Le bénévolat

 

Voici quelques mots qui viennent du latin et qui permettront de bien saisir le véritable sens du mot Bénévolat.

 

Bienveillance, bien, bonté, dévouement, serviabilité, service, complaisance et gratuité.

 

En fait, tout est résumé dans cette expression latine :

 

bene-volens , c'est-à-dire, qui veut du bien.

 

 

Un autre point qui me semble essentiel, c'est de réaliser que le bénévolat que l'on pratique, est comme une seconde carrière, il faut donc, qu'au même titre, que cela aille avec notre personnalité, nos capacités et le temps dont nous disposons pour ce faire.

 

 

Il est certain qu'un choix s'impose de la part du volontaire qui s'offre pour vivre une expérience qui se veut enrichissante et gratifiante.

 

 

Au même titre que nous ne pouvions pas nous former pour pratiquer plusieurs occupations à la fois, il en va ainsi pour le choix du bénévolat que nous voulons vivre, nous ne pouvons épouser toutes les causes humanitaires, si urgentes et nobles soient-elles.

 

 

Établir des priorités dans sa vie personnelle et professionnelle est un moyen essentiel pour réussir à établir un certain équilibre dans sa vie individuelle et sociale.

 

 

Nous nous devons de poursuivre notre cheminement, en établissant des priorités vis-à-vis les causes humanitaires dans lesquelles nous voulons investir, afin de non seulement conserver cet équilibre tant recherché, mais d'assurer de façon volontaire un heureux partage du temps dont nous disposons entre ce que nous désirons consacrer à nous-mêmes, aux nôtres et aux personnes à qui nous acceptons de donner la main.

 

 

Le bénévolat, est-ce quelque chose de contraignant? Oui et non.

 

 

Oui, si nous nous jetons tête première et à tous azimuts pour répondre aux nombreuses demandes qui nous sont adressées.

 

 

Non, si nous prenons le temps de faire en sorte que nous réfléchissons, à savoir quelle cause serait le mieux servie par mon expérience de vie.

 

 

Ce qui semble crucial, au niveau du bénévolat, c'est d'y aller beaucoup plus avec ce que nous sommes qu'avec ce que nous avons.

 

 

Selon l'adage : " On ne donne pas ce que l'on n'a pas. ", il est sage de bien cibler les besoins qui nous entourent et d'y répondre avec sagesse, ce qui n'exclut pas l'audace.

 

 

Évidemment, le bénévolat est un terrain nouveau pour la plupart des personnes. Devant l'inconnu, l'insécurité nous gagne. Ce premier obstacle en décourage plus d'uns.

 

 

Cependant, il faut continuer à se faire confiance, au même titre que nous l'avons fait lors de la poursuite de notre carrière, de notre métier ou de notre occupation.

 

 

Nous demeurons la même personne, avec ses forces et ses faiblesses. Il y a sûrement des formes de bénévolat qui vont nous attirer plus que d'autres.

 

 

C'est un peu comme lorsque nous avons eu à choisir, un genre de vie ou d'occupation.

 

 

Si notre travail régulier nous a permis de croître personnellement dans tout notre être, pourquoi il en serait différemment, en ce qui concerne le bénévolat choisi avec discernement ?

 

 

La vie au sens large est un choix constant et elle englobe tous les aspects de survie, de vie, de loisirs et de bénévolat.

 

 

Vu, sous cet angle, le bénévolat nous paraîtra comme étant un moyen excellent de grandir, de se faire du bien, en donnant de notre cœur et de notre temps, aux personnes qui aspirent à devenir plus humaines.

 

 

En conclusion, songeons à cette pensée :

 

 

" Ce que je ressens, comme besoin à combler chez les autres, est souvent un manque à satisfaire dans ma vie personnelle. "

 

 

Gilles Dubuc

 

4 avril 2004