Astronomie Facile Copyright © 1998 A Gauthier

Histoire de l'astronomie.

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Ainsi, avec ce regard habité de mythologie, et face à tant d'interrogations les hommes cherchaient sans cesse à forcer le mystère de la voûte céleste. Cependant, il fallut attendre 4500 ans av.JC pour que débutent des études mieux structurées. On les doit aux Akkadiens, peuple de Mésopotamie particulièrement efficace. Les observations furent menées à partir d'une vue géocentrique, c'est-à-dire basée sur ce que l'on voit de la Terre. Ce peuple compila et manipula sans relâche les relevés d'observations. On finit par identifier le pôle céleste autour duquel tournent les étoiles. On remarqua aussi que le Soleil et la Lune tournaient autour de la Terre en parcourant leur chemin dans une bande très étroite du ciel. On nomma cette bande le zodiaque.
À force de tâtonnement et de manipulation on en vint à identifier des cycles qui se renouvelaient d'année en année. On établit les premiers calendriers de l'histoire de l'homme. Avec ces tables presque magiques on fut en mesure de connaître la date à laquelle il fallait semer et celle où les récoltes devaient être effectuées.

table Au fil des siècles les connaissances s'accrurent. On arrivait maintenant à comprendre le cycle de la Lune autour de la Terre. Quelques personnes avaient même pressenti que la Terre tournait autour du Soleil.

Il n'y avait pas que les agriculteurs et les mages à porter un intérêt à la voûte céleste. À une certaine époque, les marins pêcheurs polynésiens parcouraient le Pacifique sur de grandes distances. On croit que c'est en mémorisant l'emplacement des étoiles et la direction des vents qu'ils évitaient de se perdre en mer. Il se peut que le peuple polynésien soit arrivé dans les îles du Pacifique par erreur de navigation. Cependant un fait demeure, ces îles se trouvent au milieu du plus grand océan. Pour y arriver en vie, il fallait que, dès le départ, les marins soient préparés et habitués à accomplir de très longs voyages. Ce devait être des escadrilles entières de radeaux à voiles qui naviguaient vers un même point. Compte tenu que ces navigateurs sortaient à peine de l'âge de pierre, leur audace est remarquable. Il faut noter cependant que les connaissances, mémorisées d'une génération à l'autre, se teintaient toujours de superstitions et de surnaturel. Il fallut attendre les Grecs pour qu'une approche plus scientifique du ciel soit entreprise.
L'étape ne fut pas franchie facilement. L'homme dut traverser une période intermédiaire. Plusieurs doctrines virent le jour. En voulant décrire le monde sans saveur mythologique, on arrivait à peine à s'empêtrer dans des discours qui, bien que se voulant rigoureux, ne provoquaient que des luttes verbales sans fondement. Ces démonstrations, vides de sens, n'apportèrent rien de nouveau à la compréhension du monde. Cette période n'aura eu le mérite que d'affiner le raisonnement. Ce qui, en fin de compte, fut une bonne chose.

Ces réflexions sans fin étaient surtout dut à ce que les Grecs ne savaient pas traduire leurs raisonnements en langage mathématique.

On peut considérer Thalès (mathématicien du 6e siècle avant J.C) comme l'un des premiers à utiliser une démarche plus pondérée. Les nouvelles connaissances en géométrie et en algèbre permirent un bond considérable. Mais les théories qui virent le jour avaient encore une saveur ancienne. La Terre, encore considérée comme plate, flottait toujours comme un radeau au milieu de l'océan!...
À suivre...


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Most recent revision 18 mars, 1998