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La
biographie de cette sainte est l’histoire d’une femme bien spéciale qui a
marquée son temps et de par son œuvre a gravée son nom dans notre société
dans notre province et au-delà des frontières. Sainte
Marguerite d’Youville. Elle
est la seule femme née au Canada élevée au rang de la sainteté toutefois il
y a maintenant quelques bienheureux et bienheureuse qui l’y rejoindront sûrement
Marguerite
née Dufrost vit le jour à Varennes en 1701. Elle
est l’aînée de six enfants. A
sept ans elle devient orpheline de père et vit dans une grande pauvreté. Mais
grâce à son arrière grand-père Pierre Boucher (un personnage important de
l’histoire notamment à Trois-Rivières
dans la guerre contre les iroquois et
un des premiers à la fondation de Ville-Marie qui deviendra Montréal) elle
aura la chance d’étudier deux ans chez les Ursulines de Québec qui voit déjà
en elle un caractère bien formé et une grande maturité. De
retour chez elle, elle aide sa mère
à la tenue de la maison et l’éducation de ses frères et sœurs. Quelques
années plus tard sa mère se remarie et toute la famille s’installe
à Montréal. C’est là qu’elle rencontre François D’Youville qui
deviendra son époux en 1722. Ce mariage ne sera pas facile pour elle. Son mari
fait le commerce de fourrures et de vente d’eau de vie
avec les indiens et n’est pas souvent au foyer. Des six enfants
qu’elle met au monde seulement deux garçons survivront. À
l’âge de 29 ans son mari meurt après une brève maladie la laissant
avec des dettes importantes. Elle ouvre donc un petit commerce afin de
payer ces dettes en plus de subvenir aux besoins de ces enfants et réussi
même à faire instruire ses deux
garçons au Séminaire de Québec où ils accéderont à la prêtrise à son
grand bonheur. En
plus de travailler sans relâche elle se fait un devoir et un honneur de visiter
les pauvres, les malades, les prisonniers. Elle donne beaucoup de son temps également
à l’hôpital général de Montréal où l’on soigne les plus démunis. Pleine
de charité on la voit même retranché sur son nécessaire et mendier pour
aider les défavorisés. Peu à peu d’autres personnes dévouées se joignent
à elle et c’est ainsi qu’elle fonde en 1737 la mission des Sœurs de la
Charité (appelés aussi Sœurs grises non seulement à cause de la couleur de
leur habit mais aussi parce
qu’on prétendait qu’elles grisaient, avec de l’alcool, les indiens
malades pour les calmer et les soigner). Elles s’installent dans une maison
suffisamment grande pour loger la dizaines de compagnes qui oeuvrent avec elle.
En oeuvrant dans le milieu des pauvres elle fait éclater les cadres
sociaux de l’époque et elle devient la cible de
railleries et de calomnies des siens et de son milieu. Un
incendie en 1745 détruit leur maison mais en trouve une autre encore plus
grande et agrandit son action à plus de démunis qui sont si nombreux à cette
époque dans une ville à ces débuts. C’est
ainsi qu’en 1747 on lui confie la restauration et
le rétablissement de l’hôpital
général de Montréal pour les indigents sans foyer qui est lourdement endetté
et au bord de la ruine. Elle
y réussit brillamment et l’améliora grandement grâce et son dévouement et
sa foi inébranlable en négociant avec les gouvernants du temps. Malheureusement
en 1765
l’hôpital est détruit par un incendie mais devant les ruines fumantes
on voit Mère D’Youville qui à l’exemple de Job répète : «
Le Seigneur nous a tout ôté; il n’est arrivé que ce que le Seigneur a voulu »
et elle ajoute à ses compagnes « Mes enfants, nous allons réciter le Te
Deum à genoux pour remercier Dieu de la grande grâce qu’Il vient de nous
accorder. » (Le
Te Deum étant une prière de louange). Il
va s’en dire qu’elles reconstruiront l’édifice
et qu’elle le rétablira comme précédemment et plus encore. Quelques
années plus tard elle s’éteint en 1771 à l’âge de 70 ans. De
la fondation de la communauté en 1737 les Sœurs de la Charité ont des
ramifications à St Hyacinthe, Québec, Ottawa, et même aux États-unis
à Philadelphie et à Pembroke.
Il y a même des religieuses de l’ordre en service au Japon et au Paraguay. Toutes
ces communautés continue à œuvrer dans les domaines hospitalier et en éducation. Le
3 mai 1959 le pape Jean XXIII proclamait Mère D’Youville bienheureuse,
cette Mère à la charité universelle.
La dévotion des croyants à cette grande servante des pauvres n’a
jamais cessée de croître et de nombreuses faveurs sont obtenues par son
intercession. L’une d’elles fut
la guérison d’une jeune femme atteinte de leucémie et dont ce miracle a
servi pour sa canonisation en 1990 par le pape Jean-Paul II. La
vie de Mère D’Youville est pour moi un témoignage de détermination, de
courage face à l’adversité, de
dévouement et d’amour pour son prochain. Prière
à Sainte-Marguerite d’Youville Sainte-Marguerite,
Prête-moi
tes yeux attentifs aux besoins des autres, Prête-moi
tes oreilles pour entendre les appels à l’aide autour de moi, Prête-moi
tes mains pour apaiser la souffrance de mon prochain Et
surtout prête-moi ton cœur pour manifester la tendresse d’un Amour
inconditionnel tel que Dieu nous l’accorde sans condition. Amen
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