Lorsqu’il
y a des gens qui résident à un endroit et qui travaillent, ils ont des économies.
Jusqu’en 1938, il n’y avait aucune institution bancaire ou l’équivalent
à Ste-Blandine.
Dans
l’histoire du Québec, on sait que M. Alphonse Desjardins a révolutionné le
monde bancaire en créant une coopérative financière : les caisses
populaires Desjardins. C’est en 1938, le 11mai que Ste-Blandine posséda sa
coopérative.
Dans
les débuts, la caisse ne comptait que 32 membres et était située dans le
sous-sol de l’église.
Durant l’incendie de l’église, les services de la caisse se donnaient dans le couvent. Après la reconstruction, la caisse a eu ses bureaux dans l’église jusqu’en 1980 ou elle déménagea à l’endroit actuel.
Depuis
qu’il y a des humains sur la terre, les gens cherchent à communiquer. Le système
des postes a justement été inventé pour permettre aux gens du monde entier de
pouvoir communiquer dans des délais raisonnables.
Dans
les débuts de Ste-Blandine, les postes étaient transportées de Rimouski par
les paroissiens. M. Georges Martin et M. Antoine Martin se sont occupés à tour
de rôle de cette corvée. Le courrier était trié par les desservants de la
mission et remit aux paroissiens le dimanche après-midi après la messe. En
1897, on a délaissé cette manière de distribuer le courrier pour faire place
au bureau de poste.
Après,
le bureau de poste a souvent changé d’endroit. La raison de son déménagement
fréquent était qu’il se tenait dans une maison privée au départ et parfois
en changeant de maître de poste, on changeait de maison.
Dans les débuts des années 1990, le bureau de poste est devenu un simple local de cases postales pour les gens du village, il n’est maintenant plus possible de poster des colis à partir du bureau. Il reste toujours les divers dépanneurs où une boîte postale est dehors et où il est possible d’acheter des timbres à l’intérieur. Cependant, pour les plus grosses demandes, il faut descendre à Rimouski.
La
poste ne pouvait pas tout permettre. Bien souvent, il arrivait aux gens
d’apprendre une nouvelle de première importance trop tard. Il y eut, dans le
présent siècle, beaucoup de nouveaux moyens de communiquer plus rapidement.
Le
premier moyen qui a mené à une aire révolutionnaire dans le monde des
communications, c’est le téléphone. Selon ce qu’on raconte, le premier modèle
de téléphone aurait été installé entre la maison du sacristain et M. le curé.
Ce n’était pas comme le téléphone actuel puisqu’il était impossible
d’appeler à un autre endroit.
Selon
M. Clément Thibault, c’est M. Hubert Fillion qui aurait possédé le premier
téléphone à Ste-Blandine dans les années 20. Peu à peu, les gens se sont
mis à posséder des téléphones. Cependant, vu les coûts énormes, il
arrivait souvent que les services publics soient les seuls qui en possédaient.
Dans
les mêmes années, la radio fait son apparition dans les foyers québécois.
Ste-Blandine ne fait pas exception dans ce domaine là. Les gens se réunissaient
tous chez la famille qui possédait un poste et écoutaient les émissions de
radio.
Lorsqu’en
1945, la télévision entre dans les foyers, il se produisit le même phénomène.
Plus les années ont passé, plus la télévision a pris des proportions
gigantesques dans notre mode de vie.
Aujourd’hui, c’est au tour des ordinateurs, d’internet, des téléphones cellulaires et pleins d’autres, de faire leur apparition dans la population blandinoise et mondiale.
L’économie
et ses structures
Dans tous les bons villages, il y a une raison qui fait tourner l’économie.
Ici, à Ste-Blandine, la raison départ était l’agriculture.
Primaire
Les premiers colons qui sont venus défricher les terres ont tout
d’abord fait une agriculture de subsistance. Le sol étant très accidenté,
ils ont eu de la difficulté à produire. De plus, la terre de la région de
village était peu fertile. Cependant, des gens sont montés un peu plus haut,
sur le rang double, et la terre, bien que très rocailleuse, était plus
fertile. L’agriculture de subsistance a commencé à devenir plus rentable
lorsque la beurrerie s’est ouverte en 1898. De plus, l’avènement d’une
coopérative agricole en 1939 a aider à la rentabilité.
L’autre moyen que les gens avaient de vivre était le chantier, pendant
l’hiver. Les agriculteurs allaient sur les chantiers de la région de Rimouski
et pouvaient ainsi faire un peu plus d’argent en vendant leur productions
agricoles et en travaillant sur le chantier.
Secondaire
L’économie primaire n’était
pas la seule raison de vivre à Ste-Blandine. On n’est pas capable de faire le
dénombrement exact de tous les chantiers qui ont vu le jour à Ste-Blandine et
au Mont-Lebel. Il y a même eu un moulin à farine.
L’avènement qui a changé le village est sans nul doute la beurrerie.
En effet, une petite beurrerie à été construite en 1898, mais elle n’est
pas restée longtemps. Vers les années trente, M. Jérôme Lebel en a ouvert
une qui était d’une plus grande envergure. Les gens descendaient de
Mont-Lebel pour venir à la beurrerie de Ste-Blandine. Elle a fermé ses portes
lorsqu’elle a été associé avec pasteur en 1956.
Tertiaire
L’économie tertiaire est l’économie des services. Il est difficile de s’attarder sur tous les services économiques que la municipalité à connu durant toute ces années. On a vu : magasin général, maison de pension, cordonnier, ferblantier, forge, garage, taxi, bijoutier, potier, photographe, laitier, magasin de linge, crème molle, restaurant, bar…
La salle
paroissiale
Le 13
octobre 1938 a été une journée mémorable à Ste-Blandine. C’était la
journée des noces d’argent sacerdotales de M. l’abbé Charles Michaud. Les
paroissiens de Ste-Blandine lui ont remis un cadeau de taille : une salle
paroissiale.
Le 10
avril 1938, la fabrique cède le terrain derrière le presbytère pour la
construction de la salle paroissiale. Il est entendu que la salle va appartenir
à la fabrique.
Les
paroissiens ont décidé que la construction allait se faire par corvée et les
matériaux allaient être le plus possible des offrandes. C’est lors de la fête
du 13 octobre qu’elle fut bénite par Mgr Courchesne. Il y eu une grande fête
avec la fanfare de Rimouski comme invitée et une pièce de théâtre terminait
la soirée.
Pendant des années, cette salle va être utile pour les réunions de tous genres. En 1948, lors de l’incendie de l’église, elle servira de chapelle en attendant la reconstruction de cette église. Plus les années ont passé, moins les gens utilisaient la salle. C’est pour cette raison qu’en 1978, le 17 juillet, on commença la démolition du bâtiment.