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Pierre Miville
Ancêtre des Miville-Mainville d'Amérique
Pierre Miville est originaire du canton de Fribourg, en Suisse, où il est né vers 1602. Mais c’est en France, vers 1629, qu’il a épousé Charlotte Mongis, jeune femme originaire de Saint-Germain en Saintonge. Au printemps de l'année 1649, il traverse au Canada avec son épouse et six enfants. A son arrivée, il se fait concéder des terres sur la côte de Lauzon, juste en face des Plaines d'Abraham. Ces terres sont situées près de la coulée Patton, dans la paroisse Saint-David-de-l’Auberivière. Et c’est là que l’ancêtre Miville, devenu capitaine de milice, a pratiqué le métier de menuisier pendant vingt ans.
En 1665, plusieurs colons, originaires du canton de Fribourg, obtiennent une concessions à la Grande-Anse, aujourd’hui La Pocatière, qu’ils nomment «Canton des Suisses fribourgeois». Cette tentative de colonisation a cependant été un échec et les Suisses, mis à part les Miville, ont quitté la Nouvelle-France pour retourner en Europe. Seul Jacques Miville, le fils cadet de Pierre, s’établira à la Grande-Anse sur une terre située à la rivière Saint-Jean.
Pierre Miville est décédé le 14 octobre 1669, à Lauzon, tandis que Charlotte Mongis est morte au même endroit le 11 octobre 1676.
Leur fils aîné, François s’est vu promu seigneur de Bonne-Rencontre, sur la rivière Chaudière. Quant à Jacques, il deviendra la souche de la lignée des Miville-Deschênes.
Jacques Miville dit Deschênes
Ainsi, le patronyme Miville dit LeSuisse devient Miville dit Deschênes avec Jacques Miville dit Deschênes. Baptisé à St-Hilaire d'Hiers, près de Brouage, en Saintonge, le deux mai 1639, Jacques épouse Catherine Marie de Baillon, fille d'Alphonse, écuyer et sieur de la Massicotterie, et de damoiselle Loyse de Marle, de la paroisse des Layes, en Île-de-France. Cette fille du roi, née en 1645 et arrivée à Québec en 1669, était donc d’origine noble.
De l'union du couple naîtront sept enfants (4 garçons et 3 filles). Trois de leurs fils se sont mariés et ont fondé des familles nombreuses. Ils ont généreusement contribué à perpétuer le nom des Miville dit Deschênes au pays.
Jacques Miville dit Deschênes et son épouse Catherine Baillon sont morts à une ou deux journées d’intervalle en janvier 1688. Un millier de personnes avaient été alors victime de l’épidémie de fièvres pourpres.
Source: Raymond Ouimet.
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