
Si
belle sur son écran d’espace noir
ma planète
bleue
ma terre
dans sa précieuse robe d’eau
tourne
tourne comme un joyau
dans le
vide où la station grandit
sous le
regard d’un soleil
devenu étranger
et
d’une lune plus mystérieuse
encore
que celle
qu’enfant je rêvais d’empoigner
comme un
ballon blanc
comme un
ballon blanc
un ballon
pour jouer dans la nuit
ma terre
comme un ballon bleu
porteuse
d’eau porteuse de vie
dans le
noir de l’espace
je la
sens plus fragile
qu’une
goutte d’eau
une goutte d’eau
entre le
soleil et la lune
comme
un enfant arraché
au ventre
de sa mère
j’ai
peine à croire à l’étrange
beauté
de ce que
je vois
la terre
le soleil et la lune
autour de
moi comme d’immenses jouets
je bois
le silence de l’espace
comme une
eau noire et j’ai peur
j’ai
peur pour ma planète et sa robe d’eau
plus léger
que la plume au vent
j’éprouve
la liberté de l’oiseau
mais
j’ai peur mais j’ai peur
pour ma
planète et ses hommes insouciants
détaché
du ventre de la terre
je la
vois plus seule dans le
vide de l’espace
que ma main ma main qui essaie de la
la
toucher de loin...
( poème pour les vrais astronautes... et les imaginaires )
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droits réservés-Paule Doyon septembre 2009
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