Saint-Antoine

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Je  vais vous parler d’un saint que nous connaissons tous parce qu’il a pris une place dans presque toutes les familles québécoises chrétiennes par nos prières à lui afin de retrouver un objet perdu.  Mais pourquoi donc lui spécialement et qui était-il?

 

Il vit le jour  à Lisbonne au Portugal sous le nom de Ferdinand en 1195.

Il est le descendant d’une famille de chevaliers venu de France et il est tout naturellement destiné à suivre les traces des ces derniers.

Bien jeune il découvre qu’il combattra pour la paix non pas avec des armes militaires mais avec la force de sa foi et de son amour envers Dieu.

À quinze ans il fut envoyé chez les chanoines de St-Augustin  pour parfaire son éducation malgré la désapprobation de ses parents qui voudraient le voir devenir chevalier plutôt que prêtre. Il se plieront toutefois à ses désirs, tant est forte sa détermination, malgré maints efforts de lui faire changer de vocation.  Il deviendra un grand théologien et il se spécialise dans l’étude des écritures saintes et leur interprétation.

En 1220 un groupe de franciscains fut ramené du Maroc à son monastère. C’est ainsi qu’il connut l’ordre de François d’Accise et demanda à son supérieur de les quitter pour rejoindre les franciscains. Il essuya un refus catégorique mais après tant d’insistance à sa cause il reçu son accord.  Son nouvel ordre  lui donna le nom d’Antoine et il fut envoyé au Maroc à sa demande.

Il n’y demeura qu’un an car il tombe gravement malade et il fut forcer d’être rapatrié en Europe. Son navire fut dévié vers la Sicile et il en profita pour se rendre à Accise pour y rencontrer Saint-François qui y dirigeait le Siège général de leur ordre. Il fut invité à y demeurer et y resta dans l’ombre tout plonger dans son étude des écritures. Jusqu’à ce qu’un jour de  1222 lors de l’ordination de nombreux franciscains, à la dernière minute n’ayant pas d’orateur pour l’homélie, il dut prendre la parole et démontra, à la surprise de tous, un don de grand communicateur. François D’Accise assistant à son oraison lui demanda d’aller en France et en Italie pour prêcher.

Il y  prêcha donc et enseigna la théologie en Italie et s’établit ensuite dans le sud de la France. Il parcoura les routes pendant plus de dix ans avant d’arriver à Padoue.

Il tombe sous le charme de cette ville et décide de s’y installer. Son œuvre y fut grandement appréciée.  Les gens de la région l’adorent et il est très sollicité. À l’écoute de ses enseignements il fait de nombreuses conversions dans tous les milieux où il séjourne. Il est surnommé «  le marteau des hérétiques ». Mais tout ce travail et  toutes ces demandes l’épuisent et il se retire quelques temps plus tard un peu en retrait de la ville. Il est  très faible et malade. Des gens l’y retrouvent malgré son désir d’isolement et constate qu’il est à l’agonie. Il leur demande de le ramener à Padoue, la ville qu’il aime tant et qui l’aime en retour tout autant. Il y meurt en arrivant aux portes et les enfants accourent en criant à travers la ville « "Le saint est mort, St Antoine est mort!"

 

Suite à cette canonisation improvisée, l’Église cède aux nombreuses pressions du peuple en officialisant sa canonisation un peu moins d’un an après son décès. C’est le procès à la canonisation le plus court de toute l’histoire.

Le culte de Saint Antoine prit de l’ampleur surtout au 15e et 16e siècle et il devint le Patron du Portugal et également des marins, naufragés et prisonniers qui le firent connaître au cours de leur voyage.

Le fait qu’on l’invoque pour retrouver les objets perdus vient du fait que lors d’un de ses voyages en bateau un voleur  lui ayant dérobé ses commentaires sur les Psaumes se sentit obligé de les lui rendre par une force mystérieuse.

 

 

Prière à Saint Antoine de Padoue

 

Saint-Antoine, toi qui te laissas guider vers ta destinée par Dieu lui-même,

Aides-moi à retrouver (nommer la chose que vous recherchez) et diriges

Mes pas vers elle.

Je mets ma confiance et ma foi en toi  et  pour

Ton aide et ton intercession auprès de Notre Père à tous.

Amen

 

© Copyright 2007

Auteur         : Louise Ménard    Cursilliste  
Webmestre : Claire Ménard