Béatification

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Bx Frère André

Les règles du droit canonique ont été amendées en 1983 par le Pape Jean-Paul II pour trois raisons principales :

1-     Suivre les consignes du Concile Vatican II qui a affirmé que la sainteté est la chose la plus importante de l’Église.

2-      Une raison œcuménique c’est-à-dire pour l’unité des différentes églises qui se retrouvent toutes dans le Christ et qui ont toute à cœur la sainteté.

3-      Les saints et les bienheureux expriment la charité des Églises locales qui sont de plus en plus nombreuses depuis plusieurs années. Le fait d’avoir des saints et bienheureux  qui sont d’origine de ces églises aide à la ferveur des fidèles en se rapprochant de leurs préoccupations distinctes à leur pays.

 

Le délai pour l’ouverture de la cause est donc  passé de trente à cinq ans après le décès du candidat à la canonisation.

Il y a eu une exception à cette règle faite par Jean-Paul II lui-même en permettant la cause de Mère Térésa seulement deux ans après sa mort et il l’a béatifiée en 2003.

De même la cause pour Jean-Paul II a eu sa dispense du cinq ans en admettant sa cause, le 13 mai 2005, seulement 42 jours après son décès, suite aux pressions populaires à ses funérailles demandant « Santo subito » « Saint tout de suite ».

 

La béatification est la deuxième étape vers le but ultime de la canonisation, la première étant le statut de vénérable au candidat. Ce titre lui est accordé à l’ouverture initiale de sa cause.

S’ouvre alors l’enquête diocésaine dans le diocèse où le candidat est décédé.

Cette enquête a pour but de collecter les preuves de miracles obtenus par l’intercession du candidat. Tout cela après son décès même si plusieurs autres miracles se seraient produits de son vivant comme par exemple dans la vie du frère André. Le but étant de prouver une manifestation de la communion du défunt avec Dieu après sa mort.

 

Le dossier complété est envoyé au Vatican à la congrégation pour les causes des Saints.

C’est la phase romaine.

Là commence son étude approfondie avec l’aide de médecins pour prouver la guérison. Quand les médecins l’ont approuvé il en revient aux théologiens d’étudier le lien entre la guérison et l’intercession du candidat. Si le lien est bien établi, le dossier est envoyé ensuite aux Cardinaux de la congrégation qui sont aux nombres de trente. C’est à eux que revient le dernier mot d’approuvé ou non toutes les preuves recueillies.

Si oui le dossier est retransmis au Saint-Père (le Pape)  et c’est lui qui donne son accord final à la béatification du candidat.

 

La cérémonie de béatification était autrefois célébrée au Vatican par le Saint-Père lui-même, mais, depuis 2005, elle a plutôt lieu dans le diocèse d’origine  par un  Cardinal.

 

© Copyright 2007

Auteur         : Louise Ménard    Cursilliste  
Webmestre : Claire Ménard