.


JACQUES FORGET, marchand à Poitiers; marié à Renée Guillocheau.
1 . Françoise, épouse de Maurice Pasquier, fils de Méry Pasquier.
2. Claude, n'est pas venu au Canada.


Les PAQUET,
une grande famille
authentiquement poitevine



La venue en Nouvelle-France du régiment de Carignan freina
considérablement les incursions iroquoises, et la nomination de Jean Talon
en qualité d'intendant donna une impulsion sans précédent à la colonisation.
Il en résulta un climat de stabilité qui attira de nouveaux contingents de
colons dans la vallée du Saint-Laurent.

C'est à la faveur de ce climat de relative sérénité que nous arrivèrent
plusieurs pionniers portant le patronyme de Paquet, qu'ils épelaient soit
Pasquet, soit Pasquier. Quelques rares familles ont retenu la forme
ancienne, mais la très grande majorité des descendants écrivent Paquet ou
Paquette: il y en a au-delà de vingt colonnes dans le bottin téléphonique de
Montréal. En France, les dictionnaires d'anthroponymie retiennent
essentiellement Pasquier, mot de l'ancien français désignant un pâturage.

Le premier Paquet qui a fondé un foyer en Nouvelle-France, Pierre, venait
de la paroisse Notre-Dame de Cougnes, à La Rochelle. Il était fils de Pierre
et de Marie Gaillard. Le 26 août 1668, dans l'île d'Orléans, il épousait
Marie Caillé, veuve de Pierre Lafaveur et fille de Nicolas et de Madeleine
Lamy, de la paroisse Saint-Vivien de Rouen. En 1667, les recenseurs le
trouvèrent sur la côte de Beaupré, chez le colon Jean Picard dont il était le
domestique. Il avait 26 ans. C'est à La Rochelle, le 23 mars 1665, qu'il
s'était engagé en vue de son émigration.

Le couple eut neuf enfants, dont cinq fils. Un seul devait fonder un foyer,
Pierre, qui épousa, en 1674, Marie Charland, fille de Claude et de Jeanne
Pelletier, mais il décéda à l'âge de seulement 33 ans. Des quatre filles, une
seule aussi se maria, mais de son union à Robert Rivière naquit un seul fils
décédé avant l'âge de deux ans. La mortalité infantile fauchait un nombre
incroyable d'enfants au XVIIe siècle.

Mais d'autres Paquet, originaires du Poitou, fondèrent des foyers peu après
le Rochelais, et certains d'entre eux devaient connaître une riche
progéniture.

Etienne Paquet, que l'on trouve à Charlesbourg en qualité de jardinier dès
1666, était arrivé avec le régiment de Carignan. Fils d'Etienne, un maître
menuisier de Dissay, près de Poitiers, et de Jeanne Poussarde, il conta
fleurette, dans sa hâte de fonder un foyer, à une jeune Parisienne, la fille
d'un maître jardinier florissier, Françoise Barbery, et, de fil en...épine,
signa avec elle un contrat de mariage par-devant notaire. Laquelle des deux
parties regretta une décision peut-être prise sans mûre réflexion? La
convention fut annulée et Etienne jeta son dévolu sur une autre Parisienne,
Henriette Rousseau, fille de Jacques et de Jeanne Arnoult. Il la conduisit à
l'autel, à Québec, le 6 octobre 1668, et le couple attendit un mois pour
passer chez...le même notaire. Seulement trois enfants naquirent de cette
union, dont un fils, Philippe, mais celui-ci, qui, en 1699, épousa Jeanne
Brosseau, fille de Julien et de Simone Chalifou, en eut 13 dont cinq fils, de
sorte qu'après tout, Etienne compte de nos jours beaucoup de descendants.

En 1667, deux autres Pasquier passèrent en Nouvelle-France: Méry et
Maurice, le père et le fils. Or, rappelle le généalogiste Roland-J. Auger, ils
se présentèrent en 1659 chez le même notaire, à Poitiers, pour un double
contrat de mariage: le père, Méry, déjà veuf, épousait Renée Guillocheau,
veuve de Jacques Forget, et le fils, Maurice, se mariait à Françoise Forget,
la fille de celle qui, le même jour, devenait la compagne de son père! Méry
traversa l'Atlantique avec deux fils (dont Maurice), une fille et sa nouvelle
épouse, et Maurice avec son épouse et une fille. Le couple Pasquier/Forget
devait avoir cinq enfants dans la colonie. Quant au mariage
Pasquier/Guillocheau, il demeura sans postérité.

René, l'un des deux fils de Méry, épousa Hélène Lemieux, fille de Gabriel et
de Marguerite Leboeuf, en 1679, et eut six enfants dont trois fils. Des six
enfants de Maurice, quatre étaient des fils et trois fondèrent des foyers:
Louis en 1690 avec Geneviève Leroux, Jean-François en 1693 avec Marie
Marcoux et Jacques en 1697 avec Marie-Françoise Stephen. Dans son
excellent ouvrage intitulé De la Nouvelle-Angleterre à la Nouvelle-France,
le généalogiste Marcel Fournier précise que cette dernière, prénommée
Katharine à sa naissance, avait été capturée en 1689 lors d'une attaque
contre le poste de Pemaquid (Woolwich, Maine), avait vécu plusieurs années
auprès d'Amérindiens en Nouvelle-France puis avait été baptisée sous le
prénom de Marie-Françoise. Des pionniers Pasquier sont issus de
nombreuses familles Paquet et Paquette.
Nous n'avons pas épuisé la liste des pionniers venus de France. Le 12 juin
1669, dans l'île d'Orléans, Philippe Paquet, fils d'Antoine et de Renée
Fouyart, de Saint-Martin-la-Rivière, non loin de Montmorillon, épousait
Françoise Gobeil, fille de Jean et de Jeanne Guyet: dix enfants dont huit
fils. Cinq de ces derniers se marièrent à leur tour: Philippe à Marie
Fontaine (1700), Jean à Marie Charland (1708), François à Angélique
Paradis (1715), Pierre à Eléonore Roberge (1717) et Augustin à
Marie-Jeanne Badeau.

Jean Paquet, de Pamproux, près de Niort, fils de Jean et de Suzanne
Biraudeau, épousa à Sillery, en 1669, Marguerite Blaise, fille de Jean et de
Mathurine Malescot. Sans progéniture.

Nous ne saurions énumérer les Paquet qui ont joué un rôle important, car
ils furent nombreux; contentons-nous d'en mentionner un seul, le
compositeur d'O Canada, car le père de Calixa Lavallée, l'un des plus
brillants musiciens de son temps, s'appelait Jean-Baptiste-Augustin Paquet
dit Lavallée, et il fut son premier maître.

Ancêtre de Sir Joseph Adolphe Chapleau Et Du Frère André