Arrêter le temps
Le regarder trembler dans sa main
Pépite de soi dans l'espace vide
Infiniment petite, infiniment vaste
Mystérieuse comme l'éternité
Tirer du secret
L'énergie puissante, le dieu caché
Le respire immortel de l'univers
Découvrir l'immobilité absolue de l'esprit
S'absorber dans la minute parfaite
Comprendre
Que l'homme est très petit vu du dehors
Et sans limite vu du dedans...
Apprendre que le monde s'agrandit
À mesure que la pensée en lui s'étend
Imaginer l'invisible, ici même
Entre le mouvement et l'arrêt
Entre la vague et le fond
L' Être immobile derrière le mouvement
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intermède
Je ne suis pas si petite
Moi du bout de la Terre
Pas si petite qu'on ne me voit
De l'autre bout de la Terre
Quand je me lève le matin
Pour dire: je suis, moi, ici
Avec mes mots en brins de miel
Et mes phrases comme des cordes
Pour pendre par le cou
Tous ceux, tous ceux
Qui à l'autre bout de la Terre dorment dans leur nuit à eux
Pour moi, c'est toujours comme
le soleil de minuit
Quand mes mots s'en vont autour
de la Terre, tourner en rond...
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Je
découvre les écritures du début des temps
Enfouies au fond de la mémoire
L'espoir de l'univers
Je raconte ce qui arrivera demain
Quand nous aurons fini de creuser des
tranchées
De raconter les contes de la nuit
Quand les bruits et la confusion auront cessé
De corrompre l'amour
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Intermède
J'écris, naturelle
J'entre dans les choses
Pour raconter
Sans combine, ni règle.
Doucement vient la musique éternelle
Du bord du monde
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Alors comme rien, comme une surprise
Enfoncée profondément et repêchée soudain
Notre sommeil cessera
Et nous pourrons marcher à travers l'incroyable
Sans s'effrayer, bien éveillés
L'âme comme un vêtement nouveau
Nous souvenant de la nuit dont nous avions peur
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Intermède
Derrière les paroles des poèmes
Peut-être les choses conçues
Parleront-elles de la beauté
Contenue dans le hideux... et,
de l'homme inoffensif.
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Plus que jamais unité, nous irons
Au-dessus du cerveau, voir...
Troquer " l'haïr " contre le meilleur
Bouger le regard du passé déchaîné
Et rendre doux tous les bruits affolants.
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Intermède
J'invente des
histoires
Pour enrichir l'être
Ma main tendue vers l'amour...
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La largeur de nos pas. L'émouvante vérité
La clé qui donne la grandeur
Tous les secrets se poseront sur nos mains
De si loin que nos vies ont commencé
La course, le départ, la fin se rapprochant
Car nous aurons franchi la distance
Qui ramène nos âmes derrière le temps...
tous droits
réservés- Paule Doyon- septembre 2001
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